Ces dernières années, la Coupe Intercontinentale avait souvent souri aux clubs sud-américains. Ceux-ci y attachent plus d'importance que les clubs européens: ils y voient une opportunité d'acquérir du prestige face à un ténor du Vieux Continent dont la réputation n'est plus à faire et qui considère souvent le long voyage à Tokyo comme une simple obligation lucrative tombant mal à propos en plein milieu de la campagne de Ligue ...

Ces dernières années, la Coupe Intercontinentale avait souvent souri aux clubs sud-américains. Ceux-ci y attachent plus d'importance que les clubs européens: ils y voient une opportunité d'acquérir du prestige face à un ténor du Vieux Continent dont la réputation n'est plus à faire et qui considère souvent le long voyage à Tokyo comme une simple obligation lucrative tombant mal à propos en plein milieu de la campagne de Ligue des Champions. Mardi passé, les Argentins de Boca Juniors -qui remettaient leur titre en jeu après leur victoire 3-2 face au Real Madrid l'an passé- ne sont toutefois pas parvenus à conserver leur trophée. Ils ont été battus 1-0 après prolongations par le Bayern Munich. Le match s'est longtemps traîné en longueur. Après l'exclusion de Delgado à la 45e minute, Boca Juniors a surtout cherché à préserver ses filets inviolés afin de spéculer sur les tirs au but, un exercice dans lequel son gardien Cordoba s'est souvent mis en évidence. Les Allemands ont donc dominé sans pour autant parvenir à trouver l'ouverture. Jusqu'à la 109e minute et le but du défenseur ghanéen Sammy Kuffour, consécutif à un corner. Une belle satisfaction pour ce joueur qui avait pleuré à chaudes larmes au terme de la finale de Ligue des Champions perdue face à Manchester United en 1999 dans des circonstances rocambolesques. Depuis, Kuffour a pris sa revanche. C'est la deuxième fois que le Bayern Munich remporte ce trophée après son succès conquis en 1976 face aux Brésiliens de Cruzeiro. Pour l'entraîneur argentin Carlos Bianchi, l'aventure avec Boca Juniors pourrait s'arrêter là. L'ancien joueur du Stade de Reims et du PSG est considéré par beaucoup comme le meilleur entraîneur sud-américain depuis qu'il a conquis le titre et la Copa Libertadores avec le modeste club de Velez Sarsfield, en 1994. A l'époque, un certain José Luis Chilavert défendait les buts de Velez. C'est précisément celui-ci qui a soufflé le nom de Carlos Bianchi aux responsables de la fédération paraguayenne dans l'optique de la Coupe du Monde 2002. Bianchi serait très tenté par cette mission de six mois. Il a promis de donner sa réponse après la Coupe Intercontinentale. Bientôt, donc.