" Il fut un temps où le Matricule 522 comptait dans l'univers de l'élite belge. Beringen a même été le premier club limbourgeois à disputer le championnat de D1, en 1950-1951, il y a 60 ans. De très bons joueurs ont porté le maillot rouge et noir : José Bex, Julien Cools, Roger de Condé, Walter De Greef, Guy Delhasse, Leo Dolmans, Guy François, Jos Heyligen, Raymond Jaspers, Hans Kuhlmann, ...

" Il fut un temps où le Matricule 522 comptait dans l'univers de l'élite belge. Beringen a même été le premier club limbourgeois à disputer le championnat de D1, en 1950-1951, il y a 60 ans. De très bons joueurs ont porté le maillot rouge et noir : José Bex, Julien Cools, Roger de Condé, Walter De Greef, Guy Delhasse, Leo Dolmans, Guy François, Jos Heyligen, Raymond Jaspers, Hans Kuhlmann, Paolo Lallo, Victor Lunga, AlfonsPeeters, Bozidar Ranogajec, Paolo Russo, Theo Poel, Milan Ruzic, Guido Swinnen, Wilfried Van Moer, Roko Zepina, les frères Ziembicki, etc. Le stade était situé en face de la mine. Nous avions du respect pour ce club dont de nombreux joueurs étaient des gueules noires. Au début des années 60, la houille occupait encore une place importante dans toutes les familles. Tout le monde ne se chauffait pas au gaz ou au mazout : les charbonniers avaient beaucoup de clients dans les villes. Et cet or noir venait du Limbourg et de Wallonie, Les clubs limbourgeois étaient soutenus par des charbonnages souvent dirigés par des directeurs liégeois. André Dumont était l'un deux et le stade de Genk porta longtemps son nom. Le FC Beringen doit tout à un grand président wallon : Jules Rousseau. Originaire d'Haccourt, près de Visé, il était l'éminence grise des puits limbourgeois et le patron de la mine et du club de foot de Beringen. Autrement dit, le Beringen de Poel était un peu wallon. Les Limbourgeois et les Liégeois s'entendaient bien. Ils étaient unis par la même mentalité. Quand un stopper comme le Standarman Poel était chargé de neutraliser un attaquant, c'était fait avec sobriété. Beringen était en fait un bastion anti-anderlechtois. Aux yeux des supporters de ce club, nous représentions les fonctionnaires de la capitale qui fermaient les charbonnages. Je me souviens des reportages d'un journaliste de La Meuse, Jean-Pierre Delmotte, un Liégeois établi dans le Limbourg. Il suivait régulièrement les footballeurs-mineurs de Beringen, qui descendaient dans la fosse à 6 h du matin. Ils remontaient à 14 h, dormaient 2 heures avant de prendre part à l'entraînement de 16 heures. Et sur le terrain, il y avait quelques forces de la nature qui savaient aller au charbon, je vous prie de le croire. Entraîné par Leo Canjels ou Jef Vliers, Beringen a régulièrement pris l'ascenseur entre la D1 et la D2. En 1983-1984, Beringen quitta l'élite pour la dernière fois. C'était la glissade vers le néant tandis que le Vigor Beringen accédait aux séries nationales. Le Matricule 522 était exsangue, il fusionna avec le Vigor en 2002 : le FC Beringen était hélas rayé de la carte. " NÉ EN 1941, HEYLENS FUT UN EXCELLENT BACK DROIT (67X DIABLE ROUGE, ÉQUIPE D'EUROPE 65, MONDIAL 70 AU MEXIQUE, 7 TITRES ET 3 COUPES DE BELGIQUE AVEC ANDERLECHT). COACHA UNE DOUZAINE DE CLUBS (PASSA 5 ANS AU LOSC ET FUT COACH BELGE 1984 À SERAING) PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE BILIC