Quatre fois d'affilée, de 2010 à 2013, Sebastian Vettel a été sacré champion du monde au volant d'une Red Bull. Cinquième en 2014, l'Allemand a alors rejoint Ferrari. À cette époque, Mercedes dominait la compétition. Vettel allait rouler cinq ans pour l'écurie italienne, sans vraiment répondre aux attentes: il a successivement terminé troisième, quatrième, deux fois deuxième et cinquième. Il a remporté quatorze Grands Prix au volant d'une Ferrari, portant son total de victoires à 53.
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Quatre fois d'affilée, de 2010 à 2013, Sebastian Vettel a été sacré champion du monde au volant d'une Red Bull. Cinquième en 2014, l'Allemand a alors rejoint Ferrari. À cette époque, Mercedes dominait la compétition. Vettel allait rouler cinq ans pour l'écurie italienne, sans vraiment répondre aux attentes: il a successivement terminé troisième, quatrième, deux fois deuxième et cinquième. Il a remporté quatorze Grands Prix au volant d'une Ferrari, portant son total de victoires à 53. Suite à sa saison 2019 catastrophique, qui l'a souvent vu surclassé par son coéquipier Charles Leclerc, Vettel a dégringolé les échelons de la F1. L'année dernière, il a signé chez Aston Martin, mais a dû se satisfaire d'une cinquième place au Grand Prix de Belgique. Vettel a entamé la saison en cours chez le constructeur britannique, sans guère de succès. Il est confronté à des bolides bien plus rapides que le sien. Il n'en reste pas moins une figure intéressante dans le monde de la Formule 1. Initialement, Vettel, modeste et d'une franchise désarmante, paraissait incongru dans ce milieu imbu de lui-même. L'Allemand est resté très accessible. Il essaie toujours d'apporter une note de gaieté dans ses conférences de presse, parfois de manière un peu forcée. Tout le monde apprécie sa spontanéité et ses déclarations, qui ne sont jamais toutes faites. Et il utilise rarement la première personne du singulier. Sebastian Vettel a maintenant 34 ans. Même s'il ne jouit plus du même statut, il reste un pilote très écouté. Ce n'est pas pour rien qu'il est un des directeurs du syndicat des pilotes, la GPDA. Vettel se penche aussi sur d'autres problématiques. Il a été un des premiers sportifs à déclarer que le Grand Prix de Russie ne pouvait avoir lieu, suite à l'invasion de l'Ukraine. Il a également un avis tranché sur la gestion du climat. Il estime que la Formule 1 n'est pas assez active. "Alors que ce problème nous concerne tous", a-t-il déclaré récemment dans une interview accordée au journal néerlandais De Telegraaf. "Le problème ne va pas disparaître, il va au contraire s'aggraver. Les grandes organisations et les pays doivent en faire plus. Ils ne doivent pas se contenter d'en parler, ils doivent joindre la parole aux actes. Il est frustrant et même très déprimant de constater qu'on progresse aussi peu sur le plan climatique alors que c'est clairement un gros problème, depuis longtemps. On ne le résout pas en utilisant vingt véhicules avec des moteurs plus efficaces." Vettel émet aussi des doutes quant aux nombreux voyages, aux émissions superflues de CO2, aux incessantes navettes entre Europe et Amérique. Il déclare au Telegraaf qu'il faut aménager le calendrier. À sa manière, le pilote est un activiste. Les médiocres performances d'Aston Martin doivent également être déprimantes et frustrantes. La saison passée, on a évoqué son possible départ à la retraite. Il ne veut pas répondre à cette question. Il attend le résultat de plusieurs évolutions mais il semble quand même moins passionné qu'avant. Il a réagi avec beaucoup de philosophie à sa contamination au coronavirus, bien qu'elle lui ait fait louper deux Grands Prix. Ensuite, il a été en proie à des problèmes mécaniques durant les séances d'entraînement. Il a quand même grappillé ses premiers points de la saison sur le mythique circuit d'Imola, terminant en huitième position du GP Émilie-Romagne. Il n'a pas perdu sa classe. Quand il était au faite de sa gloire, nul ne négociait les virages aussi rapidement, nul ne discutait autant avec les ingénieurs.