Le parquet fédéral a mis le paquet pour ne pas fédérer. Derrière ceux qu'il est sensé protéger. En résumé : " Pas grave ce qu'a subi Lawrence Visser. Ça fait partie de son job. " Le message envoyé est dramatique. D'incohérence, d'incompétence et certainement de conséquences.
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Le parquet fédéral a mis le paquet pour ne pas fédérer. Derrière ceux qu'il est sensé protéger. En résumé : " Pas grave ce qu'a subi Lawrence Visser. Ça fait partie de son job. " Le message envoyé est dramatique. D'incohérence, d'incompétence et certainement de conséquences. Le message est celui-ci : " Joueurs, entraîneurs, que vous soyez enfants, amateurs ou professionnels. Parents, supporters ou spectateurs, vous êtes libres de laisser parler vos émotions. Vous pouvez monter sur le terrain, venir aboyer, mettre quasi le doigt dans le nez de l'arbitre, montrer à tout le monde qu'il est incompétent voire le symbole de l'injustice. Pas grave. Ce n'est que du verbal. " Désolé, le langage corporel en dit souvent beaucoup plus que les mots. Il peut être aussi lourd de conséquences quand le message envoyé est violent. Mais bon, l'arbitre est là pour ça. Pour se faire insulter. Allez-y ! Ce n'est que de l'émotion. Mais c'est une insulte quand même. Au sport, à la fonction d'entraîneur, à l'arbitre, à soi-même. À l'homme que l'on peut être dans la vie. Charmant, mesuré, poli et posé. Les arbitres le sont certainement aussi. Donc, sous le coup de l'émotion, tout est permis. Donc, si l'arbitre avait mis un bon coup de boule parce qu'il se sentait menacé, c'eût été de l'émotion aussi, non ? Ou, mieux encore, qu'il quitte le terrain. Laissant tout un stade et les téléspectateurs juger de son indispensabilité. Cette décision, c'est vraiment laisser tomber les arbitres. Les envoyer au casse-pipe et sûrement au " casse-vocation ". Après les épisodes, Delferière, Vertenten et tous les amalgames qui vont avec, l'arbitre est de plus en plus une espèce qui doit être protégée. Excessivement même. Au même niveau qu'elle est attaquée. Sinon, ce sera une espèce en voie de disparition. Sans eux, y a plus de foot. Plus de matchs qui épanouissent nos enfants, qui leur apprennent le partage, la tolérance, l'acceptation de l'autre. L'arbitre aussi, faut l'accepter. Qu'il officie avec des pros ou surtout avec tous les autres. Il faut respecter ces hommes ou femmes qui se lèvent le dimanche matin à 7 h, se tapent des kilomètres sur les routes, puis sur les terrains. Par tous les temps. Souvent pour 20 euros. Et ce, pour trop fréquemment se faire insulter. se faire agresser dans sa dignité d'être humain. Une excellente étude de l'ULB, intitulée Les arbitres de football en Belgique (https://urlz.fr/8QQS), nous en dit beaucoup sur le sujet. Sur ces hommes nommés : " les grands oubliés du monde du sport. Ceux dont on ne parle que de leurs erreurs. " Ces individus au niveau d'éducation légèrement supérieure à la moyenne nationale. Qui ont en très grande majorité un emploi. Sont mariés, ont une famille et consacrent en moyenne 26 heures par mois à leur " vocation ". Bien ébranlée, la vocation, puisqu'un sur trois à déjà pensé à arrêter. Le drame, plus ils sont jeunes plus ils y pensent. On aura l'air malin sans eux. Leur désespoir ? Le manque de reconnaissance de la part du monde du foot et de la société en général. La violence sur et en dehors des terrains. Et la faiblesse des rémunérations. Leur motivation ? Rester dans le monde du foot (la majorité sont d'anciens joueurs) et entretenir leur condition physique. Le monde du foot et du sport en général doit tout faire pour leur redonner la place qu'ils méritent. Le foot doit s'inspirer de sport tels que le hockey ou le rugby. Là aussi, que des humains comme pratiquants mais, ceux-là, les émotions ils les gèrent et en font l'expression du respect et de la dignité. Comme certains footeux. Ce " certains " doit devenir majorité. L'exemple doit venir d'en haut. De ceux qui ont la chance et le mérite d'être des modèles. On ne doit pas transiger avec cela. Il faut savoir se montrer fort et courageux pour faire triompher le respect. Allez ! On siffle la fin de l'égarement. On siffle le coup d'envoi de la rédemption collective. D'ailleurs, le parquet fédéral, ce ne sont que des hommes. Donc, on leur pardonne déjà. Mais attention quand il rend la justice, un homme est plus qu'un homme. Un arbitre aussi...