L'ex coach Henri Depireux: "J'ai essayé de garder l'église au milieu du village! Je savais que je prenais des risques en signant à Liège et j'en ai subi les conséquences. En tant que manager, je me suis retrouvé au milieu d'un tourbillon de créanciers qui me harcelaient. C'était 20 à 30 coups de téléphone par jour. Ils désiraient tous avoir affaire à Michel Evrard. Il y avait aussi le fait qu' Yves Baré n'était pas payé pour la location de son complexe sportif à Wihogne et les parents des enfants des classes d'âge voulaient me rencontrer... Je partais de temps en temps en Afrique et je disais au président que je ne reviendrais pas s'il ne payait pas mes joueurs. Je n'ai jamais voulu polémiquer....

L'ex coach Henri Depireux: "J'ai essayé de garder l'église au milieu du village! Je savais que je prenais des risques en signant à Liège et j'en ai subi les conséquences. En tant que manager, je me suis retrouvé au milieu d'un tourbillon de créanciers qui me harcelaient. C'était 20 à 30 coups de téléphone par jour. Ils désiraient tous avoir affaire à Michel Evrard. Il y avait aussi le fait qu' Yves Baré n'était pas payé pour la location de son complexe sportif à Wihogne et les parents des enfants des classes d'âge voulaient me rencontrer... Je partais de temps en temps en Afrique et je disais au président que je ne reviendrais pas s'il ne payait pas mes joueurs. Je n'ai jamais voulu polémiquer. En plus, mes adjoints étaient sous pression. Je n'ai jamais été respecté en tant que manager. Evrard me reprochait le fait que les joueurs ne voulaient pas resigner. Il me disait à l'entraînement qu'ils signeraient si je restais mais je ne pouvais évidemment rien leur promettre. Il m'a demandé de ne pas aligner certains joueurs puis lors d'un match, quelqu'un a essayé de le frapper, ce que je trouve lamentable. Ensuite, il m'a donné l'autorisation de les réaligner. Je devenais vraiment fou et je n'étais pas payé. Les départ de Nong, Calli et Wawa a été la goutte qui a fait débordé le vase. Pour mon anniversaire, le 1er février, je me suis fait un cadeau: j'ai démissionné. Je lui ai récemment envoyé une lettre par recommandé pour trouver un arrangement financier à l'amiable mais je n'ai pas reçu de réponse et me trouve donc sur sa liste de créanciers. En tout cas, je suis très heureux que ce soit René Lenaers qui m'ait remplacé. C'est un très bon ami. J'ai vraiment l'impression qu'un jour, ça va casser à Liège. Je ne le souhaite vraiment pas. Les supporters sont les meilleurs. Heureusement que sportivement, tout se passe bien et que le moral de l'équipe est au beau fixe". Le président Michel Evrard:"Avant qu'il signe, je connaissais son caractère. C'est un homme difficile à retenir en Europe. Je le respecte beaucoup humainement. Mais il a voulu jouer au manager sportif et il s'est mal occupé des contrats de ses joueurs. Trop d'éléments ne souhaitaient rester qu'une saison et ce n'est pas possible pour nous. Nous voulons faire des plus-values. Il a agi comme un élève qui se sent en retard pour ses examens. Il avait en plus beaucoup de frais injustifiés pouvant atteindre 1.200 à 1.500 euros par mois. C'est un deuxième salaire! C'est faux ce qu'il déclare à propos de ses retards de payements. Il a menti car il était payé. Le départ de Nong, Calli et Wawa était un motif pour foutre le camp! C'est lui qui a cassé Wawa et Calli est parti car il ne souhaitait pas l'aligner. Nong a quitté Liège pour toucher des millions à Visé. Un jour, il m'a considéré comme son deuxième père car je lui avais procuré de l'argent pour qu'il aille voir sa mère souffrante au Congo. Il n'a pas été honnête. Tout va mieux depuis que Depireux est parti. On a gagné à l'extérieur, ce que Depireux n'est pas parvenu à réaliser cette saison. Je suis réellement enchanté par les résultats de nos jeunes. Je vais prendre du recul en devenant président d'honneur et me concentrer sur mon métier de réviseur d'entreprises. éa fait déjà trois ans et demi que je suis à Liège. Je suis en négociations avec un sponsor éventuel et donc un repreneur. C'est en train de changer! Wihogne va être renégocié car ça nous coûte cher. Mais personne ne nous aide, c'est déplorable. En plus, nos actionnaires refusent tout. Le manager Freddy Luyckx devait nous trouver des sponsors mais il n'a pas réussi. Les politiciens nous ont abandonnés depuis qu'on a quitté Rocourt. Mais une chose est sûre: on est toujours là!"