Nouveau venu en D1, l'Excelsior Mouscron attendait avec impatience notre spécial championnat, en 1996-1997. Sept ans après avoir quitté la promotion, les Hurlus de Jean-Pierre Detremmerie avaient fêté une promotion historique par le biais du tour final.

Ils étaient fâchés et piqués au vif en découvrant notre pronostic : nous les classions candidats à la relégation. Notre commentaire était dépourvu de pitié : " La moitié de l'équipe découvre l'élite, l'autre moitié a été jugée trop légère pour elle. "

Georges Leekens n'était pas content. Son noyau était quasiment inchangé, à part les frères Mbo et Emile Mpenza, transférés de Courtrai, un des concurrents de Mouscron au tour final. Il avait perdu son meilleur buteur, Piet Verschelde.

" J'ai montré le magazine aux joueurs. Ils n'étaient déjà pas rassurés mais maintenant, ils paniquent. Merci, beaucoup ! " Plus tard, l'entraîneur allait reconnaître qu'il n'aurait pu imaginer meilleure source de motivation que la menace de cette 18e place, que tout le monde prédisait à l'Excelsior.

L'Excel avait gagné son premier match, à Lommel, avant de battre Lokeren à domicile, devant 5.000 personnes. Le Canonnier était comble pour le troisième match, l'affiche contre Anderlecht : 9.500 spectateurs, soit 500 de plus que la capacité maximale, s'étaient présentés au stade. Dans les tribunes, on parlait aussi bien néerlandais que français.

L'équipe avait joué pour un Leekens frappé par le sort : quatre jours avant le match, sa femme avait été victime d'une hémorragie cérébrale. Gil Vandenbrouck et Geert Broeckaert avaient assumé la préparation de l'équipe. Laurent Dauwe (ex-Gand) avait marqué le but de l'égalisation, amplement méritée, contre un pâle Anderlecht (1-1).

Mouscron était encore premier à la trêve hivernale, à la surprise générale. " Pourtant, nous ne pouvons briguer le titre ni même la coupe d'Europe, c'est irréaliste ", avait remarqué Leekens une semaine avant le match-retour à Anderlecht. Il devait déjà savoir qu'il allait partir.

Deux jours avant la parution de l'interview dans notre magazine, apprenant que la nouvelle allait être dévoilée, il avait essayé en vain de téléphoner à son président pour le prévenir qu'il allait être nommé sélectionneur des Diables Rouges.

A Anderlecht, comme à l'aller, Gil Vandenbrouck et Geert Broeckaert étaient sur le banc. Même sans son entraîneur-miracle, l'équipe hennuyère avait résisté (1-1). Elle comptait quatre unités d'avance sur le numéro deux, le Lierse, tout aussi étonnant. Il allait enlever le titre.

Mouscron, épuisé et abattu, a finalement terminé à la troisième place. Nettement plus haut que ce que laissaient à penser les pronostics d'avant-saison. Il allait disputer sa première campagne européenne, avec à la clef quelques beaux déplacements mais c'est une autre histoire...

Nouveau venu en D1, l'Excelsior Mouscron attendait avec impatience notre spécial championnat, en 1996-1997. Sept ans après avoir quitté la promotion, les Hurlus de Jean-Pierre Detremmerie avaient fêté une promotion historique par le biais du tour final. Ils étaient fâchés et piqués au vif en découvrant notre pronostic : nous les classions candidats à la relégation. Notre commentaire était dépourvu de pitié : " La moitié de l'équipe découvre l'élite, l'autre moitié a été jugée trop légère pour elle. " Georges Leekens n'était pas content. Son noyau était quasiment inchangé, à part les frères Mbo et Emile Mpenza, transférés de Courtrai, un des concurrents de Mouscron au tour final. Il avait perdu son meilleur buteur, Piet Verschelde. " J'ai montré le magazine aux joueurs. Ils n'étaient déjà pas rassurés mais maintenant, ils paniquent. Merci, beaucoup ! " Plus tard, l'entraîneur allait reconnaître qu'il n'aurait pu imaginer meilleure source de motivation que la menace de cette 18e place, que tout le monde prédisait à l'Excelsior. L'Excel avait gagné son premier match, à Lommel, avant de battre Lokeren à domicile, devant 5.000 personnes. Le Canonnier était comble pour le troisième match, l'affiche contre Anderlecht : 9.500 spectateurs, soit 500 de plus que la capacité maximale, s'étaient présentés au stade. Dans les tribunes, on parlait aussi bien néerlandais que français. L'équipe avait joué pour un Leekens frappé par le sort : quatre jours avant le match, sa femme avait été victime d'une hémorragie cérébrale. Gil Vandenbrouck et Geert Broeckaert avaient assumé la préparation de l'équipe. Laurent Dauwe (ex-Gand) avait marqué le but de l'égalisation, amplement méritée, contre un pâle Anderlecht (1-1). Mouscron était encore premier à la trêve hivernale, à la surprise générale. " Pourtant, nous ne pouvons briguer le titre ni même la coupe d'Europe, c'est irréaliste ", avait remarqué Leekens une semaine avant le match-retour à Anderlecht. Il devait déjà savoir qu'il allait partir. Deux jours avant la parution de l'interview dans notre magazine, apprenant que la nouvelle allait être dévoilée, il avait essayé en vain de téléphoner à son président pour le prévenir qu'il allait être nommé sélectionneur des Diables Rouges. A Anderlecht, comme à l'aller, Gil Vandenbrouck et Geert Broeckaert étaient sur le banc. Même sans son entraîneur-miracle, l'équipe hennuyère avait résisté (1-1). Elle comptait quatre unités d'avance sur le numéro deux, le Lierse, tout aussi étonnant. Il allait enlever le titre. Mouscron, épuisé et abattu, a finalement terminé à la troisième place. Nettement plus haut que ce que laissaient à penser les pronostics d'avant-saison. Il allait disputer sa première campagne européenne, avec à la clef quelques beaux déplacements mais c'est une autre histoire...