Quand Marc Wilmots donne le signal du départ après une conférence de presse, il le fait discrètement. Cela ne se voit pas mais tous les joueurs lèvent l'ancre. Jacky Munaron, entraîneur des gardiens de but de l'équipe nationale, connaît bien le taureau de Dongelberg et fut son équipier au Standard : "Sa carte de visite suscite le respect. Il se comporte dans la vie de tous les jours comme sur le t...

Quand Marc Wilmots donne le signal du départ après une conférence de presse, il le fait discrètement. Cela ne se voit pas mais tous les joueurs lèvent l'ancre. Jacky Munaron, entraîneur des gardiens de but de l'équipe nationale, connaît bien le taureau de Dongelberg et fut son équipier au Standard : "Sa carte de visite suscite le respect. Il se comporte dans la vie de tous les jours comme sur le terrain : l'homme est aussi entier. Les honneurs et les succès ne l'ont pas changé. Il fait la synthèse de tous les avis quand il faut trancher. Une parole, c'est une parole et on voit que c'est un fils de la campagne. Ces gens-là n'ont jamais besoin de papier car ce qui est dit est dit, point final. Marc Wilmots et Lorenzo Staelens formaient un duo intéressant. Le premier laisse parler ses émotions, l'autre était plus réservé. Cela marchait bien entre eux et je crois qu'un capitaine a besoin de soutien. Marc a repris le brassard et Gert Verheyen peut l'aider. On aura à nouveau un duo uni et tout à fait complémentaire". L'influence de Marc Wilmots est importante et on dit parfois que certains le craignent. Son avis a du poids auprès de Robert Waseige. "En réalité, tout le monde donne son avis et c'est très bien ainsi", dit Bertrand Crasson. "Nous discutons et le courant passe bien car tout le monde est concerné. Les temps ont changé et je n'aimerais pas que le capitaine se retire dans sa tour d'ivoire et prenne seul des décisions qui concerneraient tout le monde. Il faut onze capitaines sur un terrain. Marc Wilmots est un chef de file, un leader. S'il va au Standard, cela fera du bien à tout le club. Il faut nettoyer le groupe, lui apprendre vraiment ce qu'est l'ambition. C'est pour cela que Michel Preud'homme et Luciano D'Onofrio ont tellement besoin de Marc à Sclessin. Le Standard avait une bonne équipe sous la main. Même si elle a gagné un billet européen, elle a terminé à des années lumière d'Anderlecht et de Bruges au classement final. Mais on a fait la fête au Standard. Je n'ai pas compris. C'était un échec vu les qualités de ce groupe qui aurait dû batailler pour obtenir le titre. Cela n'arrivera pas avec Marc Wilmots; ce sera la fête quand cela vaudra le peine, pas avant".