Le 17 novembre 1988, les Diables Rouges font un nul blanc à Bratislava, contre ce qui s'appelle encore la Tchécoslovaquie. Jan Ceulemans et Cisse Severeyns étant indisponibles, Danny Veyt et Hans Christiaens occupent l'attaque. Pendant nonante minutes, ils courent après un ballon inaccessible. Marc Van Der Linden et Luc Nilis entrent au jeu. Ensuite, on se demande s'il n'aurait pas mieux valu faire jouer Marc Wilmots, le jeune attaquant qui faisait si forte impression en espoirs. Ou Erwin Vandenbergh, qui conservait mieux le ballon.

Mais celui-ci, une valeur sûre en pointe depuis la campagne de qualification pour l'EURO 1980, passe cette semaine internationale à s'entraîner dans son club, Lille OSC, en compagnie d'un autre ancien Diable Rouge, Philippe Desmet, sous la direction d'un entraîneur belge, Georges Heylens. À l'issue de la Coupe du Monde 1986, Vandenbergh avait la possibilité de rejoindre des clubs prestigieux mais il leur avait préféré Lille, sa proximité lui permettant de continuer à habiter en Belgique.

Nous avions effectué un reportage sur lui, intitulé " Le Belge oublié ". De nos jours, évoluer en championnat de Belgique constitue plutôt un désavantage pour un candidat international mais il y a trente ans, Vandenbergh a été écarté pour avoir jeté son dévolu sur un club étranger en dessous de son statut. Du moins, c'est ce qu'avait déclaré le sélectionneur Guy Thys à L'Équipe. Ça n'avait pas plu à la direction du club lillois, qui avait envoyé une lettre à la fédération belge, précisant qu'elle ne souhaitait plus lui céder aucun des deux footballeurs.

" Si c'est exact, je me demande pourquoi Cisse Severeyns et Stéphane Demol ont été convoqués à ce match ", relève Vandenbergh. " Pise et Bologne sont respectivement dernier et avant-dernier en Italie. " Outre Demol (Severeyns déclare forfait in extremis), Enzo Scifo (Auxerre) et Eric Gerets (PSV) sont les deux seuls Diables Rouges évoluant à l'étranger. À ce moment, Vandenbergh a inscrit sept buts et délivré cinq assists pour Lille, qui se trouve dans le ventre mou de la Ligue 1. Le 12 septembre 1990, VDB rejoue quand même, contre l'Allemagne de l'Est. Il disputera son ultime match pour la Belgique le 27 mars 1991 contre le Pays de Galles. Il obtient ses dernières sélections alors qu'il porte le maillot de... Gand. Autres temps, autres moeurs.

Le 17 novembre 1988, les Diables Rouges font un nul blanc à Bratislava, contre ce qui s'appelle encore la Tchécoslovaquie. Jan Ceulemans et Cisse Severeyns étant indisponibles, Danny Veyt et Hans Christiaens occupent l'attaque. Pendant nonante minutes, ils courent après un ballon inaccessible. Marc Van Der Linden et Luc Nilis entrent au jeu. Ensuite, on se demande s'il n'aurait pas mieux valu faire jouer Marc Wilmots, le jeune attaquant qui faisait si forte impression en espoirs. Ou Erwin Vandenbergh, qui conservait mieux le ballon. Mais celui-ci, une valeur sûre en pointe depuis la campagne de qualification pour l'EURO 1980, passe cette semaine internationale à s'entraîner dans son club, Lille OSC, en compagnie d'un autre ancien Diable Rouge, Philippe Desmet, sous la direction d'un entraîneur belge, Georges Heylens. À l'issue de la Coupe du Monde 1986, Vandenbergh avait la possibilité de rejoindre des clubs prestigieux mais il leur avait préféré Lille, sa proximité lui permettant de continuer à habiter en Belgique. Nous avions effectué un reportage sur lui, intitulé " Le Belge oublié ". De nos jours, évoluer en championnat de Belgique constitue plutôt un désavantage pour un candidat international mais il y a trente ans, Vandenbergh a été écarté pour avoir jeté son dévolu sur un club étranger en dessous de son statut. Du moins, c'est ce qu'avait déclaré le sélectionneur Guy Thys à L'Équipe. Ça n'avait pas plu à la direction du club lillois, qui avait envoyé une lettre à la fédération belge, précisant qu'elle ne souhaitait plus lui céder aucun des deux footballeurs. " Si c'est exact, je me demande pourquoi Cisse Severeyns et Stéphane Demol ont été convoqués à ce match ", relève Vandenbergh. " Pise et Bologne sont respectivement dernier et avant-dernier en Italie. " Outre Demol (Severeyns déclare forfait in extremis), Enzo Scifo (Auxerre) et Eric Gerets (PSV) sont les deux seuls Diables Rouges évoluant à l'étranger. À ce moment, Vandenbergh a inscrit sept buts et délivré cinq assists pour Lille, qui se trouve dans le ventre mou de la Ligue 1. Le 12 septembre 1990, VDB rejoue quand même, contre l'Allemagne de l'Est. Il disputera son ultime match pour la Belgique le 27 mars 1991 contre le Pays de Galles. Il obtient ses dernières sélections alors qu'il porte le maillot de... Gand. Autres temps, autres moeurs.