La Mannschaft s'est qualifiée pour la finale sans être très convaincante au niveau du jeu. Le sélectionneur a décidé après 2 matches de changer de système de jeu et de délaisser le dispositif utilisé contre la Pologne et la Croatie. Dans ces 2 matches-là, Joachim Löw, avait disposé son équipe en 4-4-2 mais contre l'Autriche, il a décidé d'opter pour un système en 4-5-1, qu'il a d'ailleurs confirmé en quarts et en demi-finales où par deux fois, l'Allemagne s'est imposée 3 buts à 2 avec le même onze de départ.
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La Mannschaft s'est qualifiée pour la finale sans être très convaincante au niveau du jeu. Le sélectionneur a décidé après 2 matches de changer de système de jeu et de délaisser le dispositif utilisé contre la Pologne et la Croatie. Dans ces 2 matches-là, Joachim Löw, avait disposé son équipe en 4-4-2 mais contre l'Autriche, il a décidé d'opter pour un système en 4-5-1, qu'il a d'ailleurs confirmé en quarts et en demi-finales où par deux fois, l'Allemagne s'est imposée 3 buts à 2 avec le même onze de départ. L'équipe de base contre le Portugal et la Turquie se composait des éléments suivants : un Jens Lehmann très fébrile au but, une défense avec de droite à gauche, Arne Friedrich, Per Mertesacker, Christoph Metzelder et Philipp Lahm, un entrejeu à 5 avec les 2 demis récupérateurs : Simon Rolfes et Thomas Hitzlperger associés à 3 éléments offensifs avec de droite à gauche, Bastian Schweinsteiger, Michael Ballack et Lukas Podolski. Tout ce beau monde se trouvant derrière le seul attaquant Miroslav Klose. On a pu constater que l'Allemagne a fait preuve d'une très grande efficacité par rapport au jeu produit et que l'animation montrait peu de changements de position et donc peu de variétés dans les mouvements offensifs. Au niveau de la défense, Lahm était le seul à participer au jeu offensif mais il a montré quelques lacunes d'un point de vue défensif, dans la relance, le positionnement et les 1 contre 1. Par contre, c'est lui, qui a qualifié les Allemands pour la finale au terme d'une magnifique action à la dernière minute contre la Turquie. De l'autre côté, Friedrich sort très peu car il ne possède pas suffisamment de qualités offensives pour offrir des solutions de dédoublement à Schweinsteiger. Les 2 défenseurs centraux ne sortent quasiment jamais de position excepté sur phases arrêtées offensives. Dans le milieu du jeu, les 2 demis récupérateurs restent très proches de la défense et effectuent un véritable travail d'essuie-glace devant le 4 défensif. Il est toutefois intéressant de constater qu'ils évoluent dans une position insolite car le gaucher Hitzlperger se trouve légèrement décalé à droite et c'est l'inverse pour le droitier Rolfes. Tout deux se contentent de leurs tâches défensives et de reconstruire proprement sans prendre de risques inutiles, avec de temps en temps, une incursion à l'approche des 16m adverses pour tenter une frappe à distance. Les 4 joueurs offensifs sont souvent décisifs même si leurs prestations individuelles ne sont pas, en général, dignes de leur talent respectif. Les 4 joueurs offensifs ne changent pas beaucoup de zone et le pivot Klose travaille principalement dans une position axiale. Sa faible implication dans la construction des attaques s'explique par le fait qu'il est souvent esseulé en pointe et qu'il s'exprime beaucoup mieux avec à ses côtés, un deuxième attaquant qui tourne autour de lui. C'est dans cette configuration que Podolski et lui s'étaient montrés très complémentaires lors de la Coupe du Monde 2006. Il demeure néanmoins un joueur qui fait la différence dans le grand rectangle adverse mais qui dépend en grande partie de la production collective. Schweinsteiger et Podolski ne permutent quasiment pas, excepté lorsque le grand Bastian va se charger des phases arrêtées sur le flanc gauche. C'est quelqu'un qui se présente également dans les 16 mètres comme sur le premier but inscrit contre la Turquie, où il vient conclure presque à hauteur du premier poteau d'une magnifique pichenette de l'extérieur du pied droit. Podolski, lui, a arpenté le flanc gauche, où sa vitesse de course et ses qualités de débordement et de centres ont amené assez bien de danger sur le côté droit défensif de l'adversaire. Qui plus est, il a trouvé le chemin des filets à 3 reprises grâce à sa patte gauche très performante en zone de finition. Ballack se positionne comme soutien d'attaque central qui oriente le jeu sans se déporter trop vers les flancs. Il est plus un relayeur évoluant assez haut et pouvant être dangereux sur les frappes à distance et en s'infiltrant de la deuxième ligne. Les quatre joueurs se distinguent beaucoup plus par leurs qualités individuelles que par un jeu collectif léché fait de combinaisons courtes et d'automatismes répétés.