Vous avez été présenté comme L'oeil de Moscou. De quoi s'agit-il ?
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Vous avez été présenté comme L'oeil de Moscou. De quoi s'agit-il ? On m'avait suggéré d'appeler cela L'épopée rousse, en clin d'oeil à la couleur de mes cheveux. Finalement, L'oeil de Moscou, c'est un peu plus neutre. L'idée ? Avoir un journaliste sur place qui couvre les à-côtés du tournoi pour la télé, la radio et le web. Le reportage doit pouvoir apprendre au public quelque chose d'inconnu sur la Russie. C'est une séquence qui ressemblera un peu à ce que fait Le Quotidien ( l'émission de Yann Barthès sur TMC, ndlr) avec ses envoyés aux quatre coins du monde. Mais sans copier-coller et avec notre ton. J'ai déjà effectué un travail de préparation en amont avec une journaliste qui travaille sur place pour Le courrier de Russie. Le soir, j'interviendrai vers 19h30, dans Place Diables Rouges animé par Benjamin Deceuninck. Je serai en duplex depuis Moscou et je lancerai le reportage. Quels sujets allez-vous tourner ? Je vais par exemple partir à la découverte de la communauté homosexuelle de Moscou. C'est un sujet sensible en Russie. Mais je n'ai pas non plus envie de faire de la politique ou des sujets anti-Poutine. Je me déplace sans a priori vis-à-vis des Russes. On va aussi s'intéresser au Korobka, un espace dédié au foot de rue qui a inspiré des joueurs de l'équipe nationale. Pour le reste, nous avons une vingtaine d'idées. Nous voulons sortir des sentiers battus mais nous allons aussi nous laisser guider par l'actualité. S'il y a des histoires qui se créent durant le Mondial, comme avec la Belge Axelle Despiegelaere il y a quatre ans, je serai chargé de m'en occuper. La réalisation de ces reportages implique que vous ne verrez sans doute pas beaucoup de matches. Ce n'est pas frustrant ? Je verrai les Diables car je vais les suivre dans leurs déplacements et préparer des sujets sur les villes où ils jouent. Je vivrai aussi les rencontres avec les supporters. Bon, je ne pourrai pas visionner les 64 matches du Mondial comme les années précédentes mais ce n'est pas grave. Jusqu'à présent, votre parcours de journaliste renseigne des collaborations avec la RTBF, Proximus et Eleven. Ce Mondial, c'est une nouvelle étape dans votre carrière... C'est surtout une grande marque de confiance de la RTBF. Je ne me projette pas plus loin. J'espère réaliser du bon travail pour que tout le monde soit content de moi. Je me suis bien préparé car je sais que, sur place, on ne va pas s'arrêter !