Zvonko Varga, ex-joueur de Liège et de Seraing, est entraîneur adjoint au Partizan Belgrade où il assume des missions techniques, s'occupe des exercices spécifiques pour les gardiens de but et assume un gros travail de scouting. Quand il était coach en chef à l'OFK Belgrade, il fut le premier à introduire le jeu défensif à quatre et en zone dans son pays. En Serbie & Monténégro, les équipes pratiquaient alors le 3-5-2 avec libero. Son club a pris une avance considérable dans tous les domaines et seule l'Etoile Rouge pourrait un jour réduire cet écart. A Zemun, dans la pé...

Zvonko Varga, ex-joueur de Liège et de Seraing, est entraîneur adjoint au Partizan Belgrade où il assume des missions techniques, s'occupe des exercices spécifiques pour les gardiens de but et assume un gros travail de scouting. Quand il était coach en chef à l'OFK Belgrade, il fut le premier à introduire le jeu défensif à quatre et en zone dans son pays. En Serbie & Monténégro, les équipes pratiquaient alors le 3-5-2 avec libero. Son club a pris une avance considérable dans tous les domaines et seule l'Etoile Rouge pourrait un jour réduire cet écart. A Zemun, dans la périphérie de Belgrade, le Partizan possède un centre d'entraînement cinq étoiles. Il y a huit ans, les dirigeants de ce club y ont investi dix millions d'euros. Il vaut désormais quatre fois plus. Ce centre porte le nom de Tele Optique, du nom du club satellite du Partizan, et compte un nombre impressionnant de terrains d'entraînements dont une pelouse synthétique de la dernière génération. Tele Optique joue ses matches de championnat dans un petit stade situé dans ce complexe. " Chez nous, les joueurs ont une double affiliation ", souligne Zvonko Varga. " Le Partizan peut placer ses jeunes chez Tele Optique et les reprendre dans son noyau en cours de saison. De même, des joueurs n'ayant pas été retenus en équipe fanion peuvent jouer le week-end avec Tele Optique. C'est un système très intéressant. Il y a un gros brassage de jeunes. Sur les 16 clubs de D1, nous comptons tout au plus dix joueurs étrangers. Les clubs ne peuvent pas leur offrir de conditions financières intéressantes ". Un bataillon de femmes de ménage fait briller les vestiaires, les salles de fitness, les chambres des joueurs, les salles de réunion, les cuisines, les bureaux, les salles de presse, etc. Le marbre règne en maître un peu partout. Pas une poussière ne traîne par terre. Ce centre est digne de ce qui se fait de mieux dans les plus grands pays. " Ce club a bien travaillé et beaucoup investi dans la qualité de l'outil et de la formation ", souligne Zvonko Varga. " Je suppose que notre participation à la Ligue des Champions a permis au club d'accentuer cet effort. Actuellement, nous prenons part aux poules de la Coupe de l'UEFA dans le groupe E qui comprend aussi la Lazio, Middlesbrough, Villarreal et Egaleo. Cette formule convient au Partizan. La participation à une coupe d'Europe est un must si l'on veut continuer sur cette lancée. Sans cela, ce serait infiniment plus difficile sur le plan financier ". Mais en championnat, le Partizan n'accueille que 2.000 spectateurs sauf quand l'Etoile Rouge est à l'affiche. On accueille alors 30.000 spectateurs. En Coupe de Serbie & Monténégro, nous avons assisté au match RAD-OFK Belgrade où il y avait tout au plus 1.000 spectateurs. RAD, équipe de D2 s'est imposée. Même si la situation s'améliore, les gens ont toujours d'autres priorités que le football.