Pourquoi cette réorientation ?

J'ai 51 ans, je prenais du plaisir dans mon métier, mais j'ai voulu tenter autre chose. Je vais occuper le poste pendant six mois et un bilan sera effectué. Peut-être que la RTBF ne sera pas satisfaite de mon apport ou que je n'aurai pas trouvé ce que je cherchais... En attendant, je veux transférer la créativité qui m'animait en télé à cette nouvelle fonction. Le web représente un gros chantier. J'ai la chance de travailler avec des collègues dynamiques, qu'ils viennent de la télé, du web ou de la radio.

Avec le confinement, vous êtes entré dans le vif du sujet : le site sport est devenu l'une de vos dernières vitrines...

J'ai eu un horaire de malade les deux premières semaines de confinement. Il y a eu beaucoup d'interrogations sur ce qu'on allait faire. On a d'abord eu l'idée de lancer un catalogue d'archives et d'autres projets ont germé, comme la création de fictions, avec des textes décrivant les événements comme s'ils avaient eu lieu (la victoire de Gilbert à Milan-Sanremo, le déroulement des play-offs 1,...). On s'est vite rendu compte qu'il restait pas mal de sujets d'actualité à traiter, avec le report des compétitions et les incidences sur les sportifs. Contrairement à ce que les gens pensent, nous ne sommes pas au repos...

Quels sont vos projets ?

Nous ne sommes nulle part en ce qui concerne les podcasts. J'aimerais développer un journal digital quotidien, qu'on diffuserait aussi sur les réseaux sociaux. C'est là qu'on doit aller chercher le public. La télé traditionnelle fonctionne grâce aux directs, avec notamment les événements sportifs, et l'actualité, comme le coronavirus l'a montré. Le Week-end Sportif garde ses parts de marché, mais son audience s'effrite depuis dix ans. Aujourd'hui, le public consomme le sport sur son smartphone et sa tablette. Il est possible de développer des contenus spécifiques pour le digital. On a lancé des Insta Live la semaine dernière, avec Thomas Meunier, Thierry Neuville, Romeo Elvis, etc.

J'aimerais développer des podcasts et un journal digital quotidien. " Laurent Bruwier

Le confinement provoque-t-il une hausse des visites ?

Normalement, cette période de l'année aurait dû être riche : classiques cyclistes, play-offs 1, reprise de la F1... Au début, la fréquentation a été en chute libre. Mais quand on a mis les archives en ligne, le nombre de visites a doublé. Lorsque Thierry Luthers écrit un article sur les problèmes de licence d'Anderlecht ou la cinquième place du Standard en championnat, il est vu entre 60.000 et 70.000 fois.

Pourquoi cette réorientation ? J'ai 51 ans, je prenais du plaisir dans mon métier, mais j'ai voulu tenter autre chose. Je vais occuper le poste pendant six mois et un bilan sera effectué. Peut-être que la RTBF ne sera pas satisfaite de mon apport ou que je n'aurai pas trouvé ce que je cherchais... En attendant, je veux transférer la créativité qui m'animait en télé à cette nouvelle fonction. Le web représente un gros chantier. J'ai la chance de travailler avec des collègues dynamiques, qu'ils viennent de la télé, du web ou de la radio. Avec le confinement, vous êtes entré dans le vif du sujet : le site sport est devenu l'une de vos dernières vitrines... J'ai eu un horaire de malade les deux premières semaines de confinement. Il y a eu beaucoup d'interrogations sur ce qu'on allait faire. On a d'abord eu l'idée de lancer un catalogue d'archives et d'autres projets ont germé, comme la création de fictions, avec des textes décrivant les événements comme s'ils avaient eu lieu (la victoire de Gilbert à Milan-Sanremo, le déroulement des play-offs 1,...). On s'est vite rendu compte qu'il restait pas mal de sujets d'actualité à traiter, avec le report des compétitions et les incidences sur les sportifs. Contrairement à ce que les gens pensent, nous ne sommes pas au repos... Quels sont vos projets ? Nous ne sommes nulle part en ce qui concerne les podcasts. J'aimerais développer un journal digital quotidien, qu'on diffuserait aussi sur les réseaux sociaux. C'est là qu'on doit aller chercher le public. La télé traditionnelle fonctionne grâce aux directs, avec notamment les événements sportifs, et l'actualité, comme le coronavirus l'a montré. Le Week-end Sportif garde ses parts de marché, mais son audience s'effrite depuis dix ans. Aujourd'hui, le public consomme le sport sur son smartphone et sa tablette. Il est possible de développer des contenus spécifiques pour le digital. On a lancé des Insta Live la semaine dernière, avec Thomas Meunier, Thierry Neuville, Romeo Elvis, etc. Le confinement provoque-t-il une hausse des visites ? Normalement, cette période de l'année aurait dû être riche : classiques cyclistes, play-offs 1, reprise de la F1... Au début, la fréquentation a été en chute libre. Mais quand on a mis les archives en ligne, le nombre de visites a doublé. Lorsque Thierry Luthers écrit un article sur les problèmes de licence d'Anderlecht ou la cinquième place du Standard en championnat, il est vu entre 60.000 et 70.000 fois.