Avec un peu de malchance, les supporters inconditionnels du foot wallon n'auront plus que le Standard et le Sporting Charleroi à se mettre sous la dent la saison prochaine. Sauf miracle financier, l'Excelsior Mouscron aura dû déposer la clé sous le paillasson et quitter le foot pro. Sauf reprise en mains sportive vigoureuse, Tubize et Mons pourraient être les deux descendants directs. En football, sur le terrain, tout peut arriver. En dehors du terrain, c'est une autre paire de manches. Dans un mois, on avait prévu Westerlo-Anderlecht et Mouscron-Standard... En cas de faillite avérée des Hurlus et disparition de tout le deuxième tour, on aura des Rouches bye, perdant une chance de prendre trois points, à l'inverse de Mauves qui ne perdront que le point de leur déplaceme...

Avec un peu de malchance, les supporters inconditionnels du foot wallon n'auront plus que le Standard et le Sporting Charleroi à se mettre sous la dent la saison prochaine. Sauf miracle financier, l'Excelsior Mouscron aura dû déposer la clé sous le paillasson et quitter le foot pro. Sauf reprise en mains sportive vigoureuse, Tubize et Mons pourraient être les deux descendants directs. En football, sur le terrain, tout peut arriver. En dehors du terrain, c'est une autre paire de manches. Dans un mois, on avait prévu Westerlo-Anderlecht et Mouscron-Standard... En cas de faillite avérée des Hurlus et disparition de tout le deuxième tour, on aura des Rouches bye, perdant une chance de prendre trois points, à l'inverse de Mauves qui ne perdront que le point de leur déplacement. Bref, la nouvelle D1 à 16 ne sera sans doute pas un écrin pour de nombreux clubs du sud du pays. Mais ceux qui vont survivre seront encore plus forts qu'avant... Le Standard et le Sporting Charleroi n'ont pas le même statut, mais les Zèbres vont tester dès dimanche prochain la volonté des Rouches de redevenir champions de Belgique. Avec une bonne chance pour les premiers de gagner si le Standard aborde ce match avec le léger dédain, qui présida à son récent déplacement à Mons... Du coup, le club de la famille Bayat aurait une belle chance de revenir dans l'actualité. Sportivement, le onze de John Collins commence à bien tenir la route après des semaines de labeur intensif. Il y a un petit mois, l'Ecossais nous avoua que ce fut dur mais qu'il avait enfin une équipe ; un ensemble cohérent sur le plan du jeu et de la mentalité. Dommage que le championnat soit déjà en train de se terminer pour ce club qui a trop été dans l'ombre cette saison. Et quand on pense à la D1 à 16, on se dit que ce serait dommage que les efforts des Zèbres en restent là. L'idéal serait qu'au moins la grosse majorité des joueurs reste et évidemment ses coaches des Iles, Collins et Tommy Craig. Mais la famille Bayat a plus d'une surprise dans son sac... Afin de mettre derrière elle une série de conflits avec ses supporters, la gent politique locale et la presse, elle a organisé mercredi dernier un grand " Dîner de l'Amour et de la Réconciliation " qui fera date. Sport/Foot Magazine a joué le jeu et assisté à cette soirée du fair-play, car tout le monde a intérêt à ce que le Sporting Charleroi retrouve définitivement son image historique d'ambiance fraternelle et chaleureuse. Et puis, quand quelqu'un se penche sur son action et tend la main, on ne peut jamais la refuser... Mais c'est évidemment tout le foot belge qui doit se poser les questions qui s'imposent et que le Standard cerne le mieux. En course pour un titre bis, Académie Robert Louis-Dreyfus, investissement dans un coach étranger de renom, vrai projet de stade,... les Rouches ont pour l'instant une longueur d'avance sur le peloton belge. Heureusement pour lui, Anderlecht a abordé une remise en question profonde pour rester dans la course : engagement de Tom De Sutter, aménagement du stade Constant Vanden Stock, nouveau système de scouting, questionnement de sa communication, etc. Le Racing Genk est performant en infrastructures et organisation mais n'a toujours pas trouvé de successeur à Aimé Anthuenis et Sef Vergoossen. Le Club Bruges souffre le plus : il a la nostalgie d'un Trond Sollied (deux titres, deux Coupes) que MichelD'Hooghe n'a pas voulu retenir, une faible colonne vertébrale sportive, des projets indéfinis de nouveau stade... et un président en partance ! La Gantoise montre mieux l'exemple avec son plan de trois ans lié à Michel Preud'homme et un nouveau stade. L'avenir de la D1 doit pourtant être pris à bras le corps sous peine de se retrouver dans une situation analogue à celle des Diables Rouges, où une politique sportive indigne de ce nom en matière de sélection et d'encadrement a ralenti leur développement au niveau international. "Qui ne progresse pas régresse", c'est plus qu'un cliché. PAR JOHN BAETE