Le premier trophée espagnol est attribué aujourd'hui. Deux géants s'affrontent à Mestalla, le stade de Valence : le Real et le Barça, dont l'entraîneur, Tata Martino, peut enlever un premier prix. Cela ne lui ferait pas de tort car l'Argentin a essuyé pas mal de contrecoups durant sa première saison, dont l'élimination en Ligue des Champions, par exemple.
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Le premier trophée espagnol est attribué aujourd'hui. Deux géants s'affrontent à Mestalla, le stade de Valence : le Real et le Barça, dont l'entraîneur, Tata Martino, peut enlever un premier prix. Cela ne lui ferait pas de tort car l'Argentin a essuyé pas mal de contrecoups durant sa première saison, dont l'élimination en Ligue des Champions, par exemple. La saison des Catalans est parsemée de scandales, au demeurant. On citera, pêle-mêle, le transfert contesté, car trop cher, de Neymar, le changement de président, l'amende fiscale infligée à Messi, par ailleurs très discret dans les récents duels contre l'Atletico, l'interdiction mondiale de transferts suite à des malversations dans le recrutement de jeunes et le départ en fin de saison de deux monuments du club, Victor Valdes et Carles Puyol. Les deux hommes ont d'ailleurs fait comprendre que tout n'était pas rose au Barça. Est-ce la fin d'une ère ? Contre le Real, l'attaque constituera sans doute la meilleure défense car les Catalans ont des problèmes dans ce compartiment. L'interdiction de transferts, si elle est maintenue, tombe vraiment mal. Le Barça a d'abord un sérieux problème de gardiens. Victor Valdes s'est blessé aux ligaments croisés du genou juste avant le derby contre l'Español. C'est très malvenu pour lui : âgé de 32 ans, il va rater ce qui aurait été son premier Mondial et, en plus, il doit chercher un nouveau club. Le Barça, lui, est privé de son coaching. La technique de frappe du gardien est essentielle pour la dernière ligne et la relance du jeu. Il est disposé à le conserver et lui a même soumis une proposition de contrat qui reste valable malgré la blessure du gardien mais celui-ci ne veut pas signer. Le Barça doit donc se rabattre sur José Manuel Pinto, un gardien de 38 ans excellent contre l'Atletico mais dont le contrat ne sera pas reconduit. Pinto est arrivé en Catalogne en 2008, pour six mois, alors que le deuxième gardien, Jonquera, était gravement blessé, mais il est resté. Il est meilleur qu'on ne le pense, insiste le Barça, qui lui a permis de conserver son rythme dans les matches de Coupe d'Espagne. Cette finale n'est pas une primeur pour lui puisqu'il en a déjà gagné deux. Toutefois, l'interdiction de transfert empêche le Barça d'enrôler le gardien de ses rêves, Marc-André Ter Stegen, qui évolue au Borussia Mönchengladbach. Barcelone tente de faire lever l'interdiction mais s'il échoue, il a encore un gardien, le numéro trois, Oier Olazabal, âgé de 24 ans, et qui mesure 1m89. La défense pose problème aussi, depuis que Carles Puyol a annoncé qu'il raccrochait, alors que son contrat est encore valable deux ans. Puyol reste vague quant à son avenir : va-t-il vraiment arrêter ou évoluer à un niveau inférieur ? Il affirme en tout cas que ses blessures ne lui permettent plus d'évoluer au plus haut niveau. Ses blessures l'empêchaient déjà de jouer pleinement son rôle et son départ ne sera pas ressenti aussi cruellement qu'il y a trois ou quatre ans mais le Barça s'est tiré une balle dans le pied en ne cherchant pas à temps un successeur. Il y a deux ans, Tita Vilanova avait déjà demandé le recrutement de Thiago Silva mais la direction lui a préféré Alex Song, réserviste de luxe. Tata Martino n'a recruté personne, hormis Neymar, et maintenant, il ne le peut plus. Marc Bartra va être confronté au duo Piqué-Mascherano... La manière dont Dani Alves se soigne soulève de plus en plus de questions et le Barça doit également assurer la relève de Xavi. Thiago Alcantara semblait être son héritier naturel mais PepGuardiola l'a emmené au Bayern... PAR PETER T'KINT