Tous les footballeurs ne sont pas des fanfarons et Ivan Bosnjak en est la preuve vivante. Quand il parle, on dirait qu'il murmure et son sourire est timide. Est-ce pour cette raison qu'à 28 ans, le Croate est un peu la coqueluche du public et du staff limbourgeois ? Pas besoin de savoir si Bosnjak est heureux, cela coule de source : il a repris contact avec le ballon et avec ses partenaires après une opération aux ligaments croisés suivie d'une revalidation longue de six mois. Apparemment, il n'a rien perdu de sa vitesse de pointe.
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Tous les footballeurs ne sont pas des fanfarons et Ivan Bosnjak en est la preuve vivante. Quand il parle, on dirait qu'il murmure et son sourire est timide. Est-ce pour cette raison qu'à 28 ans, le Croate est un peu la coqueluche du public et du staff limbourgeois ? Pas besoin de savoir si Bosnjak est heureux, cela coule de source : il a repris contact avec le ballon et avec ses partenaires après une opération aux ligaments croisés suivie d'une revalidation longue de six mois. Apparemment, il n'a rien perdu de sa vitesse de pointe. Son entraîneur adjoint, Pierre Denier : " Je pense qu'il est déjà très avancé. Pendant le stage, il s'est entraîné avec beaucoup de fraîcheur et d'intensité. Il faut de toute façon davantage le freiner que le motiver, c'est aussi ce que le kiné nous a dit pendant sa revalidation où il travaillait chaque jour cinq à six heures. Il est bien dans le groupe, un peu timide sauf peut-être aux fêtes ! Il préfère qu'on le laisse tranquille, n'aime pas les interviews mais s'y prête quand même, c'est un véritable gentleman ". Ivan Bosnjak : De mieux en mieux. A la mi-juillet, après le match amical contre Zwarte Leeuw, je n'ai pour la première fois plus rien ressenti. Avant il y avait encore une certaine raideur, mais les docteurs et le staff m'avaient dit que c'était normal. Tout est intact, y compris mon sprint. Ce dont j'ai à présent besoin ce sont des entraînements avec ballon et beaucoup de matches. Je n'ai pas peur sur le terrain, j'y vais à fond dans les duels, du moins je ne pense pas jouer différemment d'avant. Un observateur neutre au bord du terrain est sans doute mieux à même de le confirmer. La semaine dernière, j'ai dû arrêter l'entraînement à cause de douleurs dans le creux du genou mais un jour plus tard, une échographie m'a rassuré mais, par précaution, je n'ai pas pris part à la victoire en amical contre le FC Porto (1-0). Vous savez, je me plais beaucoup à Genk. L'ambiance dans le groupe est incroyable. Et cette blessure était une période tellement terrible pour moi, cela devait tout simplement se terminer le plus vite possible. Pendant mes vacances en Croatie, je me suis strictement tenu au programme du club. Normalement, j'aime jouer une partie de tennis mais cette année, je n'ai pas osé. Vous imaginez s'il était arrivé quelque chose à mon genou ! Oui, il s'agissait d'un cadeau du coach, très sympa de sa part. Maintenant je peux l'affirmer : mon genou n'était pas encore au point à ce moment-là. Dans ma tête j'étais prêt, je voulais fouler le terrain et jouer des matches. Mais il était encore trop tôt pour disputer des rencontres à enjeu. Je pense que l'entraîneur le savait aussi. Toujours est-il que mon premier goal en compétition officielle sera un moment très intense. Je m'en fiche que ce soit au niveau européen ou en championnat. En tout cas, en préparation j'en ai déjà mis quelques-uns au fond, c'est bon pour le moral. J'en ai discuté avec lui, cela me paraît normal. Mais je ne lui ai pas vraiment donné des conseils vu que, malheureusement, il a déjà souvent été blessé. Je sais bien comment il se sent pour l'instant, c'est très dur mais il a beaucoup de volonté. Thomas reviendra certainement, en tout cas je l'espère car il est très important pour Genk. Si je peux prendre sa place temporairement ? J'ai quelquefois joué sur le flanc droit, mais avec quelqu'un en soutien. Je suis incapable de tenir tout seul le côté droit. Tout le monde l'espère en tout cas. On pourrait dire que seuls deux joueurs nous ont quittés: Sébastien Pocognoli et Kevin Vandenbergh mais nous devrons également nous passer de Wim De Decker et de Chatelle pendant quelque temps. De plus, la saison de la confirmation est toujours difficile. Mais la préparation se déroule parfaitement, le stage à Delden était optimal : une bonne ambiance et des installations fantastiques. Je le trouve excellent et en plus c'est un garçon très sympa. Ne me demandez pas s'il est rapide ou doué techniquement, je ne saurais pas vous le dire. Mais je suis certain que c'est un buteur. Un vrai finisseur. Il peut marquer un goal à partir de n'importe quelle action. Je lui ai récemment dit : - Cette saison, tu dois devenir meilleur buteur en Belgique ! Je l'en estime capable. D'accord, il est encore jeune et doit beaucoup apprendre. C'est justement une bonne chose qu'il y ait tant de nouveaux venus. Pas seulement pour la concurrence, mais nous jouons aussi l'Europe cette année. J'espère que nous nous qualifierons et alors il faudra adopter le rythme d'un match en semaine suivi d'une rencontre de championnat le week-end. Pour cela il faut disposer d'un noyau élargi. C'est une question pour le coach et seulement pour lui. Imaginez un peu que chaque joueur aille déclarer son système de jeu favori et la manière d'aligner les pions. De plus, il s'agit de différences minimes entre un 4-4-2, un 4-5-1 ou même un 4-3-3. Comme joueur, il faut pouvoir s'adapter à chaque concept de jeu. Pour nous c'est en réalité le match le plus important de la saison. Si nous jouons à notre niveau normal, ces rencontres ne devraient pas constituer d'obstacle majeur. Même s'il faut respecter chaque adversaire. Je connais Sarajevo. J'ai joué contre 2 ou 3 de leurs joueurs du temps où j'évoluais en Croatie. Ils étaient très bons mais ils ont passé la trentaine et sont sur le retour. La même constatation vaut peut-être pour leur équipe. Dans l'ancienne compétition yougoslave, Sarajevo était une équipe très solide, mais le championnat bosniaque actuel est bien plus faible. Je ne suis pas le seul à remplir cette tâche, vous savez. Tout le monde s'y met. J'ai en effet partagé la chambre avec Toth et ça s'est très bien passé. Je le connaissais, je savais qu'il jouait pour l'équipe nationale hongroise mais je ne l'avais jamais croisé. Ici à Genk nous nous sommes parlé pour la première fois et c'est comme si nous étions amis depuis dix ans. Il me semble être également un bon joueur, un médian défensif qui peut aussi marquer. par jan-pieter de vlieger