On avait rarement connu un Studio 1 La tribune aussi animé. Voici dix jours, le ton est vite monté entre Mohamed Dahmane et Stéphane Pauwels. Un incident qui laissera des traces entre les deux hommes.
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On avait rarement connu un Studio 1 La tribune aussi animé. Voici dix jours, le ton est vite monté entre Mohamed Dahmane et Stéphane Pauwels. Un incident qui laissera des traces entre les deux hommes. Dans quelle mesure ce règlement de compte était-il prémédité ? Mohamed Dahmane : Je n'étais pas là exclusivement pour Stéphane Pauwels mais pour mettre les choses au point par rapport aux salades racontées sur mon compte. Stéphane Pauwels : Je savais via son agent, Eric Depireux, qu'il venait pour m'allumer. Mais je ne pensais pas qu'il serait aussi virulent. Stéphane, après coup, vous avez déclaré que vous vous étiez retenu de parler d'incidents dans le vestiaire montois. Etait-ce une tentative de sauver la face ou bien toute la vérité n'a pas été dite ?S. P. : Deux choses me gênent. D'abord, mes déclarations sur lui n'étaient pas dénuées de fondement. Chaque journal en a fait l'écho. J'avais parlé avec quelques joueurs du noyau et avec les ex-entraîneurs de Mons. Tous m'avaient confirmé ces informations. Si l'ambiance dans le vestiaire montois n'était pas bonne, Dahmane avait sa part de responsabilité. Ensuite, il a essayé de me faire passer pour quelqu'un de raciste alors que je suis le premier défenseur de la cause maghrébine. Cela m'a peiné même si, au final, je ne lui en veux pas. M. D. : Je crois qu'il n'a pas réalisé ce qui s'est passé ce soir-là et qu'il a été perturbé dans sa manière d'être. Il a dit ça par fierté après coup sinon il se serait lâché dans l'émission. Il a pris l'habitude de jouer un rôle dans Studio 1. J'ai du respect pour l'homme mais pas pour le chroniqueur. On a dit que l'après-émission avait été le moment du grand pardon et que vous vous étiez quittés en bons termes. Vrai ou faux ?M. D. : Contrairement à ce qui a été écrit, on ne s'est pas fait la bise en partant. Je me suis senti soulagé d'avoir vidé mon sac, j'ai serré la main de tout le monde mais je reste déçu de la manière d'agir de Stéphane. Je l'ai connu quand j'étais international Espoir algérien et je le pensais plus diplomate. Quand on attaque un joueur, il faut assumer. S. P. : Je n'ai aucune ranc£ur et j'espère que nous garderons de bons contacts. Il y a deux ans, je rappelle que j'avais choisi et commenté des photos pour un Sport/Foot Magazine spécial. L'une d'elle montrait Dahmane en djellaba avec toute sa famille et s'intitulait Toi mon frère. Je l'avais choisie pour lui témoigner ma sympathie et parce qu'elle était le symbole de mon combat pour l'intégration.