La saison de F1 aurait dû reprendre ce week-end. Mais le GP du Bahreïn a été reporté. Consultant attitré de TF1 depuis 1997, Jacques Laffite sera une nouvelle fois présent au coup d'envoi à Melbourne.
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La saison de F1 aurait dû reprendre ce week-end. Mais le GP du Bahreïn a été reporté. Consultant attitré de TF1 depuis 1997, Jacques Laffite sera une nouvelle fois présent au coup d'envoi à Melbourne. On arrive généralement sur place en milieu de semaine. Le but, c'est de pouvoir assister aux deux jours d'essais. Le matin, je suis dans le paddock et je m'informe sur les nouvelles modifications, sur le pesage des voitures,... Je discute avec les mécaniciens et les dirigeants, j'essaie de sentir l'ambiance générale. Quand c'est possible, j'accomplis un tour de piste en voiture, à moto ou à vélo pour voir si le tracé a changé. C'est toujours plus difficile en début de saison car tout est neuf. Oui, énormément ! Les groupes de presse se sont multipliés. Les pilotes et les écuries sont de plus en plus sollicités. Mais dans l'ensemble, ce petit monde reste accessible. Les gens que vous côtoyez sont simples. Disons qu'il faut bien choisir son moment. Mieux vaut éviter de les perturber s'ils sont en train d'effectuer des réglages. Le temps passe, c'est vrai : les jeunes pilotes me reconnaissent moins facilement (il rit). Il est normal que la F1 suive son époque. Aujourd'hui, chacun a un téléphone portable et un ordinateur, non ? La technologie n'effacera jamais la passion. La F1 revient même à ses origines. Les écuries font de grosses économies et créent des évolutions techniques qu'on retrouvera dans la voiture de Monsieur Tout-le- Monde. Je suis curieux de voir ce que le nouvel aileron ajustable et le système de récupération de l'énergie cinétique vont apporter. Je l'aime beaucoup. Il est fort moralement et c'est un bon conducteur. Il est très méticuleux mais il a compris que la F1 était d'abord une question de pilotage puis de réglages. Pas l'inverse. Sa voiture est plus performante qu'il y a un an. Pour moi, il pourrait créer la surprise. Je ne l'ai pas poussée dans cette voie. Mais elle a beaucoup de caractère et elle déborde de projets. Elle parle couramment anglais et espagnol. Elle est plus calme que moi, plus froide. Avec ce tempérament, je pense qu'elle aurait été meilleure pilote de F1 que moi ! L'équipe de TF1 ne manquera pas de lui donner un coup de main. PAR SIMON BARZYCZAK