Prudente comme il se doit avant de négocier les matches de barrage de la Ligue des Champions, derniers obstacles avant des poules qui valent de l'or, la maison mauve se méfie du Partizan Belgrade. Même si ces dernières années, le Standard et le Club Bruges ont résolu les problèmes européens posés par les gars de la capitale serbe. Attentif, Ariel Jacobs sait que la donne a changé à la tête de ce club, que ce soit dans la direction ou au niveau de la conduire ou des ambitions de l'effectif. Il suffit d'examiner l'actuel parcours européen du Partizan (4 matches, 4 succès contre Pyunik Erevan 3-1, 0-1 et HJK Helsinki 3-0, 1-2) pour comprendre que son ambition passe par un séjour prolongé en Ligue des Champions.
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Prudente comme il se doit avant de négocier les matches de barrage de la Ligue des Champions, derniers obstacles avant des poules qui valent de l'or, la maison mauve se méfie du Partizan Belgrade. Même si ces dernières années, le Standard et le Club Bruges ont résolu les problèmes européens posés par les gars de la capitale serbe. Attentif, Ariel Jacobs sait que la donne a changé à la tête de ce club, que ce soit dans la direction ou au niveau de la conduire ou des ambitions de l'effectif. Il suffit d'examiner l'actuel parcours européen du Partizan (4 matches, 4 succès contre Pyunik Erevan 3-1, 0-1 et HJK Helsinki 3-0, 1-2) pour comprendre que son ambition passe par un séjour prolongé en Ligue des Champions. " Le club est entré dans une nouvelle phase de son histoire en fin de saison passée ", signale Nebojsa Malbasa, fin connaisseur du football serbe et qui assure notamment des missions de scouting pour l'agent de joueurs liégeois Cvijan Milosevic (ex-Liège, Germinal, Germinal Beerschot). L'ancien attaquant des Sang et Marine a noté le changement de donne : " Cette évolution est passée par des élections pour la fonction présidentielle. La presse avait suivi la campagne électorale des différents candidats avec le plus grand des intérêts. En fin de saison passée, la lutte se limita finalement à un combat entre un groupe emmené par d'anciennes grandes vedettes du club, dont Savo Milosevic, et des dirigeants au long cours du Partizan. C'est finalement cette dernière tendance qui l'emporta et Dragan Djuric (56 ans), s'installa à la présidence. " Il y a pris la succession d' Ivan Curkovic, l'ancien gardien de but du grand Saint-Etienne. Djuric est un homme d'affaires qui compte plus de 3.000 personnes à son service. En 2009-2010, le Partizan a été coaché par Slavisa Jokanovic (T1 du 25 décembre 2007 au 5 septembre-2009) et Goran Stevanovic (5 septembre 2009 au 16 avril 2010), ce dernier étant déboulonné après un échec en demi-finales de Coupe de Serbie contre l'Etoile Rouge Belgrade. " La nouvelle direction en profita alors pour installer Aleksandar Stanojevic à ce poste ", relève Malbasa. " En procédant à ce changement, le Partizan renouait avec une époque pas si lointaine (janvier à décembre 2007) quand Miroslav Djukic (ex-Mouscron) avait signé du très bon travail avec les jeunes. Djukic avait alors commis l'erreur de prendre l'équipe nationale en charge au lieu de continuer son oeuvre au Partizan. Stanojevic est proche de la philosophie de Djukic. " A 37 ans, il a un solide parcours de joueur (Partizan, Obilic, Atletico Madrid, Majorque, OFK Belgrade) et structure intelligemment son parcours de coach : OFK, Srem, adjoint au Partizan, T2 de Djukic en équipe nationale, entraîneur de l'équipe olympique puis des Espoirs de Serbie). " Le Partizan a confié son équipe première à un coach pragmatique, travailleur et qui ne s'enferme pas dans un seul système tactique ", explique Malbasa. " Il s'appuie sur ses atouts mais sait s'adapter aux forces et faiblesses de ses adversaires. La saison passée, Stanojevic remporta tous les matches de championnat qu'il coacha. Et en un bon mois, il dépassa l'Etoile Rouge Belgrade dans la lutte pour le titre. Malgré sa jeunesse dans le métier, il exprime un indiscutable savoir-faire. "Du haut de ses 22 titres, de ses 11 coupes nationales et de sa finale de la Ligue des Champions (1966 : défaite 2-1 contre le Real Madrid à Bruxelles), le Partizan espère un avenir souriant et si cela pouvait calmer le noyau dur de ses supporters, ce ne serait pas plus mal. " Le club est stabilisé et n'est plus obligé de vendre ses meilleurs jeunes à tours de bras pour résoudre ses problèmes de trésorerie ", prétend Malbasa. " Des générations entières ont été décapitées car beaucoup de promesses sont parties trop vite à l'étranger. Il est impossible de citer tout le monde, tant il y en a, mais le cas de Stevan Jovetic (Fiorentina) en dit long. Il est parti à 19 ans et ce fut le cas de tant d'autres : Zoran Tosic, Ivan Obradovic, Adem Ljajic, Miralem Sulejmani, etc. Ce sont des pertes de talents très importantes pour un club qui se base sur la qualité de sa politique de formation. "Zvonko Varga (ex-Liège, Seraing) assume un grand rôle dans la formation de cette jeunesse. Il coache Teleoptik, le club satellite du Partizan où les vedettes de demain acquièrent du temps de jeu avant de passer à des missions plus importantes. De l'équipe actuelle, seul le flanc droit Radosav Petrovic partira à l'étranger si le Partizan ne se qualifie pas pour les poules de la Ligue de Champions. Varga a dégrossi des jeunes comme Milos Ostojic, Nikola Popara ou Matija Nastajic qui ont déjà intégré l'effectif professionnel. " Stanojevic a bien équilibré son équipe ", souligne encore Malbasa. " Il y a eu peu de départs et il a fait revenir des anciens du club : Ivan Stevanovic, Sacha Ilic, Ivica Iliev, Milan Miljanic. En plus de Mladen Krstajic (ex-Werder Brême et Schalke 04), ces leaders (Krstajic, Sacha Ilic, Iliev, sans oublier Almani Moreira, ex-Standard) entourent parfaitement les jeunes et l'homme en grande forme, le buteur brésilien recruté en 2009-2010 à l'Etoile Rouge, Cléo. Il marque comme il respire. Celui-ci était surtout un homme de rectangle à l'Etoile Rouge où son jeu de tête était apprécié mais participe désormais plus au jeu. Le Partizan peut évoluer indifféremment en 4-4-2, en 4-2-3-1 ou en 4-3-3. " Le championnat de Serbie ne commence que le 14 août et, selon Varga, cela peut poser un problème de rythme : " Pour les chances de qualification, c'est du 50-50. Anderlecht aura quand même l'avantage de disputer le match retour dans son stade. " Ancien arrière d'Anderlecht, Spira Grujic vit à Belgrade où il gère son propre centre sportif : " Les Mauves ne peuvent absolument pas prendre le Partizan à la légère. Le championnat de Serbie n'est pas terrible et le Partizan sait que son avenir passe par l'Europe et de préférence par la Ligue des Champions. " l par pierre bilic - photo; reporters