Après deux transferts relativement modestes au FC Brussels et à Mons, Landry Dimata tire enfin le gros lot, au printemps 2014, quand il signe au Standard. A l'origine du transfert, Christophe Dessy, le responsable de la formation à Liège, auparavant actif au Tondreau pendant quelques années. Alors que son club a promis à Dimata, âgé de seize ans, qu'il pourra entamer la saison 2014-2015 dans le noyau A, Dessy ne doit même pas insister pour convaincre le joueur et sa famille de rejoindre Sclessin.

Dimata doit intégrer les U19 ? Un détail. " Le projet humain était plus important que l'aspect sportif. Landry avait atteint un âge qui lui permettait de quitter le cocon familial ", explique Christophe Dessy. " Déjà à l'époque, il possédait tous les atouts nécessaires à une carrière professionnelle. Il était émotionnellement stable et très autonome. "

Dimata se fait rapidement remarquer au Standard. En dehors du terrain. Lionel Vitrant, l'entraîneur des U19, découvre un aspect de la personnalité de son nouveau poulain durant un trajet en auto de Saint-Trond au Borinage. " Nous disputions notre premier match de préparation contre le STVV et à son terme, j'ai ramené Landry et un de ses amis à Mons. Un moment donné, Landry, assis à l'arrière, a demandé la permission d'utiliser mon gsm.

Il n'avait plus de crédit et voulait joindre sa mère, pour qu'elle vienne le chercher. Après quelques minutes, j'ai réalisé qu'il ne parlait pas à sa mère mais à sa copine... Nous nous connaissions à peine mais ça ne l'a pas empêché de téléphoner une demi-heure sur mon compte. C'était typique de Landry ! "

Cette anecdote marque le début d'une saison folle pour Dimata, en U19, avec MartinRemacle, Achraf Achaoui, Ahmed El Messaoudi, Jonathan Okita, Casper De Norre, Hugo Cuypers et les frères Ryan et Sammy Mmaee. Un mélange coloré de Liégeois, Limbourgeois et Bruxellois qui enlève le titre les doigts dans le nez, devant Genk.

Les Fab Four

Vitrant et ses garçons gagnent 21 de leurs 22 matches de championnat et marquent plus de 112 buts. Certains adversaires quittent le terrain rouges de honte, les larmes aux yeux. Vitrant s'applique à apprendre à ses footballeurs à rester modestes en toutes circonstances. Dimata et consorts puisent leur motivation dans le fait qu'ils sont susceptibles d'être repris à tout moment pour un match ou une séance en U21.

" Nous gagnions souvent par cinq buts d'écart. C'était le tarif habituel ", sourit Casper De Norre, qui en est alors à sa seconde saison au Standard. " Les U19 constituent une catégorie d'âge spéciale. Beaucoup de clubs, surtout les petits, font passer ces joueurs en espoirs. Pas chez nous. Nos adversaires étaient un rien plus jeunes et nous avions d'excellents automatismes. C'est pour ça que la différence était si marquée. "

L'abondance de talents offensifs oblige l'entraîneur à procéder en 4-4-2. Le quatuor le plus avancé, composé de Dimata, Cuypers (Ergotelis), Okita (NEC Nimègue) et Ryan Mmaee (AGF Aarhus) fait peur à toutes les équipes. Les membres de ce Fab Four se disputent le titre de meilleur buteur, une lutte que Cuypers gagner de justesse devant Ryan Mmaee.Dimata, lui, inscrit 22 buts et donne 36 assists.

" J'avais en mains une machine de guerre ", se souvient Vitrant. " Landry était le leader de l'attaque. Faute de pur ailier gauche, je le postais souvent sur le flanc. Il prenait aisément la mesure de son homme et ses passes étaient de bonne qualité. Jouer le long de la ligne n'était donc pas une punition à ses yeux mais plutôt une manière d'accroître sa polyvalence. "

Le plus complet

Dimata est de loin l'attaquant le plus complet de l'équipe. Un titulaire fait défaut dans l'entrejeu ? Dimata pallie l'absence. Martin Remacle se rappelle un match Standard-Brussels, avant qu'ils ne se retrouvent au Sart-Tilman. " J'étais déjà au Standard et Landry au Brussels. L'entraîneur du Brussels savait que nous avions un attaquant rapide et il n'avait rien trouvé de mieux que de poster Landry au stoppeur. Il a donc marqué notre avant. Savez-vous pourquoi son choix s'est porté sur Landry ? Parce qu'il était capable de tout. "

Nul n'est donc surpris que Dimata se spécialise aussi dans le botté des coups francs. Les heures supplémentaires qu'il s'impose chaque semaine portent leurs fruits : il peut aussi bien armer son tir dans la lucarne que placer le ballon sous le mur, de l'intérieur du pied. Il apprend aussi à jouer de la tête avec les U21 de Patrick Van Kets.

" Il n'était pas nécessaire de lui montrer comment choisir sa position devant le but mais j'ai dû le convaincre d'utiliser davantage sa tête. Ce n'était vraiment pas son truc. Il était déjà grand et fort mais il marquait très peu de la tête alors que cet élément doit faire partie du bagage de base d'un avant. Il manquait d'agressivité. Nous avons beaucoup travaillé cet aspect et il a fini par l'assimiler. Il n'imaginait certainement pas qu'il deviendrait si bon de la tête. "

Durant sa deuxième saison au Standard, Dimata, qui est également incontournable en U21, prend une décision draconienne : à l'image de son copain Achraf Achaoui, il referme la porte de l'internat de Seraing. " Je l'ai quitté en octobre ", raconte Achaoui. " Landry et Jonathan Okita m'ont imité quelques semaines plus tard. La direction désapprouvait cette démarche. Nous étions considérés comme de mauvais élèves et allions hypothéquer nos chances de réussite en football. En guise de punition, nous avons été renvoyés en U19 pendant quelques semaines. "

En train avec les potes

Puisqu'ils ont quitté l'internat, Dimata et ses camarades dépendent désormais des transports publics. Ils se donnent rendez-vous à la gare de Bruxelles-Nord, où ils prennent le train pour Liège. Ils doivent ensuite improviser pour rejoindre le complexe d'entraînement. Achaoui : " Nous prenions le bus, à moins qu'un coéquipier ne nous emmène. Dans le pire des cas, nous commandions un taxi.

De la gare des Guillemins à l'académie, ça coûtait facilement trente euros. Ça ne paraît pas beaucoup mais nous payions tout nous-mêmes, y compris notre abonnement de train. Il ne servait à rien de s'adresser à la direction : les jeunes devaient se taire et s'entraîner. Heureusement, j'avais un petit contrat qui me permettait de financer tous les frais de déplacement. On se tirait d'affaire. C'était une question de survie. Je ne vais pas mentir : Landry et moi en avons bavé au Standard mais ça a malgré tout été une chouette période. "

Dimata tient bon mais Van Kets découvre une autre facette du jeune footballeur. " Parfois, il arrivait à l'entraînement les yeux humides... Ces navettes entre Bruxelles et Liège le fatiguaient et il était épuisé mentalement. J'ai dû avoir une discussion avec lui mais en un rien de temps, il s'est repris. "

Nany vit pourtant de plus en plus mal sa situation sportive au Standard. Il voit ses coéquipiers s'entraîner de temps en temps avec l'équipe première et tout le monde sauf lui obtient du temps de jeu en PO2. Dimata est dos au mur : tant qu'il ne prolonge pas son contrat, il ne sera pas sélectionné.

La plus belle page

" Il n'en a rien laissé percevoir mais il en a souffert ", précise Remacle. " Le club nous avait proposé une prolongation de contrat à tous les deux. J'étais enclin à signer car j'étais au Standard depuis quinze ans. Pour moi, c'était une étape logique. Landry, lui, a dit : - Je serais fou de rempiler ici. Il savait qu'un contrat n'augmenterait sans doute pas ses chances de jouer. J'ai signé et ça s'est avéré une erreur. Je n'aurais pas dû écouter Daniel Van Buyten. Landry m'a félicité. Il a toujours été attentionné. "

Dimata l'a déjà déclaré dans une interview : le Standard a sans doute été la plus belle page de sa vie sportive. Van Kets : " Je pense que Landry pensera toujours à ses deux saisons au Standard avec chaleur. Dommage qu'il n'ait pas pu jouer une seule minute en équipe première. "

" Avant, il fallait être dans le bon réseau de managers pour avoir un contrat au Standard "

C'est un des secrets les mieux gardés à Sclessin : pourquoi Landry Dimata n'a-t-il pas joué une seule minute en division un avec le Standard ? Ses statistiques en réserve étaient excellentes et il possédait déjà la stature nécessaire pour affronter les monstres de Jupiler League. Coéquipiers, entraîneurs des jeunes et même joueurs du noyau A étaient d'accord : ce n'était qu'une question de temps avant que Dimata éclose à Liège.

Adrien Trebel est même allé trouver l'entraîneur de l'époque, Yannick Ferrera, pour qu'il autorise le Bruxellois à s'entraîner régulièrement avec le noyau A. " Il ne demandait pas à jouer, il voulait seulement s'entraîner avec nous et même ça, on le lui a refusé ", a raconté Trebel il y a deux ans à Sport/Foot Magazine.

" Le noyau soutenait sa demande. Nous en avons parlé à l'entraîneur et je sais que Yannick Ferrera voulait l'aligner en pointe mais apparemment, ce n'était pas lui qui prenait les décisions... "

En janvier 2016, Ferrera emmène malgré tout Dimata en stage. Peu après, il est renvoyé en équipe B. " On ne peut pas faire monter tous les jeunes. Les lancer revient à effectuer un pari ", explique Patrick Van Kets. " Mais un club doit oser prendre ce genre de risques. Dans le cas de Dimata, d'autres facteurs ont été pris en compte. "

Au printemps 2016, la passation de pouvoirs à l'Académie Robert-Louis Dreyfus entraîne le départ de Patrick Van Kets (U21), Lionel Vitrant (U17), Arnold Rijsenburg (U16), Jean-François Lecomte (entraîneur des gardiens) et Christophe Dessy (directeur de la formation).

Aujourd'hui encore, on accuse Dessy d'avoir poussé Dimata à ne pas resigner. " J'aurais organisé son départ ", soupire Dessy. " Regardez : j'ai fait mon boulot avec Landry. C'est un manager qui a manipulé l'affaire ( Christophe Henrotay, ndlr). Pour obtenir un bon contrat, il fallait être dans le bon réseau. C'est comme ça que ça fonctionnait au Standard à ce moment-là. "

Landry Dimata (quatrième depuis la gauche au deuxième rang) chez les U19 du Standard. En 2015, les Liégeois ont facilement remporté le titre., BELGAIMAGE
Landry Dimata (quatrième depuis la gauche au deuxième rang) chez les U19 du Standard. En 2015, les Liégeois ont facilement remporté le titre. © BELGAIMAGE
Dimanche a lieu le Clasico entre le Standard et Anderlecht, un match spécial pour l'ex-Rouche Landry Dimata., BELGAIMAGE
Dimanche a lieu le Clasico entre le Standard et Anderlecht, un match spécial pour l'ex-Rouche Landry Dimata. © BELGAIMAGE
Après deux transferts relativement modestes au FC Brussels et à Mons, Landry Dimata tire enfin le gros lot, au printemps 2014, quand il signe au Standard. A l'origine du transfert, Christophe Dessy, le responsable de la formation à Liège, auparavant actif au Tondreau pendant quelques années. Alors que son club a promis à Dimata, âgé de seize ans, qu'il pourra entamer la saison 2014-2015 dans le noyau A, Dessy ne doit même pas insister pour convaincre le joueur et sa famille de rejoindre Sclessin. Dimata doit intégrer les U19 ? Un détail. " Le projet humain était plus important que l'aspect sportif. Landry avait atteint un âge qui lui permettait de quitter le cocon familial ", explique Christophe Dessy. " Déjà à l'époque, il possédait tous les atouts nécessaires à une carrière professionnelle. Il était émotionnellement stable et très autonome. " Dimata se fait rapidement remarquer au Standard. En dehors du terrain. Lionel Vitrant, l'entraîneur des U19, découvre un aspect de la personnalité de son nouveau poulain durant un trajet en auto de Saint-Trond au Borinage. " Nous disputions notre premier match de préparation contre le STVV et à son terme, j'ai ramené Landry et un de ses amis à Mons. Un moment donné, Landry, assis à l'arrière, a demandé la permission d'utiliser mon gsm. Il n'avait plus de crédit et voulait joindre sa mère, pour qu'elle vienne le chercher. Après quelques minutes, j'ai réalisé qu'il ne parlait pas à sa mère mais à sa copine... Nous nous connaissions à peine mais ça ne l'a pas empêché de téléphoner une demi-heure sur mon compte. C'était typique de Landry ! " Cette anecdote marque le début d'une saison folle pour Dimata, en U19, avec MartinRemacle, Achraf Achaoui, Ahmed El Messaoudi, Jonathan Okita, Casper De Norre, Hugo Cuypers et les frères Ryan et Sammy Mmaee. Un mélange coloré de Liégeois, Limbourgeois et Bruxellois qui enlève le titre les doigts dans le nez, devant Genk. Vitrant et ses garçons gagnent 21 de leurs 22 matches de championnat et marquent plus de 112 buts. Certains adversaires quittent le terrain rouges de honte, les larmes aux yeux. Vitrant s'applique à apprendre à ses footballeurs à rester modestes en toutes circonstances. Dimata et consorts puisent leur motivation dans le fait qu'ils sont susceptibles d'être repris à tout moment pour un match ou une séance en U21. " Nous gagnions souvent par cinq buts d'écart. C'était le tarif habituel ", sourit Casper De Norre, qui en est alors à sa seconde saison au Standard. " Les U19 constituent une catégorie d'âge spéciale. Beaucoup de clubs, surtout les petits, font passer ces joueurs en espoirs. Pas chez nous. Nos adversaires étaient un rien plus jeunes et nous avions d'excellents automatismes. C'est pour ça que la différence était si marquée. " L'abondance de talents offensifs oblige l'entraîneur à procéder en 4-4-2. Le quatuor le plus avancé, composé de Dimata, Cuypers (Ergotelis), Okita (NEC Nimègue) et Ryan Mmaee (AGF Aarhus) fait peur à toutes les équipes. Les membres de ce Fab Four se disputent le titre de meilleur buteur, une lutte que Cuypers gagner de justesse devant Ryan Mmaee.Dimata, lui, inscrit 22 buts et donne 36 assists. " J'avais en mains une machine de guerre ", se souvient Vitrant. " Landry était le leader de l'attaque. Faute de pur ailier gauche, je le postais souvent sur le flanc. Il prenait aisément la mesure de son homme et ses passes étaient de bonne qualité. Jouer le long de la ligne n'était donc pas une punition à ses yeux mais plutôt une manière d'accroître sa polyvalence. " Dimata est de loin l'attaquant le plus complet de l'équipe. Un titulaire fait défaut dans l'entrejeu ? Dimata pallie l'absence. Martin Remacle se rappelle un match Standard-Brussels, avant qu'ils ne se retrouvent au Sart-Tilman. " J'étais déjà au Standard et Landry au Brussels. L'entraîneur du Brussels savait que nous avions un attaquant rapide et il n'avait rien trouvé de mieux que de poster Landry au stoppeur. Il a donc marqué notre avant. Savez-vous pourquoi son choix s'est porté sur Landry ? Parce qu'il était capable de tout. " Nul n'est donc surpris que Dimata se spécialise aussi dans le botté des coups francs. Les heures supplémentaires qu'il s'impose chaque semaine portent leurs fruits : il peut aussi bien armer son tir dans la lucarne que placer le ballon sous le mur, de l'intérieur du pied. Il apprend aussi à jouer de la tête avec les U21 de Patrick Van Kets. " Il n'était pas nécessaire de lui montrer comment choisir sa position devant le but mais j'ai dû le convaincre d'utiliser davantage sa tête. Ce n'était vraiment pas son truc. Il était déjà grand et fort mais il marquait très peu de la tête alors que cet élément doit faire partie du bagage de base d'un avant. Il manquait d'agressivité. Nous avons beaucoup travaillé cet aspect et il a fini par l'assimiler. Il n'imaginait certainement pas qu'il deviendrait si bon de la tête. " Durant sa deuxième saison au Standard, Dimata, qui est également incontournable en U21, prend une décision draconienne : à l'image de son copain Achraf Achaoui, il referme la porte de l'internat de Seraing. " Je l'ai quitté en octobre ", raconte Achaoui. " Landry et Jonathan Okita m'ont imité quelques semaines plus tard. La direction désapprouvait cette démarche. Nous étions considérés comme de mauvais élèves et allions hypothéquer nos chances de réussite en football. En guise de punition, nous avons été renvoyés en U19 pendant quelques semaines. " Puisqu'ils ont quitté l'internat, Dimata et ses camarades dépendent désormais des transports publics. Ils se donnent rendez-vous à la gare de Bruxelles-Nord, où ils prennent le train pour Liège. Ils doivent ensuite improviser pour rejoindre le complexe d'entraînement. Achaoui : " Nous prenions le bus, à moins qu'un coéquipier ne nous emmène. Dans le pire des cas, nous commandions un taxi. De la gare des Guillemins à l'académie, ça coûtait facilement trente euros. Ça ne paraît pas beaucoup mais nous payions tout nous-mêmes, y compris notre abonnement de train. Il ne servait à rien de s'adresser à la direction : les jeunes devaient se taire et s'entraîner. Heureusement, j'avais un petit contrat qui me permettait de financer tous les frais de déplacement. On se tirait d'affaire. C'était une question de survie. Je ne vais pas mentir : Landry et moi en avons bavé au Standard mais ça a malgré tout été une chouette période. " Dimata tient bon mais Van Kets découvre une autre facette du jeune footballeur. " Parfois, il arrivait à l'entraînement les yeux humides... Ces navettes entre Bruxelles et Liège le fatiguaient et il était épuisé mentalement. J'ai dû avoir une discussion avec lui mais en un rien de temps, il s'est repris. " Nany vit pourtant de plus en plus mal sa situation sportive au Standard. Il voit ses coéquipiers s'entraîner de temps en temps avec l'équipe première et tout le monde sauf lui obtient du temps de jeu en PO2. Dimata est dos au mur : tant qu'il ne prolonge pas son contrat, il ne sera pas sélectionné. " Il n'en a rien laissé percevoir mais il en a souffert ", précise Remacle. " Le club nous avait proposé une prolongation de contrat à tous les deux. J'étais enclin à signer car j'étais au Standard depuis quinze ans. Pour moi, c'était une étape logique. Landry, lui, a dit : - Je serais fou de rempiler ici. Il savait qu'un contrat n'augmenterait sans doute pas ses chances de jouer. J'ai signé et ça s'est avéré une erreur. Je n'aurais pas dû écouter Daniel Van Buyten. Landry m'a félicité. Il a toujours été attentionné. " Dimata l'a déjà déclaré dans une interview : le Standard a sans doute été la plus belle page de sa vie sportive. Van Kets : " Je pense que Landry pensera toujours à ses deux saisons au Standard avec chaleur. Dommage qu'il n'ait pas pu jouer une seule minute en équipe première. "