Le Beerschot a coiffé OHL et remporté la première tranche. A-t-il la meilleure équipe ?

Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk) : On a pratiqué le meilleur football et marqué les plus beaux buts alors qu'OHL s'appuie surtout sur les phases arrêtées, grâce à des joueurs de grande taille comme Casagolda, Schuermans et Moore, plus des ailiers rapides, Storm et Aguemon. En début de saison, on visait le top 4, sans plus, puisqu'on était promu et qu'on avait un des plus petits budgets de la série. Celle-ci est très serrée mais on a rapidement réalisé qu'on pouvait viser plus haut, grâce à nos qualités.

Dimitri Daeseleire (OHL) : On a fait match nul deux fois contre le Beerschot. On se vaut donc. Il procède avec trois défenseurs et commet peu de fautes, grâce à son expérience : Swinkels derrière, Messoudi au milieu et Losada devant. La ligne d'attaque Losada - Placca est la meilleure de la série. En plus, ce club peut compter sur son douzième homme, comme l'Antwerp la saison passée. OHL progresse aussi. L'ambiance et la dynamique de Louvain sont fantastiques, avec un bon mix de Belges et d'étrangers.

Frédéric Frans (Lierse) : OHL et le Beerschot sont les plus forts mais les Anversois s'appuient davantage sur leur technique et leurs combinaisons. Ils possèdent les joueurs nécessaires. Messoudi et Losada émergent nettement. Ils sont expérimentés mais ils ne sont pas là pour finir leur carrière en roue libre, c'est clair. OHL mise plutôt sur la transition et exploite sa vitesse et son physique. Il développe un football plutôt britannique.

Herman Wijnants (Westerlo) : Ajoutez-y le Cercle Bruges, qui possède plus de moyens que nous, grâce à ses investisseurs étrangers. Quant au Beerschot, il poursuit sur son élan, comme nous il y a vingt ans, quand on a aligné les promotions. Mais la série est bizarre : nous avons été bons contre OHL et le Beerschot mais l'Union nous a surclassés à deux reprises.

Comme OHL, le Cercle bénéficie de moyens financiers étrangers mais il manque de régularité. Sera-t-il l'équipe à battre au second tour ?

Dylan De Belder (Cercle Bruges) : Notre objectif est clair : la montée. Donc, la première période est décevante. On a le potentiel requis, comme le prouve notre victoire 0-3 sur le terrain du Beerschot début octobre. Le niveau des séances m'a surpris, avec beaucoup de vitesse et de technique, à la française. Mais les joueurs sont encore très jeunes. La raclée prise à Louvain a plongé le noyau dans le doute. On a besoin de signer une belle série.

Dimitri Daeseleire (OHL) : Il est difficile de faire des pronostics dans une série aussi bizarre. Ces rebondissements sont amusants mais illogiques. J'attends beaucoup de Roulers et du Cercle. Ce dernier a eu de la malchance dans les moments importants et a loupé le train mais il est quand même dans le premier peloton. C'est du costaud. Comme tous les clubs de D1B, en fait. L'Union est un adversaire très pénible, par exemple : sa première ligne est très rapide, ce qui lui offre un énorme avantage sur le grand terrain du stade Roi Baudouin.

Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk) : Le Cercle recèle des talents individuels et chaque position est triplée mais il est irrégulier. Comme Roulers et le Lierse, je crois qu'il va progresser durant la seconde période sous la houlette de Franky Vercauteren.

Le Lierse a été champion mais a loupé la finale pour la montée. Maged Samy veut le vendre et il n'est plus en tête. Va-t-il se refaire ?

Frédéric Frans (Lierse) : Ne sous-estimez pas la déception provoquée par notre échec. Beaucoup de choses ont changé en été. On vise le top 4 et les PO2 mais après notre mauvais premier tour, on doit rester les pieds sur terre. J'espère être rapidement fixé sur l'avenir du club. Maged Samy ne nous laissera manquer de rien tant qu'il n'aura pas vendu le club mais on ne peut aller de l'avant qu'une fois l'avenir assuré. Il suffit de regarder le Cercle et OHL pour s'en convaincre. Et qui sait ? On profitera peut-être de la formule de la compétition ?

Julien Vercauteren (Union) : Quand je jouais au Lierse, l'Académie de Jean-Marc Guillou, à Tongerlo, lui fournissait sa base et apportait de la stabilité au club, comme cela s'était passé avec les Ivoiriens à Waasland Beveren, autrefois. J'ai l'impression que cette symbiose a disparu cet été, depuis que le Lierse a malheureusement loupé la promotion. Je suis un peu surpris, je dois dire.

Six des huit clubs de D1B sont en mains étrangères et le Beerschot Wilrijk va peut-être suivre, puisqu'il négocie avec des Saoudiens. Quel effet cela a-t-il sur la compétition ?

Dennis van Wijk (Roulers) : Le niveau s'est nettement amélioré. Le Cercle, OHL et le Beerschot possèdent énormément de classe individuelle. Les salaires et les budgets sont au niveau de la D1A. Le revers de la médaille, c'est que la D1B a perdu son rôle formateur. Les clubs alignent des valeurs établies car les matches sont devenus très importants.

Herman Wijnants (Westerlo) : Westerlo va peut-être être le seul club sans investisseur étranger. La Pro League est responsable de la situation car elle verse trop peu de droits TV à la D1B. Donc, soit on cherche un investisseur qui possède d'autres clubs et veut vendre un maximum de joueurs, soit on devient un satellite, comme OHL et le Cercle, et l'acheteur place ses hommes. Je ne suis pas surpris que Dennis Van Wijk ait quitté OHL. Idem pour les joueurs. Il suffit de voir tous les mercenaires de Monaco au Cercle... Il perd une partie de son identité et de sa continuité. Toutefois, OHL prouve qu'on peut faire autrement. Dans mes négociations avec des étrangers, je constate qu'ils posent des questions sur la formation. Ceci dit, il n'est pas normal que six des huit clubs de D1B soient en mains étrangères.

par Matthias Stockmans - photo Belgaimage

" Avec des supporters comme les nôtres, on n'a pas le choix : on doit y aller à fond. " - Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk)

Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk) : On a pratiqué le meilleur football et marqué les plus beaux buts alors qu'OHL s'appuie surtout sur les phases arrêtées, grâce à des joueurs de grande taille comme Casagolda, Schuermans et Moore, plus des ailiers rapides, Storm et Aguemon. En début de saison, on visait le top 4, sans plus, puisqu'on était promu et qu'on avait un des plus petits budgets de la série. Celle-ci est très serrée mais on a rapidement réalisé qu'on pouvait viser plus haut, grâce à nos qualités. Dimitri Daeseleire (OHL) : On a fait match nul deux fois contre le Beerschot. On se vaut donc. Il procède avec trois défenseurs et commet peu de fautes, grâce à son expérience : Swinkels derrière, Messoudi au milieu et Losada devant. La ligne d'attaque Losada - Placca est la meilleure de la série. En plus, ce club peut compter sur son douzième homme, comme l'Antwerp la saison passée. OHL progresse aussi. L'ambiance et la dynamique de Louvain sont fantastiques, avec un bon mix de Belges et d'étrangers. Frédéric Frans (Lierse) : OHL et le Beerschot sont les plus forts mais les Anversois s'appuient davantage sur leur technique et leurs combinaisons. Ils possèdent les joueurs nécessaires. Messoudi et Losada émergent nettement. Ils sont expérimentés mais ils ne sont pas là pour finir leur carrière en roue libre, c'est clair. OHL mise plutôt sur la transition et exploite sa vitesse et son physique. Il développe un football plutôt britannique. Herman Wijnants (Westerlo) : Ajoutez-y le Cercle Bruges, qui possède plus de moyens que nous, grâce à ses investisseurs étrangers. Quant au Beerschot, il poursuit sur son élan, comme nous il y a vingt ans, quand on a aligné les promotions. Mais la série est bizarre : nous avons été bons contre OHL et le Beerschot mais l'Union nous a surclassés à deux reprises. Dylan De Belder (Cercle Bruges) : Notre objectif est clair : la montée. Donc, la première période est décevante. On a le potentiel requis, comme le prouve notre victoire 0-3 sur le terrain du Beerschot début octobre. Le niveau des séances m'a surpris, avec beaucoup de vitesse et de technique, à la française. Mais les joueurs sont encore très jeunes. La raclée prise à Louvain a plongé le noyau dans le doute. On a besoin de signer une belle série. Dimitri Daeseleire (OHL) : Il est difficile de faire des pronostics dans une série aussi bizarre. Ces rebondissements sont amusants mais illogiques. J'attends beaucoup de Roulers et du Cercle. Ce dernier a eu de la malchance dans les moments importants et a loupé le train mais il est quand même dans le premier peloton. C'est du costaud. Comme tous les clubs de D1B, en fait. L'Union est un adversaire très pénible, par exemple : sa première ligne est très rapide, ce qui lui offre un énorme avantage sur le grand terrain du stade Roi Baudouin. Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk) : Le Cercle recèle des talents individuels et chaque position est triplée mais il est irrégulier. Comme Roulers et le Lierse, je crois qu'il va progresser durant la seconde période sous la houlette de Franky Vercauteren. Le Lierse a été champion mais a loupé la finale pour la montée. Maged Samy veut le vendre et il n'est plus en tête. Va-t-il se refaire ? Frédéric Frans (Lierse) : Ne sous-estimez pas la déception provoquée par notre échec. Beaucoup de choses ont changé en été. On vise le top 4 et les PO2 mais après notre mauvais premier tour, on doit rester les pieds sur terre. J'espère être rapidement fixé sur l'avenir du club. Maged Samy ne nous laissera manquer de rien tant qu'il n'aura pas vendu le club mais on ne peut aller de l'avant qu'une fois l'avenir assuré. Il suffit de regarder le Cercle et OHL pour s'en convaincre. Et qui sait ? On profitera peut-être de la formule de la compétition ? Julien Vercauteren (Union) : Quand je jouais au Lierse, l'Académie de Jean-Marc Guillou, à Tongerlo, lui fournissait sa base et apportait de la stabilité au club, comme cela s'était passé avec les Ivoiriens à Waasland Beveren, autrefois. J'ai l'impression que cette symbiose a disparu cet été, depuis que le Lierse a malheureusement loupé la promotion. Je suis un peu surpris, je dois dire. Dennis van Wijk (Roulers) : Le niveau s'est nettement amélioré. Le Cercle, OHL et le Beerschot possèdent énormément de classe individuelle. Les salaires et les budgets sont au niveau de la D1A. Le revers de la médaille, c'est que la D1B a perdu son rôle formateur. Les clubs alignent des valeurs établies car les matches sont devenus très importants. Herman Wijnants (Westerlo) : Westerlo va peut-être être le seul club sans investisseur étranger. La Pro League est responsable de la situation car elle verse trop peu de droits TV à la D1B. Donc, soit on cherche un investisseur qui possède d'autres clubs et veut vendre un maximum de joueurs, soit on devient un satellite, comme OHL et le Cercle, et l'acheteur place ses hommes. Je ne suis pas surpris que Dennis Van Wijk ait quitté OHL. Idem pour les joueurs. Il suffit de voir tous les mercenaires de Monaco au Cercle... Il perd une partie de son identité et de sa continuité. Toutefois, OHL prouve qu'on peut faire autrement. Dans mes négociations avec des étrangers, je constate qu'ils posent des questions sur la formation. Ceci dit, il n'est pas normal que six des huit clubs de D1B soient en mains étrangères. par Matthias Stockmans - photo Belgaimage" Avec des supporters comme les nôtres, on n'a pas le choix : on doit y aller à fond. " - Mo Messoudi (Beerschot Wilrijk)