Excepté l'Allemagne qui ne reprendra ses activités que le dernier week-end de janvier, tous les grands championnats européens ont retrouvé leur rythme de croisière bien avant notre compétition qui, hormis les pays touchés par des conditions hivernales habituellement très rudes, est donc l'avant-dernière à renouer avec les vertes pelouses.
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Excepté l'Allemagne qui ne reprendra ses activités que le dernier week-end de janvier, tous les grands championnats européens ont retrouvé leur rythme de croisière bien avant notre compétition qui, hormis les pays touchés par des conditions hivernales habituellement très rudes, est donc l'avant-dernière à renouer avec les vertes pelouses. Jusqu'à présent, les intempéries qui se sont abattues sur notre pays n'auraient pas eu de conséquences sur l'éventuelle programmation de journées de championnat dès le début de l'année. La Ligue Pro préfère laisser les clubs de l'élite peaufiner leur préparation en leur laissant une trêve de plus d'un mois qui risque éventuellement de se prolonger en cas de chute de neige inopinée. On a de toute façon tout le temps de terminer le championnat puisque nos petits belges n'ont pas l'échéance allemande en point de mire. Cependant, il faut tenir compte des internationaux étrangers dont l'équipe représentative est qualifiée pour la plus grande compétition sportive mondiale. En tout cas, chez nous, il faudra s'habituer, même si ses derniers mois ils n'étaient plus beaucoup alignés, à voir Anderlecht sans Walter Baseggio et Nenad Jestrovic. Et il faut reconnaître que ces deux joueurs ont marqué le championnat de Belgique en ce début de millénaire ! Plusieurs autres pays, qui n'ont pas connu de trêve ou ont déjà renoué avec la compétition, ont également profité des premiers jours de 2006 pour faire la part belle à la coupe nationale. Et on peut dire que les formules sont différentes d'un pays à l'autre. En France et en Angleterre, on fait totalement confiance au hasard et dès l'entrée en lice des équipes du top, il n'y a pas, comme chez nous, de tirage dirigé, à la différence près que chez nos voisins du sud, les petits accueillent automatiquement les plus grands. Dans l'Hexagone, la qualité de la formation est telle que, lors des confrontations disproportionnées sur papier, l'écart de niveau est bien souvent compensé par une aisance technique des joueurs issus des équipes de hiérarchie inférieure. Calais, qui avait atteint la finale de la Coupe en 2000 contre Nantes, a à nouveau réussi un coup de maître en éliminant Troyes (3-2), chose pratiquement irréalisable pour une formation promotionnaire chez nous. Que dire alors de Lyon-la-Duchère, avec 18 joueurs formés à L'Olympique Lyonnais ? Elle a dominé Toulouse avec une circulation de balle digne des meilleures formations professionnelles françaises. En Angleterre, en cas de parité, on rejoue le match en inversant la rencontre et Manchester United doit passer par ce cas de figure pour espérer passer le cap d'une équipe amateur. Et l'Ecosse avec le Celtic éliminé par la modeste formation de Clyde ! La Belgique a choisi une autre formule en confrontant automatiquement un club de l'élite à un qualifié de division inférieure, ce système a un avantage pour les petits au niveau financier (quand on a la chance d'éviter un des nombreux clubs de D1 qui ne font pas recette). Par contre, les surprises sont très rares et le système aller-retour à partir des quarts de finale élimine quasiment toute présence d'un petit à l'ultime stade de l'épreuve. Enfin, à chacun sa méthode, et dans tous les cas, on peut trouver des avantages et des inconvénients. létienne delangre