StéphanePauwels se définit lui-même comme carriériste, mais pas pour le plaisir de faire carrière. Plutôt pour la satisfaction de réaliser des projets. Depuis ses débuts à l'Excelsior Mouscron, lors de la première période de GeorgesLeekens au Canonnier, force est de constater que l'ancien directeur commercial des Hurlus a fait du chemin. Et pas uniquement sur la mappemonde.
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StéphanePauwels se définit lui-même comme carriériste, mais pas pour le plaisir de faire carrière. Plutôt pour la satisfaction de réaliser des projets. Depuis ses débuts à l'Excelsior Mouscron, lors de la première période de GeorgesLeekens au Canonnier, force est de constater que l'ancien directeur commercial des Hurlus a fait du chemin. Et pas uniquement sur la mappemonde. " L'Excel, c'était venu parce que je travaillais comme responsable de la communication à la commune d'Estaimpuis ", se souvient-il. " Le club cherchait quelqu'un pour s'occuper du commercial et Jean- PierreDetremmerie m'a proposé le poste. Je lui dois beaucoup, car c'est lui qui m'a mis un pied dans le football. J'avais 27 ans. J'ai connu les joies de la montée en D1, les premiers pas fracassants parmi l'élite, puis la première saison d' HugoBroos au Canonnier. Au bout de trois ans, j'ai eu la chance de rencontrer BernardLecomte, le président de Lille à l'époque, qui cherchait lui aussi quelqu'un capable de rassembler les VIP et les hommes d'affaires. De Mouscron, je suis passé au stade Grimonprez-Jooris, également comme directeur commercial dans un premier temps. Le LOSC était encore en D2. Lors de ma première saison, la montée a été loupée d'un fifrelin. VahidHalilhodzic, l'entraîneur de l'époque, s'était juré de parvenir à ses fins douze mois plus tard. Un soir, dans l'avion, au retour d'un match à Cannes, il m'a appelé à ses côtés pour me dire : - Ecoute, j'aibesoind'uncoordinateursportifpourlasaisonprochaine, est- cequecelat'intéresse ? J'ai accepté de devenir le lien entre l'entraîneur et les joueurs. La grande aventure a commencé. Lille est monté avec un boulevard d'avance. Puis, j'ai eu la chance de connaître la Ligue des Champions, la Coupe de l'UEFA et la Coupe Intertoto, trois compétitions européennes aux spécificités très distinctes. J'en ai gardé des souvenirs indélébiles et j'ai noué avec Vahid Halilhodzic des liens très étroits. Il m'appelait leBelge, et c'est une image que j'ai toujours cultivée. Vahid Halilhodzic, c'est un bourreau du travail comme j'en connais peu. En mise au vert, il lui arrivait de m'appeler à trois heures du matin : û Oùes- tu, leBelge ? J'étais dans ma chambre, évidemment. Il m'invitait à le rejoindre dans la sienne, en compagnie de ses adjoints, pour visionner la cassette d'un match. Au bout de deux heures, les adjoints s'assoupissaient. Il râlait : - Tuvois, leBelge, ilsn'ontaucunerésistance !La progression que j'ai effectuée dans ma carrière, je la dois en grande partie aux hommes que j'ai côtoyés. Que ce soient Jean-Pierre Detremmerie et Georges Leekens à Mouscron, ou Vahid Halilhodzic et le directeur PierreDreossi à Lille. Dans le nord de la France, on m'appréciait pour les vertus belges que j'incarnais : la joie de vivre, l'enthousiasme et le travail. Lorsque Vahid Halilhodzic a répondu à l'appel du président FrancisGraille (un autre ancien de Lille) au Paris Saint-Germain, il a voulu m'emmener avec lui, mais je m'étais engagé avec l'Algérie. Rien ne dit qu'un jour, je ne le rejoindrai pas. Pourquoi ai-je quitté Lille ? Après le départ de Vahid Halilhodzic, une grande partie du staff a été modifiée. ClaudePuel, avec qui j'ai travaillé pendant six mois, est un très grand entraîneur, mais en football c'est souvent une question de cycles. J'avais vécu une période euphorique de quatre ans et j'avais sans doute besoin de relever un nouveau défi. L'Algérie s'est présentée. Les Algériens se sont adressés à moi pour entrer en contact avec Vahid Halilhodzic, qu'ils souhaitaient engager comme sélectionneur, mais celui-ci avait déjà signé à Rennes et sortait d'une expérience au Raja Casablanca : il préférait rester en France. Partant de là, ils m'ont demandé si je ne connaissais pas un autre bon entraîneur, à poigne de préférence et bon organisateur. J'ai soufflé le nom de Georges Leekens. Il s'est envolé pour l'Algérie le... 24 décembre 2002. Sur place, il a constaté qu'il aurait besoin d'un adjoint. Le soir du... 31 décembre, après avoir consulté mon épouse, j'ai accepté la proposition. J'ai présenté ma démission au LOSC le 2 janvier 2003. C'était sans doute un défi un peu fou, mais plus c'est difficile, plus je suis motivé à l'idée de réussir. Il y avait là-bas un vrai projet, c'est cela qui me tentait. Et pour l'instant, je ne regrette rien ". Un retour à Mouscron est-il envisageable, à plus ou moins long terme ? " Je ne sais pas. Georges Leekens aurait bien aimé que je l'accompagne, cet été, et en a parlé à Jean-Pierre Detremmerie. Mais je n'étais pas une priorité pour l'Excel. Avant de songer à redresser le commercial et la communication, il fallait redresser le sportif, ce qui est en train de se faire. Le bourgmestre me dit souvent, avec cette touche d'humour qui lui appartient, que je suis le DavidBeckham du marketing. C'est sa manière de faire comprendre que je suis, sans doute, devenu trop cher pour le budget du club ".