"Quand nous avions perdu les droits de retransmission de matches belges, nous avions annoncé que la Ligue des Champions serait un de nos fers de lance cette saison à côté des championnats étrangers. Et ce fut le cas, même si RTL-TVi avait également les droits sur les matches des Belges en LC. Nous avions le deuxième choix, mais ce n'était pas péjoratif. Nous pouvions proposer trois matches en multi-diffusion les soirs de Ligue des Champions ; toutes les grandes affiches. Le fait que les équipes belges aient vite été éliminées ne nous a pas fait nécessairement plaisir : nous en sommes supporters, hein ! Et ça n'a pas changé ...

"Quand nous avions perdu les droits de retransmission de matches belges, nous avions annoncé que la Ligue des Champions serait un de nos fers de lance cette saison à côté des championnats étrangers. Et ce fut le cas, même si RTL-TVi avait également les droits sur les matches des Belges en LC. Nous avions le deuxième choix, mais ce n'était pas péjoratif. Nous pouvions proposer trois matches en multi-diffusion les soirs de Ligue des Champions ; toutes les grandes affiches. Le fait que les équipes belges aient vite été éliminées ne nous a pas fait nécessairement plaisir : nous en sommes supporters, hein ! Et ça n'a pas changé grand-chose dans le paysage de la télé sportive belge : nous avions dès le début de la campagne voulu nous démarquer de ce que faisaient les autres télés belges. Nous voulions une émission de LC dynamique, basée non seulement sur la multi-diffusion mais également sur une expertise permettant d'amener l'£il du téléspectateur à des endroits inconnus pour lui. Avant les matches, nous annoncions ce que nous allions suivre dans tel ou tel match. Par exemple le jeu en appui/soutien ou le démarquage des attaquants. Au-delà du match et de son actualité, nous voulions être éducatifs sans être professoraux. C'était une question de ton. Notre nouveau décor de studio a immédiatement joué en notre faveur : nous avions un terrain central sur lequel nous pouvions déplacer des pions et également un plus technologique, la palette qui permet d'effectuer des arrêts sur images, de tracer des lignes, des flèches et de pointer toute action. Autre gros avantage : le recrutement des techniciens. Nous avons également innové là, en attirant Philippe Albert, Albert Cartier, Olivier Doll, Manu Ferrera et José Riga. Une sélection basée sur plusieurs critères : la convivialité, la sympathie, la compétence, la vulgarisation, la didactique. Ils étaient chargés de nous aider à rendre clair ce qui est compliqué. On a donc pu approfondir le football en tablant sur les qualités de chacun. Ferrera a un bon sens et un esprit souriant tellement communicatif, Cartier simplifie tout, Riga a une profondeur énorme, Doll est encore joueur et a vécu la LC avec Anderlecht de l'intérieur. Albert, lui, c'est un cas à part. On l'a surtout placé dans les commentaires en match. Il y a longtemps qu'on le voulait avec nous mais il avait toujours refusé de travailler sur le foot belge. Le foot étranger l'a empêché d'encore refuser. C'est un passionné qui parle peu mais de façon pertinente et qui va droit au but. On avait vu juste : ce fut pour tous les engagés un succès tel qu'on est prêt à recommencer de la même manière la saison prochaine si toutes les conditions sont réunies. Egalement en ayant en studio des représentants d'autres sports. Cette saison, on avait convaincu Giovanni Bozzi et Jean-Michel Saive d'être avec nous. Deux dingues de foot. Le premier est un coach de basket de haut niveau qui sait ce qu'est un sport collectif et le second symbolise le sportif de très haut niveau avec tout ce que ça comporte comme exigences. Tous les deux, dans leur genre, ont élevé le débat en effectuant des rapprochements entre ce qu'ils vivaient pendant ces soirées. Et leurs questions ont toujours apporté un plus ". AVEC JEAN-FRANçOIS REMY, BETV