La défaite du FC Barcelone au Bétis Séville la semaine précédente, conjuguée à l'ample victoire 6-1 du Real Madrid face à Albacete qui avait ramené les joueurs de MarianoGarciaRemon à quatre points des leaders, avait donné des allures de tournant au classique du football espagnol. Mais samedi, les Catalans ont remis les pendules à l'heure en s'imposant sans discussion : 3-0.
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La défaite du FC Barcelone au Bétis Séville la semaine précédente, conjuguée à l'ample victoire 6-1 du Real Madrid face à Albacete qui avait ramené les joueurs de MarianoGarciaRemon à quatre points des leaders, avait donné des allures de tournant au classique du football espagnol. Mais samedi, les Catalans ont remis les pendules à l'heure en s'imposant sans discussion : 3-0. Le match a pris tournure après le but d'ouverture de SamuelEto'o à la 28e minute, consécutif à une mésentente grossière entre RobertoCarlos et le gardien IkerCasillas. Par la suite, GiovannivanBronckhorst et Ronaldinho (sur penalty) ont alourdi l'addition. " Et le score aurait encore pu être plus sévère ", souligne Samuel Eto'o. Seule ombre au tableau idyllique du Barça : HenrikLarsson a dû quitter le terrain à la 72e minute, victime d'une distension des ligaments du genou gauche. " Si on continue à jouer de cette manière, on ne perdra pas beaucoup de matches ", estime le capitaine du FC Barcelone, CarlosPuyol. Mais FrankRijkaard, en bon entraîneur, tient à prévenir toute euphorie et a déjà mis ses joueurs en garde. " Il est bien trop tôt pour parler du titre ", affirme-t-il. " On a recreusé un écart de sept points, mais il faut à tout prix éviter de tomber dans l'excès de confiance. Ce serait la meilleure manière de perdre le championnat ". Il n'empêche : Frank Rijkaard est satisfait de ses troupes. " Il y avait toujours plus de joueurs barcelonais que de joueurs madrilènes autour du ballon. Ce fut l'une des clefs du match. L'autre fut la neutralisation de Ronaldo. Pris en tenaille entre Puyol et Oleguer, il n'a jamais pu être servi comme il l'affectionne ". Beau joueur, l'attaquant brésilien du Real Madrid admettait sportivement la défaite. " C'est dur pour nous, mais Barcelone a mérité sa victoire ". (D. Devos) L'ESPAGNE a battu l'Angleterre 1-0, mercredi passé en match amical à Madrid, sur un but du défenseur de Bilbao DelHorno. Mais, au-delà du match, on retiendra surtout les cris racistes qui sont partis des tribunes à chaque fois qu'un joueur anglais de couleur touchait le ballon. Malgré les excuses de la fédération, l'incident fait scandale. Le sélectionneur LuisAragonés est également dans le collimateur. Il avait déjà attisé le feu par des déclarations très maladroites durant la semaine précédant le match et on se souvient que, durant la préparation d'Espagne-Belgique, il avait tenté de " motiver " JoséAntonioReyes en lui disant : - Faismieuxquecenoir !, le " noir " en question étant son coéquipier d'Arsenal, ThierryHenry. Une procédure disciplinaire pourrait être ouverte à son encontre. UNDIANO MALLENCO a sifflé, à 31 ans, son premier Barcelone-Real Madrid. Il est le grand espoir de l'arbitrage espagnol. BUTEURS : 1. Eto'o (Barcelone) 10 buts ; 2. Rodriguez (Espanyol) 7 ; 3. Urzaiz (Bilbao), Villa (Saragosse) 6 ; 5. Di Vaio (Valence) 5. D.Devos