1. Pourquoi n'as-tu pas réussi en Angleterre ? Le niveau était-il trop élevé ? Tu as commis des erreurs, Outre-Manche, comme à Ostende ou à La Haye ?
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1. Pourquoi n'as-tu pas réussi en Angleterre ? Le niveau était-il trop élevé ? Tu as commis des erreurs, Outre-Manche, comme à Ostende ou à La Haye ? J'ai eu la malchance d'arriver à chaque fois dans des clubs qui se trouvaient dans une spirale négative. Prenons Leeds : j'ai été immédiatement titularisé et j'ai disputé un bon premier match contre Millwall, devant ma famille et mes amis, tous présents dans la tribune. Mon ressenti était fantastique malgré la défaite 3-4. L'ambiance dans ce stade comble... J'ai pensé : " Pourvu que ça dure... " Malheureusement, le club a changé d'entraîneur peu après ( Paul Heckingbottom a remplacé Thomas Christiansen, ndlr) et le nouveau ne m'appréciait pas. J'ai fait banquette, puis j'ai été loué à Ostende, mais là aussi les résultats étaient mauvais. Il est difficile de s'imposer dans ces conditions. 2. Ton transfert n'a pas suscité l'enthousiasme de tous les supporters de Zulte Waregem. Comment vas-tu convaincre les sceptiques, après deux années difficiles ? Ce n'est pas le désir de convaincre les gens qui me motive. De toute façon, en football, on ne peut jamais plaire à tout le monde. On est un demi-dieu quand on a du succès, mais dès qu'on traverse une période difficile, ceux qui vous ont adulé vous laissent tomber. Je veux surtout récompenser Zulte Waregem pour sa confiance. Tous les ingrédients sont réunis pour réussir, je veux retrouver le plaisir de jouer et redevenir le meilleur Laurens De Bock. C'est pour tout ça que je vais me battre. Après le confinement, j'accusais un sérieux retard de condition, mais j'ai travaillé d'arrache-pied ces trois dernières semaines avec le préparateur physique Bram De Winne, y compris individuellement. Pendant mes jours de congé, je me suis astreint à des séances de course supplémentaires. Je ne suis pas encore à 100%, mais je n'en suis plus très éloigné. J'ai déjà tenu la totalité du match contre Genk, sans forcer, malgré la canicule. 3. Leeds, auquel tu es encore lié pendant deux ans, paie une grosse partie de ton salaire. Tu ne risques donc pas de voir ton salaire diminuer fortement à court terme. N'est-ce pas un frein à ta motivation ? Évidemment, gagner beaucoup est agréable. Le football est mon métier, en fin de compte. Mais je n'ai jamais été motivé par l'argent. À l'époque, j'avais également la possibilité d'aller jouer en Russie, où j'aurais gagné encore plus, mais je n'ai pas accepté. 4. Tu serais prêt à achever ta carrière à Zulte Waregem dans dix ans, à l'âge de 37 ans ? Peut-être. D'un autre côté, en football, on ne peut jamais savoir où on va se retrouver. Tout ce que je sais, c'est que je peux devenir très heureux ici. Et j'ai appris que quand on se plaît quelque part, il ne faut pas nécessairement aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte. Il faut se satisfaire de ce qu'on a, sans perdre son ambition. Je me sens aussi mieux dans un environnement familier, proche de mon foyer, de ma famille et de mes amis. Je ne me sentais pas seul en Angleterre, pas du tout, mais sur le plan humain, je suis plus heureux en Belgique et ça se traduit sur le terrain. 5. Les deux nouveaux adjoints de Zulte Waregem, Davy De fauw et Timmy Simons, ont été tes coéquipiers au Club Bruges. Dans quelle mesure cela t'a-t-il aidé ? Nos rapports sont différents, compte tenu de leur nouvelle fonction, mais ils connaissent très bien mes qualités, y compris humaines. De même que Francky Dury, ils m'ont bien aidé à m'intégrer au système de jeu, lequel me convient parfaitement, puisque je suis un arrière gauche offensif. Il n'a fallu que quelques semaines pour rôder ma collaboration avec Olivier Deschacht, qui joue à gauche de l'axe défensif, et que je connais aussi depuis longtemps. Nous communiquons bien et nous sommes très complémentaires, car Olivier me couvre parfaitement, grâce à son brillant jeu de position. Donc, ça promet.