La réussite de la période nantaise de Guillaume Gillet a sans doute inspiré le président Waldemar Kita. L'été dernier, son FC Nantes s'est donc assaisonné à la sauce belge, avec l'arrivée de trois produits estampillés Plat Pays par l'intermédiaire de Mogi Bayat, déjà à l'initiative de la venue - et de la revente - de Gillet à La Beaujoire. Le gaucher belge Joris Kayembe a donc rejoint les Canaris, imité par les pensi...

La réussite de la période nantaise de Guillaume Gillet a sans doute inspiré le président Waldemar Kita. L'été dernier, son FC Nantes s'est donc assaisonné à la sauce belge, avec l'arrivée de trois produits estampillés Plat Pays par l'intermédiaire de Mogi Bayat, déjà à l'initiative de la venue - et de la revente - de Gillet à La Beaujoire. Le gaucher belge Joris Kayembe a donc rejoint les Canaris, imité par les pensionnaires de Pro LeagueYassine El Ghanassy et par Kalifa Coulibaly. Le Malien a même coûté près de quatre millions d'euros, devenant le transfert le plus cher de l'été nantais. Jusqu'à présent, l'ancien attaquant des Buffalos n'a pourtant joué que nonante minutes cette saison. La faute à une blessure aux adducteurs, soignée par infiltrations lors de sa période gantoise, mais qui a nécessité une opération à l'automne, puis un traitement thérapeutique qui devrait l'éloigner des terrains jusqu'à la fin de l'exercice. Kayembe semblait, lui, sur la bonne voie après une longue traversée du désert suite à sa blessure aux ligaments croisés, mais pour son troisième match (et sa première titularisation), il a dû quitter le terrain face à l'OM après un choc avec Dimitri Payet. La réussite est à peine plus aboutie pour El Ghanassy, rarement titulaire et jamais décisif lors de ses épisodiques montées au jeu. Difficile, en effet, d'imaginer le virevoltant ailier s'épanouir dans un collectif robuste, où l'effort prend systématiquement le pas sur le spectacle. La partition jouée par les hommes de Claudio Ranieri laisse peu de place à la fantaisie. Fructueuse en début de saison, quand Nantes s'était installé dans le sillage des leaders en occupant alors la quatrième place, l'association contre-nature entre le tacticien italien et un club qui a fait du jeu léché en combinaisons sa marque de fabrique bat de l'aile. La moyenne d'un but marqué par match ne suffit plus pour accumuler les victoires, et les Canaris se retrouvent désormais dans un long peloton, qui va de la cinquième à la treizième place, où tout le monde se tient en six points avec l'espoir d'accrocher l'Europe.