Après nos visites des stades jumeaux d'Ankara ( cf le Sport Foot Magazine du 20 juin dernier), nous prenons la direction du nord et du littoral de la mer Noire. 400 kilomètres faits de routes en relativement bon état,... bien qu'il faille toujours se méfier, le gros nid de poule n'étant jamais bien loin.
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Après nos visites des stades jumeaux d'Ankara ( cf le Sport Foot Magazine du 20 juin dernier), nous prenons la direction du nord et du littoral de la mer Noire. 400 kilomètres faits de routes en relativement bon état,... bien qu'il faille toujours se méfier, le gros nid de poule n'étant jamais bien loin. Le stade de cette ville (au nom particulier faisant penser à une marque japonaise bien connue de matériel Hi-fi), est facile à trouver, les pylônes nous indiquant la voie à suivre. Un chemin qui nous propose la traversée de quartiers d'une pauvreté extrême, bordé de bidonvilles ou d'immeubles dans un état de délabrement à peine croyable. Nous nous adressons au concierge, lequel ne parle pas un mot d'anglais. C'est donc le moment de sortir notre lettre traduite, laquelle semble avoir le même effet qu'à Ankara : multiples coups de téléphone, attente interminable et petit tour dans la voiture du brave homme qui nous emmène finalement au centre d'entraînement du club, situé à même pas deux kilomètres, juste en bord de mer. Et c'est donc reparti pour un tour des bureaux, toujours avec une amabilité sans faille et agrémenté de tasses de thé. Néanmoins, le responsable semble plus réticent que celui de la veille : l'enceinte subit des aménagements (on rajoute un étage au-dessus de l'une des tribunes latérales) et le gaillard ne veut pas que des photographies d'un stade en travaux soient publiées. Nous avons beau tenter de le sensibiliser à nos kilomètres parcourus, rien n'y fait, il nous sort de son imprimante des photos inutilisables. Heureusement, notre chauffeur semble, lui, plus réceptif à nos arguments et finit par nous emmener au service des sports de la ville et par nous autoriser quelques clichés, non sans préciser que nous ne pouvons diriger notre objectif en direction du chantier. Lequel, au vu des... deux ouvriers occupés à clouer les coffrages, risque de ne pas se terminer de sitôt (dans cette attente, la capacité est de 13.500 places) ! Outre le fait de porter le nom très fréquent là-bas de 19 Mayis, la fête du sport qui prend ici une importance toute particulière puisque c'est à Samsun qu' Atatürk débarqua le 19 mai 1919 pour organiser la résistance du peuple turc, nous sommes en présence d'un style d'enceinte assez courant en Turquie. A savoir de forme ovale, garnie de deux haies entre la sortie des vestiaires et la pelouse et couverte d'un toit assez bas (ce n'est évidemment pas de la pluie dont il est censé prioritairement protéger les spectateurs) et plat. Quant au bâtiment comprenant l'entrée officielle, à défaut d'être beau, il est surmonté d'une coiffe de circonstance : un demi-ballon géant. Le palmarès de cette équipe qui évolue aujourd'hui en seconde division et où joua jadis Michel Ngonge, ne renseigne qu'une finale de coupe nationale perdue en 1988 contre Sakaryaspor. par rudi katusic