Les Mauves affolent, on raffole ! Depuis des années, on n'avait plus dit et écrit autant de compliments sur Anderlecht. Constaté, entendu et lu, pêle-mêle, depuis deux bons mois : le foot champagne est de retour à Bruxelles ; Anderlecht a le meilleur gardien du championnat avec Silvio Proto, le milieu de terrain le plus prometteur du foot belge avec Dennis Praet et l'attaquant le plus doué avec Dieumerci Mbokani ; Cheikhou Kouyaté dégouline de talent naturel en défense ; le Soulier d'Or ne peut pas échapper à Mbokani ; avec la meilleure attaque, la meilleure défense et le jeu qu'ils produisent, les Mauves sont déjà sûrs du titre ; Anderlecht pratique aussi le foot le plus propre de D1, c'est l'équipe qui prend le moins de cartes jaunes et c'est la seule qui n'a pas encore eu un seul joueur exclu ; John van den Brom est une bénédiction pour le football belge. Et patati, et patata, mais quoi encore ?
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Les Mauves affolent, on raffole ! Depuis des années, on n'avait plus dit et écrit autant de compliments sur Anderlecht. Constaté, entendu et lu, pêle-mêle, depuis deux bons mois : le foot champagne est de retour à Bruxelles ; Anderlecht a le meilleur gardien du championnat avec Silvio Proto, le milieu de terrain le plus prometteur du foot belge avec Dennis Praet et l'attaquant le plus doué avec Dieumerci Mbokani ; Cheikhou Kouyaté dégouline de talent naturel en défense ; le Soulier d'Or ne peut pas échapper à Mbokani ; avec la meilleure attaque, la meilleure défense et le jeu qu'ils produisent, les Mauves sont déjà sûrs du titre ; Anderlecht pratique aussi le foot le plus propre de D1, c'est l'équipe qui prend le moins de cartes jaunes et c'est la seule qui n'a pas encore eu un seul joueur exclu ; John van den Brom est une bénédiction pour le football belge. Et patati, et patata, mais quoi encore ? Et si on ramait à contre-courant ? Et si on cherchait la petite bête ? Et si Sport / Foot Magazine se faisait l'avocat du diable ? Et si cette équipe avait finalement... presque autant de défauts que de qualités ? Nous avons confronté d'ex-gloires de la maison aux petites, moyennes et grandes faiblesses du leader. Exagère-t-on quand on met le doigt sur ces imperfections ? Réponses et analyse. Après plus de deux tiers de la phase classique, Anderlecht n'a jamais que 8 points d'avance sur un club de village comme Zulte Waregem, qui a un budget quatre fois moins important. Paul Van Himst : " Cette avance limitée n'est pas inquiétante pour Anderlecht. Chaque année ou presque, il y a une plus petite équipe qui tourne un moment au-dessus de ses moyens. C'est le cas actuellement avec Zulte Waregem. Courtrai et Lokeren l'ont fait pendant quelques semaines aussi. Mais dans la durée, l'équipe de Francky Dury ne tiendra pas. Elle n'ennuiera pas le Sporting jusqu'au bout. On connaissait déjà le même phénomène de mon temps. Je me souviens de saisons où l'Antwerp et Saint-Trond s'étaient longtemps accrochés mais nous avions quand même fini par émerger et être champions. Anderlecht s'imposera. Parce qu'il y a là-bas plus de talent que dans les noyaux de Genk, du Standard et de Bruges, et forcément plus de qualités qu'à Zulte Waregem. " Il n'y a qu'un seul international belge dans le noyau : Guillaume Gillet." Ce n'est pas étonnant. Il n'y a pas énormément de Belges dans l'équipe de base. Cheikhou Kouyaté, Bram Nuytinck, Behrang Safari, Sacha Kljestan, Milan Jovanovic, Dieumerci Mbokani, Lucas Biglia... ils ont peu de chances de jouer avec les Diables Rouges ! Qui reste-t-il comme candidats, à côté de Guillaume Gillet ? Silvio Proto : il fait une excellente saison, il a sauvé plusieurs fois l'équipe dans des moments compliqués, mais il a la malchance d'avoir une grosse concurrence en équipe nationale. Olivier Deschacht n'est pas dans les plans du sélectionneur. Il y a Dennis Praet et Massimo Bruno. Eux, c'est sûr, ils ont le profil pour être Diables dans le futur. Mais ils sont encore trop jeunes. Marc Wilmots a raison de ne pas les prendre tout de suite. Si on avait une équipe nationale avec des manquements à leurs postes et des mauvais résultats, on pourrait leur donner une chance dès maintenant. Mais ce n'est pas le cas. Quand on voit les médians qui doivent se contenter du banc quand tout le monde est là... Qui Praet pourrait-il remplacer dans l'immédiat ? A la limite, je verrais plus vite Bruno chez les Diables parce que nous n'avons pas tellement de vrais joueurs de flanc, de gars capables comme lui de déborder et centrer. Il est arrivé que Moussa Dembélé doive jouer à droite alors que ce n'est pas un poste pour lui. Bruno est un vrai ailier, il pourrait avoir sa chance. " Lors des trois dernières saisons, Anderlecht avait terminé en tête de la phase classique en encaissant 21 buts. Cette saison, il en a déjà pris 20 alors qu'il reste huit matches. " Tout est relatif. Lors des trois saisons en question, Anderlecht marquait en moyenne deux buts par match. Aujourd'hui, c'est deux buts et demi. L'équipe actuelle encaisse plus qu'avec Ariel Jacobs, mais lui était un peu plus prudent alors que John van den Brom est un vrai Hollandais qui exige un jeu offensif. Forcément, quand tu joues plus haut, tu marques plus mais tu laisses aussi plus d'espaces et tu prends logiquement plus de goals. Si tu en encaisses deux par match, il n'y a rien de dramatique à partir du moment où tu en mets quatre dans la cage d'en face. " Van den Brom a eu besoin de beaucoup de temps pour comprendre que Dennis Praet était plus fort que Kanu." On est un peu dur avec Kanu, moi je ne serais pas trop critique. En début de saison, il était bon. Après, il a commencé à jouer par à-coups et Praet l'a remplacé. Mais était-il prêt pour les premiers matches ? Pas sûr. Il sortait quand même d'une saison où il avait très peu joué et il était encore dans le noyau des Espoirs il n'y a pas si longtemps. Quand il est entré dans l'équipe, c'est clair qu'il était au point et Van den Brom ne pouvait plus l'enlever. Pour moi, Praet, c'est un nouveau Wilfried Van Moer. Je leur vois pas mal de points communs : la petite taille, la façon de courir, une technique de très haut niveau, une intelligence supérieure, une grande force de travail. Praet est plus proche de Van Moer que d'Enzo Scifo, par exemple. " Anderlecht profite à fond de la première partie de saison cochonnée du Standard et de Bruges, ainsi que d'un championnat dont le niveau est toujours un peu plus à la baisse. Hugo Broos : " C'est évident. Bruges et le Standard n'ont pas été bons, Genk est irrégulier et ça ne marche pas à La Gantoise. Tout cela accentue encore la baisse du niveau général. Heureusement que Zulte Waregem fait un parcours qui n'est normalement pas fait pour un club pareil. Si tous les soi-disant grands accomplissaient ce qu'on attend d'eux, l'équipe de Francky Dury ne serait jamais aussi bien classée. A côté de ça, Anderlecht fait ses matches et les gagne depuis un long moment, même les soirs où ça ne joue pas bien. Parfois, c'est médiocre, comme récemment contre le Cercle et Louvain. A d'autres moments, c'est bon. Et il arrive aussi que ce soit très bon. On a vu le meilleur Anderlecht à Malaga et aussi à l'une ou l'autre occasion en championnat. Sur l'ensemble, c'est suffisant pour être en tête vu que la concurrence ne répond pas à l'attente. Mais qu'on ne dise quand même pas que le parcours est extraordinaire. Si on reprend tous les matches depuis le mois d'août, il y a aussi eu pas mal de déchet. Le Sporting a perdu deux fois, dont son match à Charleroi. Et il a fait quatre nuls, parfois contre des adversaires pas vraiment exceptionnels - je pense par exemple à Louvain. " Derrière Mbokani, c'est un peu le désert point de vue buteurs." L'importance de Dieumerci Mbokani dans l'Anderlecht actuel est évidemment énorme. On verra ce que ça va donner pendant qu'il sera à la Coupe d'Afrique. Tom De Sutter va recevoir sa chance. Sa situation est assez embêtante : pour lui et pour John van den Brom. Quand De Sutter joue, il marque souvent. Mais c'est impensable de ne pas aligner Mbokani quand il est disponible. Maintenant, si De Sutter n'assume pas pendant l'absence de Mbokani, je ne vois pas ce que le coach a comme autres solutions. Derrière eux, c'est vrai qu'il n'y a pas de vrais buteurs, ça manque de régularité, de stabilité. Ce n'est pas un problème en championnat mais on voit ce que ça provoque comme dégâts en Ligue des Champions. " Cheikhou Kouyaté est en tête de notre classement des moyennes mais c'est le seul Anderlechtois du Top 15." C'est étonnant et ça ne reflète pas les performances individuelles des Mauves. Je ne dis pas qu'il doit y avoir 11 Anderlechtois dans le Top 15 mais Kouyaté n'est pas le seul qui doit en faire partie. Mbokani y a sa place. Dennis Praet aussi. Et Silvio Proto, même si son cas est un peu différent vu que le gardien de ce club n'a traditionnellement pas une dizaine d'actions par match pour se mettre en valeur. Malgré cela, Proto a empêché plusieurs couacs. Il a rapporté quelques points. " Anderlecht rate près d'un penalty sur deux : signe de joueurs qui ne sont pas tout à fait en confiance ?" Les joueurs ne sont pas bien dans la tête quand ils tirent un penalty, c'est frappant. J'imagine ce que pensent les tireurs après tous les ratés des derniers mois. Mets-toi à la place de celui qui va shooter quand les cinq penalties précédents ont été loupés. La pression ne fait qu'augmenter. Quand Mbokani prend le ballon comme un grand pour tirer et donne l'impression d'être sûr de lui à 200 %, c'est un leurre : même lui se pose des questions. Quand Lucas Biglia rate son coup contre le Cercle quelques minutes après avoir mis un premier penalty, ça montre que lui aussi est dans le doute. Cette histoire de penalties est devenue un vrai problème et même les joueurs les plus expérimentés en souffrent. Sur un penalty, le gardien part toujours avec un avantage : s'il encaisse, on dira que c'est normal ; si la balle n'entre pas, on descendra le tireur, qui connaît bien ce raisonnement. Dans le cas des adversaires d'Anderlecht, les gardiens ont encore accentué leur avantage psychologique. Ça semble facile : le ballon est à une dizaine de mètres d'un but qui est grand, et dedans, il n'y a qu'un gardien qui prend peu de place. Mais ça peut être très compliqué. D'ailleurs, on voit des footballeurs avec bien plus de qualités que ceux d'Anderlecht qui se ratent aussi... " Anderlecht a terminé dernier de sa poule en Ligue des Champions en ne gagnant qu'un match.Gille Van Binst : " Ben oui, c'est toujours la même chanson. OK, le Sporting a pris plus de points que d'habitude et a montré quelques bonnes choses, mais le résultat final est toujours pareil. Je voudrais revoir un Anderlecht qui joue un rôle en Europe mais il n'y a pas encore assez de qualités pour ça. L'équipe a raté des occasions à des moments importants, mais moi, je retiens surtout ses faiblesses défensives. A Bruxelles, Malaga et Milan ont fait ce qu'ils voulaient. Dans les conclusions positives, tout le monde cite le point pris à Malaga lors de la dernière journée. Mais il faut arrêter de rigoler : si les Espagnols ne sont pas encore qualifiés ce soir-là, le match est complètement différent. " Les backs sont des postes à problèmes." C'est clair. Et pas rien que les backs ! Pour commencer, Guillaume Gillet n'est pas un arrière droit, c'est un milieu de terrain, point à la ligne. Il fait son possible mais c'est insuffisant, il commet beaucoup trop de fautes de marquage, aussi bien avec les Diables qu'avec Anderlecht. A gauche, on connaît les limites d'Olivier Deschacht. Il est régulier mais n'apporte pas assez offensivement. Behrang Safari a le même souci. Regarde jouer Barcelone : beaucoup d'actions partent des arrières latéraux. A Anderlecht, ça n'arrive pratiquement jamais. Dans l'axe, Bram Nuytinck n'est pas mauvais mais ce n'est pas non plus la grande classe. Le meilleur des quatre défenseurs, c'est Cheikhou Kouyaté, mais il a plus le profil d'un milieu de terrain. Heureusement que derrière tout ça, il y a un tout grand Silvio Proto. Il a déjà réparé un paquet d'erreurs défensives. Qu'est-ce que c'est dommage pour lui qu'il ait un gars comme Thibaut Courtois dans les pattes en équipe nationale ! " Les cas Lucas Biglia et Dieumerci Mbokani pourraient compliquer la suite de la saison. S'ils partent en janvier, ils seront difficiles à remplacer. S'ils restent, ils risquent de traîner les pieds parce qu'ils seront passés à côté du transfert dont ils rêvent." Je comprends qu'ils cherchent à gagner le jackpot, mais de l'argent, ils en ont déjà assez, non ?... Je regretterais leur départ. S'il doit y en avoir un, que ce soit Lucas Biglia au lieu de Dieumerci Mbokani, qui est le Monsieur 70 % d'Anderlecht et est irremplaçable avec le budget disponible. Biglia, on peut lui trouver un successeur. Un type venu de l'extérieur parce qu'il est possible d'avoir un médian contrôleur pour une somme raisonnable et ce n'est pas ce qui manque sur le marché. Ou alors, Dennis Praet peut faire l'affaire. Tout ce que Biglia fait, il est capable de le faire. " John van den Brom a mis au bac deux joueurs qui étaient très utiles avant son arrivée : Roland Juhasz et Marcin Wasilewski. " Ce sont des choix que je ne comprends pas. Quand Juhasz était dans l'équipe, c'était mon défenseur préféré. Il a de l'expérience, il est régulier et fiable, il marque quelques buts par saison. Des choses qui ont manqué en Ligue des Champions cette saison. Ce n'est pas le plus rapide mais je lui fais plus confiance qu'à Nuytinck. Avec Ariel Jacobs, le duo Kouyaté - Juhasz était tout bon. Maintenant, la direction doit être cohérente : puisque le coach ne compte pas du tout sur ce joueur, il faut le laisser partir pour pas grand-chose, une façon de le remercier pour les services rendus. Pour ce qui est de Wasilewski, il doit toujours jouer ! Un club comme Anderlecht doit aligner un vrai back droit et un vrai back gauche, pas des gars qui jouent là en dépannage. En remettant Wasilewski dans l'équipe, on libérerait aussi Gillet pour une mission en milieu de terrain. " Anderlecht n'a pas été transcendant dans tous ses sommets : match nul à domicile contre Genk, défaite au Standard, démonstration contre Bruges, victoire flattée à Genk.Aimé Anthuenis : " Cela ne m'étonne pas et ça démontre qu'Anderlecht est simplement bon, pas extraordinaire, pas exceptionnellement au-dessus du lot. La superbe série signée en novembre et décembre ne doit pas faire oublier que le total de points du Sporting après 22 matches n'est pas historique. J'ai connu une période où l'adversaire qui allait au Parc Astrid savait qu'il avait de bonnes chances d'encaisser quatre ou cinq buts, de perdre avec deux ou trois goals d'écart. Cette saison, c'est quand même très rare. Et on ne peut pas dire que le niveau de ces adversaires soit plus élevé qu'autrefois, avec tout mon respect pour Beveren, le Lierse ou le Cercle ! Les médias exagèrent parfois quand ils démolissent une équipe, mais dans le cas de l'Anderlecht d'aujourd'hui, je vois de l'exagération dans l'autre sens : on est trop positif, trop élogieux. Quelques bons matches ne justifient pas qu'on fasse un foin pareil. L'axe est excellent avec Silvio Proto, Lucas Biglia et Dieumerci Mbokani. Mais Anderlecht est trop dépendant d'eux. S'il y en a un qui ne joue pas ou rate son match, ça va directement moins bien. Dans le noyau, il y a essentiellement des porteurs d'eau. " Tous les défenseurs ensemble n'ont marqué que trois buts." Ça s'explique assez facilement. Pour moi, il y a deux raisons. D'abord, Van den Brom a décidé de ne plus faire jouer les deux défenseurs qui assuraient traditionnellement un quota annuel de goals sur phases arrêtées : Wasilewski et Juhasz. Ça fait directement baisser les statistiques. Ils manquent à Anderlecht sur les coups francs et les corners. La deuxième explication, c'est la présence de quatre joueurs auxquels on ne demande que le strict minimum de boulot défensif : Dieumerci Mbokani, Massimo Bruno, Milan Jovanovic et Dennis Praet. En plus, Lucas Biglia joue plus haut qu'avant et il a un jeu plus en profondeur, moins latéral. C'est donc encore un joueur relativement offensif. A partir de là, il faut gérer les espaces dans leur dos. Si tout le monde se porte aveuglément vers l'avant, ça foire. Alors, le coach demande logiquement à ses défenseurs de rester derrière. Guillaume Gillet n'a clairement plus l'autorisation de monter comme il le faisait dans le temps. Idem à gauche avec Olivier Deschacht ou Behrang Safari. " Lucas Biglia est un patron capitaine qui continue à susciter des doutes." Je ne suis pas d'accord. Il faut analyser ses statistiques, voir les kilomètres qu'il parcourt et les ballons qu'il touche dans chaque match : il est bien souvent deux fois plus actif que n'importe quel autre joueur. Biglia, on comprendra sa vraie valeur pour Anderlecht le jour où il ne sera plus là. On trouvera facilement quelqu'un pour mettre à sa place mais ce n'est pas sûr que le joueur en question aura le même rendement. J'imagine Praet dans ce rôle à l'avenir mais je suis persuadé qu'on continuera à parler de Biglia. " Milan Jovanovic n'est plus le joueur fantastique qu'il était au Standard." Là-dessus non plus, je ne suis pas d'accord. Ce n'est plus le même joueur. On le trouve moins bon parce qu'il marque moins de buts, moi je mettrais l'accent sur toutes les autres choses qu'il fait, et qu'il fait bien : il a un rendement incroyable, il couvre à chaque match plus de kilomètres que quand il était au Standard (ce qui est difficile à comprendre vu qu'il a pris quelques années), il ne reste pas collé à sa ligne mais rôde dans plusieurs zones, il fait un certain boulot défensif alors que plusieurs joueurs ont directement la tête ailleurs quand l'équipe perd le ballon, lui-même en perd moins que dans le passé, et il est aussi le meilleur donneur d'assists de la D1. Cela ne suffit pas ?... Si on prend le Jovanovic de janvier à mai, là je suis d'accord, il n'était plus fantastique comme autrefois. Mais il a retrouvé son statut entre-temps. Je ne me prononce pas sur le plan européen, mais pour la Belgique, il reste au-dessus du lot. En plus de son total limité de buts, je pense qu'il y a un autre aspect qui le pénalise, qui donne l'impression dans le public qu'il n'est plus sensationnel comme dans le temps : il adore passer dans les médias, il parle beaucoup, il parle trop, ça a fini par se retourner contre lui. " ?PAR PIERRE DANVOYE - PHOTOS : IMAGEGLOBE " Quand Mbokani prend le ballon comme un grand pour tirer un penalty et donne l'impression d'être sûr de lui à 200 %, c'est un leurre : même lui se pose des questions. " (Broos)