Gros bluff

Le choix de Löw, fidèle à son 4-2-3-1, de titulariser le trio Klose-Schürrle-Reus à la place du meilleur buteur de l'EURO Gomez et des valeurs sûres Podolski et Müller. Les deux jeunes joueurs de flanc ont apporté de l'envie et de la fraîcheur et l'attaquant de la Lazio a trouvé, comme d'habitude, le chemin des filets. De plus, Reus a lui aussi marqué. Voilà une manière pour le coach de gagner le respect de tout son groupe.
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Le choix de Löw, fidèle à son 4-2-3-1, de titulariser le trio Klose-Schürrle-Reus à la place du meilleur buteur de l'EURO Gomez et des valeurs sûres Podolski et Müller. Les deux jeunes joueurs de flanc ont apporté de l'envie et de la fraîcheur et l'attaquant de la Lazio a trouvé, comme d'habitude, le chemin des filets. De plus, Reus a lui aussi marqué. Voilà une manière pour le coach de gagner le respect de tout son groupe. Les options plus que discutables de Blanc face à l'Espagne ont surpris plus d'un observateur. Faire rentrer Réveillère dans l'équipe pour faire monter Debuchy à une place où Menez aurait très bien pu faire l'affaire et préférer Malouda à Nasri n'ont certainement pas été des choix déterminants dans le chef du sélectionneur français. C'est Debuchy qui se fait déborder par Alba sur le premier but et Malouda oublie de suivre XabiAlonso à la finition. Et c'est Réveillère qui commet le penalty dans les arrêts de jeu. Le coach a construit son équipe en fonction de l'adversaire et n'a pas été récompensé, c'est le moins qu'on puisse dire ! Le Portugal, l'Angleterre et l'Italie, dans des organisations différentes, se montrent intraitables sur phases arrêtées défensives. Les hommes de Bento pratiquent la zone intégrale sur corners et coups francs sur les flancs. Moutinho se positionne deux mètres devant le premier piquet et, au moment du botté, court vers l'avant et quitte incompréhensiblement sa place. Personne aux deux poteaux pour le Portugal mais une grande efficacité. Les Anglais et les Italiens font de l'individuel avec deux hommes aux piquets pour les premiers et Pirlo au premier poteau pour l'Italie mais qu'il délaisse dès que le ballon est frappé ! Tirages de maillots en prime pour les gars de la Botte et 11 joueurs dans le rectangle pour les trois équipes. Malgré le 0-0 (après 120 minutes ), le match entre l'Italie et l'Angleterre fut le plus rythmé. On a vu une équipe transalpine parvenir à varier son jeu. Prandelli est revenu à une défense à 4, comme toutes les équipes présentes à l'EURO. Les défenseurs latéraux n'hésitent pas à participer au jeu offensif. Le vrai stratège de la Squadra, Pirlo distribue devant la défense et alterne remarquablement jeu court/jeu long. Cassano tourne autour de Balotelli et les 3 coéquipiers de Pirlo dans l'entrejeu s'infiltrent très bien de la deuxième ligne et tentent leur chance à distance. Bref, une grande variété dans la construction. La panenka de Pirlo pendant les tirs au but. Quelle maîtrise ! Meilleur comportement en perte de balle Exactement comme lors du premier tour, l'Espagne est intraitable défensivement et n'a offert aucune occasion à la France. Pour ce faire, Del Bosque a choisi, comme lors du premier match contre l'Italie, de jouer sans vrai attaquant de pointe en choisissant à nouveau Fabregas pour ce poste. Cabaye tire dans la lucarne des 30 mètres mais Casillas veillait au grain. Khedira d'une volée magistrale contre la Grèce pour faire 2-1. Reus pour le quatrième but allemand. Toujours De Rossi, toujours de 25 mètres, de l'extérieur du pied gauche, bourrée d'effets, sur le poteau. Lloris dans les pieds de Fabregas sur passe profonde de Xavi. Buffon, d'un réflexe de la main gauche devant Johnson. De Rossi de 25 mètres, pied droit, repoussée des poings par Hart. Cech du pied gauche à 80 mètres et de la main gauche au-delà de la ligne médiane. Les buts de Ronaldo, Klose et Xabi Alonso dans cet ordre de préférence. Pirlo et Xavi à la distribution. Deux occasions et deux buts pour Xabi Alonso et une occasion et un but pour Klose. Dos au but dans le rectangle, contrôle poitrine, Ronaldo ramène le ballon dans sa course : pivotement, amortie et volée sur le poteau. Du grand art ! Hummels, Pepe, Casillas et Buffon. Casillas a passé une soirée tranquillos. Hummels dans le rectangle en retour défensif sur Samaras en toute fin de match. Le retour de Johnson pour contrer Cassano au petit rectangle. Moutinho, en infiltration, donne un centre caviar pour Ronaldo. Alba, très actif sur son flanc et passeur décisif. Malouda qui marche pendant toute la phase et laisse son homme ( Xabi Alonso) aller facilement tromper Lloris. Victime de crampes après 70 minutes, Gerrard en a joué 120 et a marqué son tir au but !