Il y a quelques semaines, le FC Cologne a fait une déclaration-choc : malgré son bilan de 2/33, il n'était pas question de limoger l'entraîneur Peter Stöger. La responsabilité de la crise était partagée. C'était un fameux signe de confiance. Ce n'était pas injustifié. Arrivé en été 2013, l'Autrichien avait réanimé le club et l'avait même qualifié pour la Coupe d'Europe. L'été passé, il a même refusé un contrat royal au Borussia Dortmund, afin d'honorer le bail qui le liait au club rhénan. L'entraîneur était loyal. C'est exceptionnel dans un milieu souvent régi par l'opportunisme.
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Il y a quelques semaines, le FC Cologne a fait une déclaration-choc : malgré son bilan de 2/33, il n'était pas question de limoger l'entraîneur Peter Stöger. La responsabilité de la crise était partagée. C'était un fameux signe de confiance. Ce n'était pas injustifié. Arrivé en été 2013, l'Autrichien avait réanimé le club et l'avait même qualifié pour la Coupe d'Europe. L'été passé, il a même refusé un contrat royal au Borussia Dortmund, afin d'honorer le bail qui le liait au club rhénan. L'entraîneur était loyal. C'est exceptionnel dans un milieu souvent régi par l'opportunisme. Parfois, il est impossible de conserver un coach. Il y a dix jours, après un 3/42, Stöger a finalement été mis à la porte. Le week-end dernier, il a rejoint le Borussia Dortmund, une heure après le limogeage du Néerlandais Peter Bosz. Voilà Stöger promu de la lanterne rouge de la Bundesliga au club le plus populaire d'Allemagne. C'est inhabituel. Un club doit connaître la valeur des entraîneurs. La carrousel des entraîneurs est capricieux. Il y a quelques semaines, Patrick Janssens disait qu'un club devait rester rationnel, même dans les moments difficiles. Il n'avait aucune raison de retirer sa confiance à Albert Stuivenberg. Maintenant, le Néerlandais doit débarrasser le plancher. En début d'année, on louait encore Stuivenberg et le football attractif qu'il développait, contrairement à celui de son prédécesseur, Peter Maes. Maintenant, Genk est une équipe stérile, inerte. Stuivenberg a perdu le contrôle du groupe, dit-on, il n'était pas capable de diriger le vestiaire et avait perdu la confiance des joueurs. Ceux-ci ne sont pas parvenus à redresser la barre. Étrange évolution pour un entraîneur qui a travaillé moins d'un an à Genk. Dans ce genre de situation, les joueurs préfèrent pointer du doigt l'entraîneur plutôt que de se regarder dans le miroir. Naturellement, il peut arriver que l'entraîneur soit au bout de son aventure. Le départ de Hein Vanhaezebrouck a clairement libéré Gand. Le Flandrien était étouffant à tous les niveaux. Cela n'enlève rien aux qualités de Vanhaezebrouck, qui suscitent l'enthousiasme à Anderlecht. Tout comme il ne fallait pas classer Yves Vanderhaeghe à cause du début de saison catastrophique d'Ostende. Il le démontre maintenant à Gand. Il a pris 22 points sur 27, soit 81,5 %. Même si son football n'est pas chatoyant. Son pourcentage est aussi élevé que celui d'Ivan Leko (44 sur 54) au Club Bruges. Quinze changements d'entraîneurs pour 24 clubs professionnels : le cimetière des entraîneurs va-t-il encore s'agrandir ? Mircea Rednic est le prochain coach en ligne de mire. Tout cela ne plaide pas en faveur de dirigeants qui aiment parler de continuité et de stabilité mais balancent cette vision sans arrêt. Pas à Charleroi, où Felice Mazzù en est à sa cinquième saison alors que les cinq années précédentes, il y avait eu 14 changements d'entraîneurs. On sait depuis longtemps que Mazzù a l'art de former une équipe. Maintenant, Kaveh Rezaei et Cristian Benavente confèrent de la force de frappe à cette organisation. Ce mercredi soir, Charleroi passe un nouveau test en coupe, au Club Bruges. Quant à Anderlecht, il dispute un duel crucial dimanche, au Club encore. Le titre est la priorité des Mauves, d'autant que la saison prochaine, la prime de participation à la Ligue des Champions passera de 1,3 à 2 milliards d'euros. Pendant ce temps, le club gère tranquillement le dossier de sa reprise. Ceux qui l'ont accompagné la semaine passée à Glasgow ont été surpris par la sérénité qui règne dans tous les départements.