En inscrivant le deuxième but de son équipe à l'heure de jeu, Jesper Jörgensen a rassuré le Club Bruges dimanche soir à Beveren. " Jörgensen répond à Garrido ", titrait, le lendemain, un quotidien. Comme si l'Espagnol était le seul responsable de l'été difficile du Danois, arrivé il y a un an et déjà écarté. La vérité est plus nuancée. Le Nordique ne correspond pas au foot fait de combinaisons que Garrido veut voir. C'est ce qui arrive quand un club fait appel, en peu de temps, à des coaches qui voient les choses différemment, Georges Leekens ayant eu plus d'influences que Garrido sur la politique des transferts.
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En inscrivant le deuxième but de son équipe à l'heure de jeu, Jesper Jörgensen a rassuré le Club Bruges dimanche soir à Beveren. " Jörgensen répond à Garrido ", titrait, le lendemain, un quotidien. Comme si l'Espagnol était le seul responsable de l'été difficile du Danois, arrivé il y a un an et déjà écarté. La vérité est plus nuancée. Le Nordique ne correspond pas au foot fait de combinaisons que Garrido veut voir. C'est ce qui arrive quand un club fait appel, en peu de temps, à des coaches qui voient les choses différemment, Georges Leekens ayant eu plus d'influences que Garrido sur la politique des transferts. Mais si la direction avait laissé faire l'Espagnol, Jörgensen aurait déjà pu pointer le bout du nez beaucoup plus tôt que dimanche soir. Car au début du championnat, confronté à de nombreux problèmes dans l'entrejeu (suspension de Simons, blessures de Vazquez et Blondel), Garrido voulait déjà donner une chance au Danois. Mais le manager du joueur, puis la direction du Club lui firent comprendre qu'il était préférable de s'abstenir car Jörgensen allait partir. Ce ne fut finalement pas le cas et Jörgensen entrait donc à nouveau en ligne de compte. La réponse qu'il donna sur le terrain à Beveren ne devrait donc pas s'adresser qu'à l'entraîneur. De nuances, il n'en a pas été question dans le chef du coach lorsqu'il s'est agi d'écarter Eidur Gudjohnsen. D'un point de vue sportif, cela se comprend car l'Islandais n'a jamais réussi à justifier l'intérêt que lui avait porté le Club Bruges. Sur ce plan, Garrido n'est pas du tout d'accord avec son directeur sportif, Arnar Gretarsson. Celui-ci est un compatriote d'Eidur, dont il avait plaidé la cause au moment du transfert. C'est également lui qui avait souhaité que Garrido reste au Club Bruges mais, au cours de la période des transferts, des divergences de vues quant aux options à prendre sont apparues entre les deux hommes. On verra comment leur relation va évoluer au cours des prochains mois. En tout cas, le Club Bruges a encore réussi à dénicher in extremis deux renforts offensifs. Un Nigérian évoluant en Roumanie, Kehinde Fatai, que même les gens qui suivent le football nigérian connaissent mal, alors que Joseph Akpala se cherchait d'urgence un club en Turquie ; et Waldemar Sobota (26), dont plus personne n'ignore le nom depuis l'élimination européenne des oeuvres de Wroclaw. Samedi, le Club s'est empressé de préciser qu'il suivait Sobota depuis bien avant les deux duels européens face aux Polonais. Comme s'il était scandaleux de ne l'avoir découvert qu'à ce moment-là. Sobota est une révélation relativement tardive. Jusqu'en 2010, personne ne le connaissait en Pologne mais il se mit alors à marquer énormément en D3 et en D2, si bien que le club de Slask Wroclaw, en Silésie, lui accorda le bénéfice du doute. Tom De Sutter qui, à Beveren, se plaignait d'être mal servi, n'a pas de crainte à avoir : Sobota n'est pas un égoïste. En D1 polonaise, il a inscrit respectivement deux, deux et cinq buts par saison. Ce n'est pas non plus un joueur qui combine mais plutôt une flèche qui fait mal en profondeur. Et qui adresse d'excellents centres. Aujourd'hui, il est d'ailleurs international. Ce n'est pas encore une valeur sûre mais, dernièrement, il a cependant inscrit un joli but face au Danemark. PAR PETER T'KINT