Mais le 25 février dernier, alors qu'elle venait de reprendre le chemin de l'entraînement suite à son nouveau succès en Australie, l'Américaine fut détrônée par Venus Williams... Mais plus que jamais, la New Yorkaise de naissance bénéficie toujours d'un énorme capital sympathie auprès de ses concitoyens.
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Mais le 25 février dernier, alors qu'elle venait de reprendre le chemin de l'entraînement suite à son nouveau succès en Australie, l'Américaine fut détrônée par Venus Williams... Mais plus que jamais, la New Yorkaise de naissance bénéficie toujours d'un énorme capital sympathie auprès de ses concitoyens. Jennifer Capriati: Difficile à dire. Le premier était ma première victoire en Grand Chelem. Et le deuxième, a été obtenu après avoir sauvé quatre balles de match face à Martina Hingis. J'ai vraiment dû me battre jusqu'au plus profond de moi-même pour m'imposer dans une chaleur étouffante. Les pires conditions de jeu que j'ai jamais rencontrées sur un court de tennis. J'avais peur en me rendant en Australie, je l'avoue. J'étais fort nerveuse lors de mes premiers matches. Défendre son titre n'est jamais facile. Beaucoup de regards se tournent vers vous. Et je ne veux pas me décevoir. Je ne voulais pas me laisser gagner par mes émotions. Je voulais voir si j'étais capable de les contrôler et, peut-être, d'aller jusqu'au bout. J'avais eu un très long break et cela m'avait fait un bien fou. Lorsque j'ai repris l'entraînement, j'ai ressenti une nouvelle soif de victoires. J'avais l'impression de recommencer ma carrière.Je crois que c'est encore plus difficile que de s'imposer pour la première fois. Vous ne devez pas uniquement vous battre contre une adversaire mais également contre beaucoup de souvenirs. Et vous voulez autre chose que les 15 minutes de gloire qui vous ont vu monter sur le podium pour aller chercher le trophée. J'ai effectivement la sensation d'avoir franchi un nouveau pas. Le challenge était énorme et je l'ai relevé.Le rôle du pèreIl restera toujours mon père, quoi qu'il arrive. Je crois qu'il parvient très bien à trouver le juste équilibre. Nous avons vécu beaucoup d'expériences ensemble. Vous savez, je suis presque une vieille sur le circuit! Lui aussi, ce qui fait que nous savons comment va la musique. Plus vous vieillissez et plus vous mûrissez. Et on se connaît sur le bout des doigts. Il sait quand j'ai besoin de lui en tant que père et quand je préfère m'adresser à l'entraîneur.La plus belle des choses est d'avoir sa famille à ses côtés pendant toute l'année. Aucun autre soutien ne peut être plus intense. Une bonne et franche communication est importante. Quand on est jeune, on a parfois des difficultés à communiquer. Vos parents vous aiment et c'est ce dont il faut se souvenir le plus. Ils n'essaieront jamais de vous blesser; ils tenteront toujours de faire ce qu'ils croient être le mieux pour vous. Il faut l'accepter parce qu'au moins, leurs intentions ne peuvent jamais être mises en doute.Comme je l'ai déjà laissé entendre, beaucoup jouer n'a jamais été une très bonne chose pour moi. Pour continuer à m'amuser sur le circuit, pour me maintenir au top pendant longtemps, il faut que je fasse les choses dont j'ai envie. Je ne peux pas jouer, satisfaire mes sponsors et me soucier, semaine après semaine, de mes points et de mon classement. Je pars du principe que si je joue bien les tournois auxquels je participe, mon classement suivra de toute façon.Je ne sais pas ce qui s'est passé parce que j'étais absente. J'ai entendu ce qu'on m'en a raconté, sans plus, et je pense que quand on ne connaît pas les tenants et les aboutissants d'une histoire, il faut laisser à chacun le bénéfice du doute. Les huées des spectateurs étaient exagérées.La WTA est très exigeanteC'est une bonne question. Je crois qu'aujourd'hui, les joueuses font ce que bon leur semble. Le tennis est un sport très dur, très rigoureux. Ce n'est pas de leur faute. C'est juste le jeu qui veut ça. Les responsables de la WTA devraient être au contraire heureux que nous continuions à jouer à travers le monde durant toute l'année. Nous ne sommes pas capables de disputer tous leurs tournois. Peut-être devrions-nous être débarrassées de davantage de petits tournois. Ainsi, nous nous concentrerions probablement plus sur les grandes épreuves. Cela couperait pas mal de temps de jeu et condenserait quelque peu la saison. Ceci dit, je tiens à signaler que les joueuses disputent plus de tournois qu'elles n'en ratent.Le calendrier pourrait être revu. La manière d'attribuer les points également. Je me sens fort concernée par la situation des joueuses moins bien classées. Elle devrait être améliorée parce qu'elles contribuent également au succès du tennis féminin. Et puis, il y a aussi des petits détails plus internes à la vie du circuit tels que les entraînements en tournois ou les soins, mais je ne tiens pas à en dire plus pour l'instant.Vous savez, la messe est la même depuis des années. J'ai eu le temps de savoir comment m'y prendre! Franchement, je me considère comme une joueuse capable de briller sur toutes les surfaces. Pour en revenir à la terre battue, j'entraîne plus mes coups liftés mais la chose la plus importante est de se concentrer sur son déplacement. Sur terre, il est totalement différent qu'ailleurs. Savoir glisser est d'une importance capitale et n'est pas donné à tout le monde. Enfin, je soigne tout particulièrement ma condition physique vu la longueur des échanges.Pas vraiment. Surtout après ma victoire en Australie. Mais je ne me soucie que de moi-même. C'est mon credo. Je n'ai plus rien à prouver au public. Tout ce que je recherche, c'est de savoir ce que je peux réellement donner et jusqu'où je peux aller. Je ne m'attends pas à gagner chaque tournoi ou à répéter ce que j'ai réalisé l'année précédente. Tout ce que j'exige de moi-même, c'est d'être aussi bonne que lors de mon dernier match. Je les prends un à un. A chaque fois que je monte sur le court, c'est un nouveau départ.Et comment! Ce fut l'un des plus grands moments de ma carrière. Elle m'a procuré une joie presque aussi forte qu'une victoire en Grand Chelem. Lorsque vous montez sur le podium pour aller chercher votre médaille, les choses se bousculent dans la tête. On repense à tout le travail accompli pour arriver là et on se sent la meilleure du monde. Florient Etienne,"A Melbourne, les conditions étaient épouvantables"