Les trois grands noms qu'on attendait le plus dans la Coupe du Monde, sur un plan individuel, étaient évidemment Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Neymar. Les amateurs de beau football auraient voulu qu'ils soient directement au top, dès les matches de poules, et qu'ils restent au sommet jusque loin dans le tournoi.
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Les trois grands noms qu'on attendait le plus dans la Coupe du Monde, sur un plan individuel, étaient évidemment Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Neymar. Les amateurs de beau football auraient voulu qu'ils soient directement au top, dès les matches de poules, et qu'ils restent au sommet jusque loin dans le tournoi. Mais sur les trois premiers matches, aucun des trois n'a été capable de rendre un bulletin parfait. Soit ils ont failli individuellement, soit leur équipe a ramé, soit c'était un mélange des deux phénomènes ! En marquant trois buts dès le premier rendez-vous, contre l'Espagne, Ronaldo a frappé fort et il a justifié son étiquette de gars qui pouvait être le meilleur joueur du tournoi. Après ça, il a confirmé en marquant un nouveau goal contre le Maroc. Et là, on se disait déjà que personne ne pourrait probablement l'arrêter. Puis, ce match contre l'Iran a failli tout renverser, pour le Portugal et donc pour lui. Si les Iraniens mettent leurs occasions, les Portugais sont dehors et on ne parle déjà plus des prestations individuelles de Ronaldo depuis plusieurs jours. Et puis, sur la phase qui aurait pu lui valoir un carton rouge, j'ai eu l'impression qu'il exprimait sa difficulté à gérer toute la pression qui pèse sur lui. Je ne dis pas que je l'aurais exclu, les avis sont d'ailleurs fort partagés, mais ce n'est pas dans ses habitudes de réagir comme il l'a fait à ce moment-là. J'en conclus que même les plus grands peuvent être ennuyés quand la pression devient gigantesque. Le parcours de Messi dans ce tournoi est différent. Lui aussi, il aurait pu voler dehors avec son pays dès la phase de groupes. Ça n'aurait pas étonné grand monde, au vu de ce que les Argentins n'ont pas montré dans ces matches. Dans les deux premiers, cette équipe a été fantomatique et il y avait un joueur en particulier pour incarner le malaise : Messi. Son penalty raté dès le début du Mondial, contre l'Islande, était une illustration de sa petite forme. Par la suite, il a sombré comme tous ses coéquipiers face à la Croatie. Puis, quand on pensait vraiment que tout était foutu pour l'Argentine, la star s'est réveillée en mettant un but qui valait le détour. Dans le cas de Messi, c'était comme si la pression avait été impossible à gérer pendant 180 minutes, pour disparaître ensuite, d'un coup de baguette magique. Au final, sur l'ensemble de la phase de groupes, ce joueur n'aura vraiment pas apporté ce qu'on attendait de lui. Pour Neymar aussi, la phase de groupes a été contrastée. Lui, il a la circonstance atténuante qu'il revient d'une blessure sérieuse, mais comme les deux autres, il a été incapable de se lâcher complètement et de montrer tout ce qu'il est capable de faire. Lui aussi a parfois semblé paralysé par les émotions et les attentes. Et puis, il y a les autres qui sont un cran en dessous des Big 3 sur le papier mais dont on pensait qu'ils pouvaient quand même éclabousser le tournoi de leur classe. J'en citerais trois. Trois qui ont eux aussi ramé en phase de poules. Pour Robert Lewandowski, Antoine Griezmann et Kylian Mbappé, il n'y a qu'une mention qu'on puisse mettre sur le bulletin des trois premiers matches : largement insuffisant. Et au bout du compte, c'est dans l'équipe belge que les stars annoncées ont parfaitement assumé. Sur des joueurs comme Eden Hazard, Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne aussi, la pression et les attentes étaient énormes. De Bruyne n'a pas réussi à élever son passing au niveau de celui qu'il montre en Angleterre mais il a chaque fois été bien utile dans une mission très collective. Hazard et Lukaku, eux, ont crevé les plafonds. Mieux que Ronaldo. Mieux que Messi. Mieux que Neymar.