Anders Besseberg, le président norvégien de 72 ans de l'IBU, vient de démissionner. La secrétaire générale, Nicole Resch, a été suspendue. La police a perquisitionné des bureaux et des maisons en Allemagne, en Norvège et en Autriche. Selon la presse norvégienne, de 2011 à 2017, 65 échantillons d'urine et de sang d'athlètes russes n'ont pas été analysés correctement par l'IBU, que ...

Anders Besseberg, le président norvégien de 72 ans de l'IBU, vient de démissionner. La secrétaire générale, Nicole Resch, a été suspendue. La police a perquisitionné des bureaux et des maisons en Allemagne, en Norvège et en Autriche. Selon la presse norvégienne, de 2011 à 2017, 65 échantillons d'urine et de sang d'athlètes russes n'ont pas été analysés correctement par l'IBU, que présidait Besseberg depuis sa fondation en 1993. En échange, l'IBU a perçu 275.000 euros. Le Norvégien ne se fait pas de soucis pour lui-même car il ne fait pas partie du cercle des quatre personnes qui ont accès au système de la WADA, l'agence mondiale antidopage, mais il reconnaît que le scandale écorne la réputation de son sport. BMW, le sponsor des grandes compétitions de biathlon depuis des lustres, suit l'enquête de très près. " Le fair-play est une valeur fondamentale de notre culture d'entreprise. Il est donc indispensable que les systèmes de contrôle et les mesures antidopage de la fédération soient fiables. Nous attendons des explications claires ", a réagi le constructeur allemand. L' ARD et la ZDF, qui détiennent les droits de retransmission du biathlon, très apprécié en Allemagne, ont assuré la fédération de leur confiance. C'est étonnant car en 2007, les deux chaînes publiques allemandes ont mis fin à la retransmission en direct du Tour de France après le contrôle positif de Patrick Sinkewitz et elles n'ont renoué avec le Tour qu'en 2015. " Ce sont deux situations complètement différentes ", s'est défendu Axel Balkausky ( ARD) dans les colonnes du magazine Der Spiegel. " Nous avons cessé la diffusion en direct du Tour de France à cause d'une nette baisse de l'audimat, qui s'expliquait par les cascades de scandales et de cas de dopage. Pour le moment, nous n'avons aucune preuve que le biathlon soit victime d'une fraude à grande échelle, même si nous prenons les soupçons actuels très au sérieux. "