Un responsable de chaque club de supporters donne son avis sur ce qui a fait l'actualité dans le Centre depuis la montée en D1: Giuseppe Cutello pour Le Wolf-Side, Martine Meo pour Les Petits Loups, Patrick Ingels pour Les Ultra's Cool et Emile Carroy pour Les Stelloups -le plus ancien club de supporters, créé en 1967. S'ils ne comprennent et n'acceptent pas tout ce qui se passe au Tivoli, ils restent globalement positifs et optimistes vis-à-vis de leur club.
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Un responsable de chaque club de supporters donne son avis sur ce qui a fait l'actualité dans le Centre depuis la montée en D1: Giuseppe Cutello pour Le Wolf-Side, Martine Meo pour Les Petits Loups, Patrick Ingels pour Les Ultra's Cool et Emile Carroy pour Les Stelloups -le plus ancien club de supporters, créé en 1967. S'ils ne comprennent et n'acceptent pas tout ce qui se passe au Tivoli, ils restent globalement positifs et optimistes vis-à-vis de leur club. L'action du président GaoneG. Cutello: "J'appréciais beaucoup le président quand le club était en D3 ou en D2. Depuis la montée, nous n'avons plus les mêmes rapports. J'ai énormément de respect pour son action à La Louvière, mais je regrette le traitement qu'il réserve au Wolf-Side. Il nous considère comme le noyau dur. C'est sûr que nous ne sommes pas les plus calmes, mais nous ne sommes pas non plus des hooligans violents. Nous ne nous laissons pas faire, c'est tout. Nous avons plusieurs fois demandé une aide financière à la direction pour organiser des tifos par exemple, mais cela nous est systématiquement refusé. Nous sommes juste bons à chanter pendant 90 minutes. Les autres clubs de supporters reçoivent du soutien alors que le Wolf-Side est carrément mis sur le côté". M. Meo: "Monsieur Gaone est un homme exceptionnel. Il a toujours trouvé des solutions pour surmonter les moments difficiles et il passe très bien auprès des supporters. Ceux qui le critiquent aujourd'hui le porteront à nouveau au ciel demain". P. Ingels: "On peut traiter le président de dictateur, mais je constate quand même qu'il a réussi tous ses objectifs depuis qu'il est là. Pour la deuxième année d'affilée, la RAAL vient d'obtenir sa licence sans problème: chapeau!" E. Carroy: "Je fais partie des Stelloups depuis 35 ans et j'ai vu pas mal de choses ici. Quand Monsieur Gaone est arrivé, il a demandé qu'on le laisse travailler en paix. Son objectif à long terme était clair: faire monter le club en D1. Il a tenu parole. Pourtant, il a rencontré des tas de problèmes et il n'a pas toujours été bien soutenu". L'affaire VerbistG. Cutello: "On attend encore des réponses. Pourquoi Jean-Claude Verbist a-t-il mis une telle tension dans le club? La D1 lui est sans doute montée à la tête". M. Meo: "Dans cette affaire, j'ai toujours fait confiance au président. La suite des événements lui a d'ailleurs donné raison". P. Ingels: "Verbist a causé beaucoup de tort au club en faisant ses déclarations. Chaque fois qu'on parlait de La Louvière, c'était en termes négatifs. A cause de lui. En plus de cela, les résultats étaient mauvais en début de saison. Chez les supporters, il y avait un vrai sentiment de saturation". E. Carroy: "Notre club de supporters n'avait pas de bons rapports avec Monsieur Verbist parce qu'il nous avait supprimé pas mal de choses. Notamment l'entrée gratuite pour notre porte-drapeau"... Les changements d'entraîneurG. Cutello: "Il fallait virer Marc Grosjean. Vu les résultats, il n'y avait pas d'autre choix. Concernant Daniel Leclercq, je suis plus sceptique. C'est quand même lui qui nous avait maintenus en D1. Mais il s'est passé tellement de choses avec lui que je ne comprends plus grand-chose". M. Meo: "Grosjean était trop jeune pour lancer La Louvière en D1. Mais nous l'aimions beaucoup. S'il revient au Tivoli avec Mons, il sera bien accueilli. Leclercq a fait du bon boulot dans un premier temps, mais son départ était inévitable. Plusieurs joueurs m'avaient parlé de ce qu'il leur faisait subir. Je n'en revenais pas et j'ai dit ceci au président: -Réagissez, les joueurs ne sont quand même pas des animaux". P. Ingels: "La Louvière a fait beaucoup sourire car, chaque fois qu'un nouveau coach débarquait, la direction clamait qu'elle avait déniché la perle rare, l'homme qui pourrait travailler sur le long terme. Les entraîneurs ont du mal à s'incruster à La Louvière: chez nous, ça défile"... E. Carroy: "J'aimais bien Grosjean mais je ne sais pas s'il avait, à l'époque, les qualités pour nous maintenir en D1. Il a fait du bon boulot en D2, mais à l'étage supérieur, son manque d'expérience constituait un trop grand handicap. Je crois maintenant qu'il pourra apporter quelque chose à Mons avec tout ce qu'il a connu chez nous. Le départ de Leclercq nous a quelque part attristés car il avait ramené un fonds de jeu à La Louvière". Le spectacleG. Cutello: "Tous les supporters préféreraient évidemment voir du bon football chaque semaine. Néanmoins le principal, c'est toujours de gagner. La Louvière jouait mieux au foot avec Grosjean mais perdait tous ses matches. Nous ne sommes pas le Standard: nous faisons avec les moyens du bord. Je préfère quitter le stade avec trois points après un mauvais match qu'avec une défaite au terme d'un beau spectacle". M. Meo: "Tout supporter voudrait que son équipe concilie spectacle et résultats, mais compte tenu de notre position au classement, il fallait assurer. Attention: tous nos matches n'ont quand même pas été mauvais cette saison". P. Ingels: "Je relève un élément essentiel: Ariel Jacobs n'a pas composé le noyau. Il a dû faire avec ce qu'on lui proposait. Nous n'avions qu'un point sur 21 à son arrivée: nous étions déjà mûrs pour la descente. Jacobs a bouché les angles. On pourra encore mieux juger son travail la saison prochaine, quand il dirigera des joueurs qu'il aura lui-même choisis. J'espère seulement qu'on verra un jeu plus spectaculaire que cette année car, à une ou deux exceptions près, on n'a pas vu grand-chose". E. Carroy: "Jacobs a fait les bons choix. On ne pouvait pas lui demander d'imposer son jeu alors que l'équipe était dans une situation dramatique au classement". L'affaire KaragiannisG. Cutello: "Triste! C'était un des seuls joueurs qui se donnaient à 200% pour le club. Tous les supporters le portaient dans leur coeur. Dans certains matches, c'était le seul à se vider les tripes. Il est dommage que le meilleur joueur de l'équipe ne puisse pas rester. Ne pouvait-on pas se séparer d'autres gars moins utiles pour conserver Manu? Il y en a quand même qui sont toujours là alors qu'ils n'ont pas leur place dans le noyau". M. Meo: "J'apprécie beaucoup Manu Karagiannis, mais l'âge est là et il y a les réalités financières". P. Ingels: "Manu a été épatant après le départ de Leclercq. Des problèmes de contrat, il y en a partout, mais il est dommage que ce soit tombé sur son dos. Enfin bon, gonfler le budget et craquer financièrement en cours de saison, ce n'est pas la solution". E. Carroy: "Son départ nous fait mal. Mais je comprends la direction: vu son âge, Manu n'avait plus le droit d'exiger un salaire phénoménal". L'état du stadeG. Cutello: "On nous promet des travaux depuis deux ans mais je ne vois rien venir. Où en est le projet de toit sur les tribunes non couvertes? On a aménagé une buvette panoramique mais tout le monde s'en fout. Il aurait été préférable de consacrer cet argent à des travaux plus utiles. Les supporters adverses ont tous le même commentaire quand ils parlent du Tivoli: c'est nul. On a pitié d'eux quand ils doivent rester sous la drache pendant une heure et demie. Nous avons un stade digne du foot amateur". M. Meo: "Nous avons une pelouse impeccable, mais le reste n'est évidemment pas à la hauteur. Nous sommes gênés de notre stade. Des supporters de Mouscron nous ont fait visiter le Futurosport et tous les recoins du Canonnier, mais je me suis abstenue de leur faire découvrir le Tivoli. Les pourtours sont dans un état déplorable, on a consacré beaucoup d'argent à une buvette panoramique qui n'est là que pour la parade, et quand on voit le vestiaire de l'équipe Première, on se demande si certains joueurs ne sont pas obligés de s'asseoir par terre, tellement c'est exigu". P. Ingels: "On s'habitue à être trempé jusqu'aux os lors de certains matches à domicile, mais ce n'est quand même pas agréable! Les gosses de l'Espace Jeunes ne sont pas épargnés, eux non plus, si le vent est mal mis. Mais le plus dérangeant, c'est cette piste d'athlétisme. S'il y a 6.000 personnes, toute l'ambiance se perd dans les buildings qui ceinturent le Tivoli. J'envie des petits stades chaleureux comme à Westerlo, au GBA ou à St-Trond. Par contre, celui de Charleroi ne me fait pas du tout rêver: pour qu'il y ait de l'ambiance là-bas, le Sporting doit inviter gratuitement toute la ville"... E. Carroy: "Le problème, c'est qu'on n'a plus fait de travaux au Tivoli pendant plusieurs années. Quand le club s'est retrouvé en D1, le décalage avec les stades des clubs concurrents était terrible. Mais bon, on ne peut pas non plus demander une fortune aux contribuables pour la seule RAAL. Il y a aussi tous les petits clubs de la région". La diminution du budgetG. Cutello: "J'ai peur. Tout se passera bien si la RAAL achète de bons joueurs. Malheureusement, on a vu dans un passé récent qu'il pouvait y avoir de grosses erreurs dans le recrutement. Si on transfère mal avec un tout petit budget, on court à la catastrophe". M. Meo: "Certains dirigeants ont vu trop grand dans le passé. Ils pensaient que ce club était la poule aux oeufs d'or. Il faut arrêter le gaspi, les transferts à tort et à travers. Quand je vois le nombre de joueurs coûteux qui n'ont strictement rien apporté... Faisons confiance au staff pour le recrutement: ça travaille". P. Ingels: "Tous les clubs vont devoir assainir leurs finances. Je comprends parfaitement. Je ne voudrais pas être supporter d'Alost aujourd'hui. Je suivais déjà la RAAL en D1 il y a plus de 20 ans: rien n'était trop beau mais on a vu où cela a mené le club et le temps qu'il a fallu pour se remettre de tout le gaspillage. Limitons les frais. Le président a décidé de gérer La Louvière en bon père de famille et il a mille fois raison. Il faut arrêter d'acheter pour le plaisir d'acheter". E. Carroy: "La baisse du budget ne m'effraye pas. Il doit être possible de trouver quelques renforts pas trop chers. Le salaire n'est pas toujours proportionnel au rendement. Qu'a apporté Ouédec, qui coûtait les yeux de la tête?" Pierre Danvoye, ,"Réagissez, Monsieur Gaone: vos joueurs ne sont pas des animaux"