SILVIO PROTO

Plus encore que Mbokani, c'est lui qui a sauvé la saison du Sporting contre Limassol, d'un arrêt prodigieux alors que le marquoir était toujours vierge. Comme lors du titre précédent, il a été l'Anderlechtois le plus régulier. Il a atteint un niveau élevé et n'a plus connu de passage à vide, contrairement à la saison 2010-11. Le Louviérois est comme le bon vin : il est meilleur au fil des années. Troisième au Soulier d'Or, il est le meilleur gardien des Mauves de ce point de vue. Ses collègues l'ont élu Gardien de l'Année pour la troisième fois d'affilée. Le penalty raté lors du thriller en Coupe contre Genk ne fait même pas tache sur sa saison. Vice-capitaine, il joue également un rôle important dans le vestiaire.
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Plus encore que Mbokani, c'est lui qui a sauvé la saison du Sporting contre Limassol, d'un arrêt prodigieux alors que le marquoir était toujours vierge. Comme lors du titre précédent, il a été l'Anderlechtois le plus régulier. Il a atteint un niveau élevé et n'a plus connu de passage à vide, contrairement à la saison 2010-11. Le Louviérois est comme le bon vin : il est meilleur au fil des années. Troisième au Soulier d'Or, il est le meilleur gardien des Mauves de ce point de vue. Ses collègues l'ont élu Gardien de l'Année pour la troisième fois d'affilée. Le penalty raté lors du thriller en Coupe contre Genk ne fait même pas tache sur sa saison. Vice-capitaine, il joue également un rôle important dans le vestiaire. Titulaire 39 Remplaçant 0 Monté au jeu 0 Minutes 3510 min (98 %) Le joueur le plus important de l'équipe aux yeux de l'entraîneur. En conservant bien le ballon, il confère de la sérénité au groupe dans les moments difficiles mais après sept saisons, il est quand même devenu un frein au développement de l'équipe. Le nouvel entraîneur n'est pas parvenu à insuffler du rythme, de la surprise et de la profondeur dans son jeu latéral, dépourvu de risques. Il a certes atteint son meilleur rendement depuis son arrivée avec cinq buts et neuf assists. Grâce à la relance de Nuytinck, il n'a plus été obligé de reculer trop. Il a pris le club en otage en prétextant une migraine pour rester en Argentine et échapper au stage en Turquie. Direction et entraîneur ont préféré assurer sa valeur marchande en passant l'éponge mais maintenant, il semble finalement être sur le point de partir. Titulaire 36 Remplaçant 2 Monté au jeu 0 Minutes 3194 min (89 %)Enrôlé directement après la qualification pour la Ligue des Champions, on l'a qualifié de cadeau pour le nouvel entraîneur, qui n'appréciait pas Roland Juhasz, trop statique, et voulait un défenseur central capable de s'infiltrer. Nuytinck a rapidement fait l'unanimité. Il s'est distingué dans la construction depuis l'arrière, il a dévoilé des qualités défensives mais également des atouts offensifs et s'est érigé en leader. Il n'a jamais hésité à prendre ses responsabilités. Il a même été désigné pour botter les penalties mais l'a raté au premier envoi, ce qui a valu une défaite à Anderlecht lors de la première journée des play-offs contre Genk. Il espérait être repris en équipe nationale mais il n'y est pas encore parvenu. Titulaire 33 Remplaçant 1 Monté au jeu 0 Minutes 2963 min (82 %)Il semblait être au-devant d'une saison difficile. Van den Brom ne le considérait pas comme un arrière droit et dans l'entrejeu, la concurrence faisait rage avec Praet, Kanu, le chouchou de l'entraîneur et Bruno, qui avait éclaté. Wasilewski et Odoi n'étant pas satisfaisants, on l'a replacé à son poste d'arrière latéral et il a participé à tous les matches jusqu'à sa suspension de quatre journées, au moment des PO1, sur base des images TV. Il a opéré un retour en force avec deux buts contre le Standard, la victoire qui a relancé Anderlecht dans la course au titre. Il avait assuré le titre la saison dernière avec penalty dans les arrêts de jeu contre le Club Bruges mais cette année, il a aussi été contaminé par le syndrome des penalties. Il en a raté plus qu'il n'en a convertis : quatre à deux. Titulaire 32 Remplaçant 2 Monté au jeu 0 Minutes 2841 min (79 %)Il a raté le début de championnat suite à sa participation aux Jeux olympiques avec le Sénégal mais dès son retour, il a reconquis sa place en défense. Pour la première fois depuis longtemps, Anderlecht avait un duo défensif central moderne sous tous les aspects, avec Kouyaté et Nuytinck. Le Sénégalais a dû moins se démener grâce à la vitesse du Néerlandais. Il a ensuite été contaminé par le malaise de l'équipe et a commis des fautes inhabituelles dans son chef. Il a également joué son rôle de soutien de Dieumerci Mbokani, dont il est le meilleur ami au sein du noyau. L'été dernier, il rêvait déjà d'un transfert et il n'a pas changé d'avis. Il peut trouver un club en Europe de l'Est mais il s'est focalisé sur la Premier League. Titulaire 33 Remplaçant 3 Monté au jeu 0 Minutes 2932 min (81 %)Suite à l'arrivée de Van den Brom, il semblait être le premier à devoir trembler pour sa place. Le nouvel entraîneur a d'abord misé sur le triangle médian Biglia-Kanu-Praet. Suite à la blessure de Praet et à l'éclosion de De Sutter aux côtés de Mbokani dans un duo offensif, les Mauves ont eu besoin d'un médian défensif supplémentaire. Il a été crucial pour l'équipe, même s'il n'est pas l'élément créatif dont rêve Van den Brom dans son style de jeu dominant. Il n'en est pas moins devenu la force tranquille et indispensable de l'entrejeu. Joueur d'équipe, il veille à l'équilibre de celle-ci. Il est également le dernier botteur de penalty en date. Il est un des rares Anderlechtois cette saison à n'avoir encore raté aucun coup de réparation. Il a prolongé son contrat de trois ans, jusqu'en juin 2016. Titulaire 31 Remplaçant 7 Monté au jeu 0 Minutes 2708 min (75 %)Il a été moins affûté devant le but mais il a atteint un rendement plus élevé que durant sa première saison mauve en se muant en roi des assists. S'appuyant sur son expérience, il a joué par " moments ". Jova a, aussi, été remplacé plus souvent qu'il ne l'aurait souhaité. Comme contre Limassol, quand il a éclaté, pour la première mais pas la dernière fois. Il a placé son ego au-dessus des intérêts de l'équipe, ce qui a irrité ses coéquipiers. Il a rappelé régulièrement qu'il ne voulait pas faire banquette, ce qui semble pourtant devenir son lot. Sa personnalité explosive et la manière dont il se joue du club et de l'opinion publique risquent de lui être fatales. À 33 ans, il coûte plus cher que sa valeur marchande. Le moment idéal pour effectuer des adieux en beauté ? Titulaire 31 Remplaçant 18 Monté au jeu 2 Minutes 2489 min (69 %)Toute la saison, il a été en concurrence avec Behrang Safari à l'arrière gauche. Initialement, il a semblé perdre le combat, devant jouer dans l'axe, comme Marcin Wasilewski, en attendant le retour de Kouyaté et l'arrivée de Nuytinck. Il a rapidement obtenu la préférence mais durant les derniers mois de l'année, une blessure à la cheville lui a joué des tours pendables. Par la suite, il n'a cessé d'être blessé, ce qui ne lui était jamais arrivé en dix ans. Il est pourtant revenu dans l'équipe après la trêve hivernale. Lors de la première journée, contre Courtrai, il a sauvé le début de saison d'Anderlecht en égalisant in extremis. Ce n'était que le quatrième but de sa carrière. Il a également délivré quelques assists. Il a perdu le brassard de capitaine. Titulaire 25 Remplaçant 4 Monté au jeu 2 Minutes 2187 min (61 %)Il était bourré de doutes en début de saison. Notamment parce qu'il ne pouvait pas communiquer avec l'entraîneur. Pourtant, des liens se sont créés entre lui et Van den Brom quand il a qualifié Anderlecht pour la Ligue des Champions contre Limassol. Deux exclusions lui ont valu une double suspension d'un mois mais il est parvenu à conserver sa concentration en travaillant d'arrache-pied pendant ses absences. Il est revenu en pleine forme à chaque fois. Il a enfin obtenu avec le Soulier d'Or la reconnaissance individuelle dont il n'osait presque plus rêver. Dieu n'a pas échappé au syndrome des penalties, en en ratant trois. Il a rempli son contrat à Anderlecht, avec deux titres, 19 buts cette saison et 15 la précédente. Il ne laisse planer aucun doute sur son départ. Titulaire 27 Remplaçant 4 Monté au jeu 0 Minutes 2355 min (65 %)La révélation de la saison. Renvoyé par Anderlecht dans sa tendre adolescence, il a été repris par Urbain Haesaert, le responsable du scouting des jeunes, il y a deux ans. Van den Brom a décelé son potentiel et l'a adjoint au noyau A. Il a contribué à la qualification pour la phase par poules de la Ligue des Champions en délivrant un assist à Mbokani contre Limassol. Il a ensuite prouvé que ce n'était pas le fait du hasard, notamment lors de ses débuts sans complexes à San Siro, contre Milan. C'est un véritable extérieur, qui ose réaliser des actions le long de la ligne et a un excellent tir du droit. Il ne rechigne pas au travail, fût-il défensif. Dénué de caprices, il joue vraiment avec plaisir. Il a remporté sa lutte avec Sacha Iakovenko de manière convaincante. Ses très bonnes performances ont été récompensées avant la fin de l'année par un nouveau contrat courant jusqu'en 2017. Titulaire 26 Remplaçant 17 Monté au jeu 6 Minutes 2075 min (58 %)Bien qu'il ait joué davantage que la saison passée, quand il était délaissé au profit de Mbokani et de Suarez, Van den Brom n'a jamais laissé planer le moindre doute sur la hiérarchie des buteurs, à l'image de Jacobs. De Sutter doit ses sélections à l'intervention désespérée de l'entraîneur lors de la première journée contre Courtrai. Il l'a posté en attaque aux côtés de Mbokani pour tenter d'éviter la défaite. Par la suite, Van den Brom est resté fidèle à ce 4-4-2 inhabituel pour lui. De Sutter a également évolué seul en pointe lors des deux longues suspensions de Mbokani. Il a toujours été un remplaçant plus que valable, qui a marqué des buts importants. Il estime pourtant qu'il mérite une place de titulaire et plus de respect. Il est à un an du terme de son contrat mais il va quitter le Sporting cette saison. Le Club Bruges est sur les rangs pour lui et propose 1,5 million en échange de ses services. Titulaire 21 Remplaçant 6 Monté au jeu 10 Minutes 2023 min (56 %)Sous la férule d'Ariel Jacobs, il semblait avoir conquis l'arrière gauche au détriment de Deschacht mais il n'a pas réussi à poursuivre sur sa lancée. Il a malgré tout entamé le championnat, Deschacht étant appelé en dépannage dans l'axe avant l'arrivée de Nuytinck, mais ensuite, il a retrouvé le banc. Durant la meilleure période d'Anderlecht, en novembre et en décembre, il a été rappelé et il a vécu son moment le plus marquant en Ligue des Champions, contre Malaga, en marquant un but injustement annulé. Il s'entend moins bien que Deschacht avec Jovanovic, s'énervant que celui-ci néglige ses tâches défensives. Il n'est pas opposé à un départ, afin de consolider sa position en équipe nationale de Suède. Titulaire 18 Remplaçant 4 Monté au jeu 2 Minutes 1603 min (45 %)Van den Brom s'en dit fan. Il semblait promis à un poste de titulaire dans le triangle médian avec Lucas Biglia et Kanu mais il s'est blessé en Supercoupe contre Lokeren, dans un contact malheureux avec Deschacht, et a été écarté. Il n'est revenu que trois mois plus tard, pour apporter sa contribution à la meilleure période d'Anderlecht. Après la trêve, il a manqué de fraîcheur, à cause d'un programme de musculation excessif et d'entraînements mal dosés. Il a rejoint le banc au début des play-offs, il a même tâté de la tribune et est resté chez lui quand Suarez et Demy de Zeeuw ont été prêts à effectuer leur retour. Il a finalement aidé son équipe quand elle était au plus mal, par des actions déterminantes. Par contre, il manque de présence dans le rectangle. Titulaire 22 Remplaçant 16 Monté au jeu 5 Minutes 1680 min (47 %)Il a été titularisé d'emblée, John van den Brom ayant besoin de lui en défense centrale, suite à l'absence de Kouyaté, avant le transfert de Nuytinck. Une fois les deux joueurs disponibles, il a disparu de l'équipe. À l'arrière droit, Dennis Odoi a d'abord pris sa place mais il n'a pas été satisfaisant et le bon vieux Guillaume Gillet a repris le poste. Il n'a plus décollé du banc jusqu'à la suspension de Gillet et d'Odoi dans les play-offs. Il a retrouvé sa place sur le flanc mais sans jamais opérer plus que des dépannages. Van den Brom estime que le Polonais n'est pas un défenseur moderne qui apporte sa pierre à la relance. Après six ans et demi de présence, sa carrière à Anderlecht touche donc à sa fin. Il est un monument, à quasi 33 ans. Après Deschacht et Juhasz (loué), il est le joueur le plus ancien des Mauves. Titulaire 13 Remplaçant 0 Monté au jeu 8 Minutes 1338 min (37 %)De tous les joueurs, c'est celui qui a le plus frappé Van den Brom quand il a visionné les DVD des play-offs de l'exercice précédent. Après une année difficile sous les ordres d' Ariel Jacobs, année durant laquelle il n'a pas mené une vie exemplaire et au terme de laquelle le club voulait s'en défaire, il a éclos sous les ordres du nouveau coach. Il a marqué, délivré des assists et a été omniprésent, parfois au milieu gauche mais plus souvent dans l'axe. Il est retombé dans ses travers et a mal accepté son statut de joker, se mettant le public à dos. Avec la collaboration d'Anderlecht, quand le transfert de Mati Suarez au CSKA Moscou a définitivement capoté, il est parvenu à faire ses valises et a rejoint le Terek Grozny de Jonathan Legear à la fin du mercato hivernal. Titulaire 14 Remplaçant 3 Monté au jeu 7 Minutes 1322 min (37 %)Il a été le joker le plus employé par Van den Brom. Il a marqué six de ses sept buts lors d'entrées au jeu. Sa vitesse et ses centres précis ont souvent été fatals à des adversaires las, en fin de partie. Il estime qu'il aurait mérité d'être titularisé plus fréquemment mais a été moins efficace quand il a débuté les rencontres. Selon l'entraîneur, il ne possède pas un moteur suffisant pour être performant pendant 90 minutes. Il a ainsi été étiqueté joker, à son grand dam. Même s'il a semblé ressusciter sous les ordres du nouvel entraîneur, c'est la déception qui prédomine. Libre, il a décidé de partir et a signé un contrat de trois ans à la Fiorentina. Titulaire 7 Remplaçant 1 Monté au jeu 18 Minutes 1040 min (29 %)DENIS ODOI Titulaire 10 Remplaçant 3 Monté au jeu 4 Minutes 846 (14 %) MATIAS SUAREZ Titulaire 8 Remplaçant 4 Monté au jeu 3 Minutes 729 (20 %) RONALD VARGAS Titulaire 5 Remplaçant 4 Monté au jeu 6 Minutes 491 (14 %) DEMY DE ZEEUW Titulaire 3 Remplaçant 1 Monté au jeu 9 Minutes 420 (12 %) GUILLERMO MOLINS Titulaire 1 Remplaçant 0 Monté au jeu 2 Minutes 140 (4 %) ROLAND JUHASZ Titulaire 1 Remplaçant 0 Monté au jeu 2 Minutes 120 (3 %) FERNANDO CANESIN Titulaire 1 Remplaçant 0 Monté au jeu 2 Minutes 114 (3 %) THOMAS KAMINSKI Titulaire 1 Remplaçant 0 Monté au jeu 0 Minutes 90 (3 %) JONATHAN LEGEAR Titulaire 10 Remplaçant 3 Monté au jeu 4 Minutes 83 (2 %) OSAMA HAWSAWI Titulaire 1 Remplaçant 1 Monté au jeu 0 Minutes 77 (2 %) REYNALDO Titulaire 1 Remplaçant 1 Monté au jeu 0 Minutes 57 (2 %) SAMUEL ARMENTEROS Titulaire 0 Remplaçant 0 Monté au jeu 3 Minutes 35 (1 %) GOHI BI CYRIAC Titulaire 0 Remplaçant 0 Monté au jeu 2 Minutes 20 (1 %) JAN HAUSPIE