" Que Nafi Thiam vienne. J'ai hâte d'être au meeting de Paris, le 30 juin, car nous allons nous affronter ", a déclaré Maria Lasitskene peu après le nouveau record personnel établi par notre compatriote à l'heptathlon de Götzis, signant du même coup la meilleure performance de l'année et le record du saut en heptathlon : 2m01, soit trois centimètres de plus ...

" Que Nafi Thiam vienne. J'ai hâte d'être au meeting de Paris, le 30 juin, car nous allons nous affronter ", a déclaré Maria Lasitskene peu après le nouveau record personnel établi par notre compatriote à l'heptathlon de Götzis, signant du même coup la meilleure performance de l'année et le record du saut en heptathlon : 2m01, soit trois centimètres de plus que la légère Russe -58 kilos pour 1m80- à Shanghai, en Diamond League. La Russe, qui concourt sous drapeau neutre, a réagi au meeting de Rome. Elle a sauté un centimètre plus haut que Thiam et a obtenu sa 40e victoire d'affilée, une de plus que Javier Sotomayor, le tenant masculin du record. Quelques jours plus tard, à Hengelo, elle a été encore plus haut (2m03), arrachant sa 41e victoire. Avec un record personnel de 2m06, établi l'année passée à Lausanne et compte tenu de sa forme, le record du monde de la Bulgare Stefka Kostadinova (2m09), établi en 1987, ne semble plus inaccessible. La double championne du monde (2015, 2017), âgée de 25 ans, est invaincue depuis juillet 2016. Elle était la favorite des Jeux de Rio mais l'affaire de dopage en Russie l'a privée des Jeux. Deux heures après que la cour d'arbitrage du sport à Lausanne a repoussé l'appel de la fédération russe d'athlétisme, elle franchissait la barre des deux mètres, trois centimètres plus haut que l'Espagnole Ruth Beitia, sacrée championne olympique. " C'est une profonde injustice ", ne cesse-t-elle de clamer. Sans cette suspension, qui l'a privée de meetings à l'étranger jusqu'en mai 2017, elle présenterait une liste de victoires encore plus longue. Toutefois, elle ne battra pas de record en la matière. D'après l'IAAF, la sauteuse en hauteur roumaine Iolanda Balas, championne olympique en 1960 et 1964, est restée invaincue 140 compétitions de suite.