Malgré son bon bilan, le départ de l'entraîneur brésilien Ricardo pour Monaco avait soulagé l'ensemble du noyau bordelais. Pour le remplacer, la direction girondine avait misé sur un novice : Laurent Blanc. Il n'avait certes jamais entraîné une équipe professionnelle mais son charisme et son expérience de joueur valaient bien la meilleure carte de visite.
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Malgré son bon bilan, le départ de l'entraîneur brésilien Ricardo pour Monaco avait soulagé l'ensemble du noyau bordelais. Pour le remplacer, la direction girondine avait misé sur un novice : Laurent Blanc. Il n'avait certes jamais entraîné une équipe professionnelle mais son charisme et son expérience de joueur valaient bien la meilleure carte de visite. Trois mois plus tard, le Président a donc réussi son examen de passage. Avec sept victoires, quatre partages et trois défaites, Bordeaux a accroché le bon wagon européen. Tout cela en imposant un turnover efficace. Car le noyau recèle bien plus de richesses que ne le laissait supposer la préparation. Mine de rien, Bordeaux est le troisième club à avoir le plus investi à l'entre-saison. Avec 20,2 millions d'achat, les Girondins se classent derrière Lyon (33,5 millions d'euros) et Marseille (27,5 millions) et cela a fonctionné. Souleymane Diawara (ex-Charlton, transféré pour 3,5 millions) est un roc sur lequel les déferlantes adverses viennent se fracasser ; David Bellion (ex-Nice, transféré pour 2 millions) talonne Karim Benzema au classement des buteurs avec dix goals en quatorze matches. Il s'affirme de plus en plus comme le finisseur qui manquait à Bordeaux depuis le départ de Pauleta vers Paris. Quant à Alou Diarra (ex-Lyon, transféré pour 7,7 millions) il a rapidement trouvé ses marques dans l'entrejeu. Le Bordeaux 2007-2008, c'est donc un savant dosage entre transferts réussis, anciens performants (A 35 ans, Ulrich Raméréussit une des meilleures saisons de sa riche carrière) et jeunes du cru. 36 % des joueurs du noyau viennent du centre de formation avec des nouvelles pousses comme Gabriel Obertan (attaquant) ou Florian Marange (défenseur). Les succès actuels sont basés sur le plaisir retrouvé. " On savait qu'avec Laurent Blanc, le jeu allait reprendre ses droits et c'est ce qui s'est passé. Il a insisté pour que l'on joue à terre. On a même eu droit à de nombreuses séances d'entraînement, des petits jeux au cours desquels il était interdit de jouer en l'air ", explique Johan Micoud. MATT MOUSSILOU, l'ancien attaquant de Lille et Nice, actif à Marseille depuis quelques mois, n'en finit plus de dégringoler. Lui qui était considéré comme un grand espoir lorsqu'il officiait au LOSC, vient d'être prêté par l'OM au club qatari d'Al Arabi Doha. MARSEILLE compte pallier ses carences défensives en rapatriant des joueurs prêtés cet été, comme l'Argentin Renato Civelli (Gimnasia La Plata) ou Garry Bocaly (Libourne-Saint-Seurin). DJIBRIL CISSE, l'attaquant de Marseille, a lancé un gros coup de gueule contre la presse qu'il accuse d'acharnement. Depuis deux matches, l'avant a cédé sa place de titulaire à Mamadou Niang. GERVAIS MARTEL, le président de Lens, a payé le salaire de septembre à Guy Roux alors qu'il l'avait limogé fin août. LA FRANCE s'est qualifiée pour l'Euro 2008, profitant de la victoire des Italiens en Ecosse (1-2). Raymond Domenech devient le premier entraîneur français à réussir à qualifier les Bleus pour deux compétitions d'affilée. En attendant, il a une nouvelle fois envenimé ses relations avec l'Italie en déclarant que, " pour une fois, les Italiens avaient décidé de jouer au football ". " Qu'il n'avait pas regardé le match " et " Qu'il aurait préféré jouer un match à enjeu en Ukraine ". Les supporters et les sponsors n'étaient pas de son avis. LILIAN THURAM, le défenseur de Barcelone, avait annoncé qu'il prendrait sa retraite internationale en cas d'élimination. Une fois la qualification acquise, il s'est mis à la disposition du groupe pour l'Euro. STéPHANE VANDE VELDE