Le succès est enivrant. Ces dernières années, le Bayern est devenu un habitué des quarts de finale -au moins- de la Ligue des Champions. Or, il risque de ne pas se qualifier pour le deuxième tour de cette épreuve, alors même qu'il aligne cette saison "sa meilleure équipe de tous les temps", selon le Kicker. Ces 15 dernières saisons, les Bavarois ont participé au bal des Champions et à la C1 à dix reprises. Le recordman allemand a atteint les...

Le succès est enivrant. Ces dernières années, le Bayern est devenu un habitué des quarts de finale -au moins- de la Ligue des Champions. Or, il risque de ne pas se qualifier pour le deuxième tour de cette épreuve, alors même qu'il aligne cette saison "sa meilleure équipe de tous les temps", selon le Kicker. Ces 15 dernières saisons, les Bavarois ont participé au bal des Champions et à la C1 à dix reprises. Le recordman allemand a atteint les quarts de finale à trois reprises, les demi-finales quatre fois. Il a perdu deux finales et en a gagné une. Ce palmarès lui confère évidemment un rôle de favori. "On perd le sens des réalités lorsqu'il s'agit du Bayern. Quand vous gagnez, vous êtes un héros. Dans les autres cas, vous êtes le dernier des ratés", a déclaré Kahn. "Rééditer les résultats des quatre dernières saisons est utopique. Une équipe doit évoluer, ce qui requiert du temps. Evidemment, on ne nous en accorde jamais", a-t-il martelé, en réponse aux critiques de Karl-Heinz Rummenige, qui a constaté que trop de joueurs étaient en dessous de leur niveau. Rummenige a effectué ce commentaire suite aux mauvais résultats du Bayern en Ligue des Champions car en Bundesliga, il n'a perdu des points que face à Leverkusen. Sa défaite 1-2, face à un adversaire en infériorité numérique, lui a déjà valu une volée de bois vert. Uli Hoeness, le manager, avait déclaré apprécier le football artistique de son équipe, quelques semaines avant ce revers. Il est revenu sur ses compliments: "Depuis que j'ai parlé de ballet, les joueurs ne pensent plus qu'à produire un beau football. Ce phénomène, inconscient, est subversif. Ils doivent comprendre de quoi il s'agit: courir, courir et encore courir. Aussi longtemps que les autres équipes ont assez de forces pour courir comme des lapins, il faut les contenir. Sinon, notre suprématie technique est inutile", a-t-il expliqué au Süddeutsche Zeitung. Malgré ces mises en garde, le résultat face à Milan a été négatif. Le Bayern a essuyé son deuxième revers consécutif sur ses terres, où il est réputé invincible. "Pour espérer nous qualifier, nous aurons besoin d'un miracle", s'est exclamé le président, Franz Beckenbauer. "Nous devons à tout prix nous racheter car il est simplement impensable pour un club comme le nôtre d'être éliminé à ce stade (F. Vanheule)