L'Irak n'a participé qu'une seule fois à une phase finale de le Coupe du Monde, en 86 au Mexique. Lors de leur première apparition à Toluca, les Asiatiques entraînés par le Brésilien EvaristoMaceda, se sont inclinés (1-0) face au Paraguay. Il ont ensuite été battus (2-1) par la Belgique, Ammaiesh inscrivant à cette occasion le seul but irakien du tournoi, vu que la dernière rencontre, face au Mexique, se solda par une nou...

L'Irak n'a participé qu'une seule fois à une phase finale de le Coupe du Monde, en 86 au Mexique. Lors de leur première apparition à Toluca, les Asiatiques entraînés par le Brésilien EvaristoMaceda, se sont inclinés (1-0) face au Paraguay. Il ont ensuite été battus (2-1) par la Belgique, Ammaiesh inscrivant à cette occasion le seul but irakien du tournoi, vu que la dernière rencontre, face au Mexique, se solda par une nouvelle défaite (1-0). Avant le Mondial mexicain, l'Irak s'était distingué dans les compétitions continentales en remportant trois fois la Coupe du Golfe (79, 84 et 88) et les Jeux Asiatiques 82. En revanche, l'Irak n'a jamais remporté la Coupe d'Asie, le principal trophée. Son meilleur résultat dans cette compétition remonte à 76 lorsqu'il atteint les demi-finales (défaite 3-2 par le Koweït). En fait, ces dernières années chaque fois que l'on a parlé du football irakien c'est surtout à travers des récits liés à la torture. C'est ainsi qu'a circulé l'information qu'après une défaite, Udai Hussein n'hésitait pas à faire subir de mauvais traitements aux internationaux. En 1993, après l'élimination pour le Mondial américain, divers membres de l'équipe furent emprisonnés et obligés de shooter sur un ballon en ciment. En juin 97, après la défaite contre le Kazakhstan, qui signifiait l'adieu à la Coupe du Monde en France, les perdants furent condamnés aux coups de fouet et aux décharges de fils électriques. Toujours vigilante à la question des droits de l'homme, la FIFA envoya ses inspecteurs mais ceux-ci rapportèrent qu'il s'agissait de rumeurs mensongères à l'égard de la famille du Maître de Bagdad. Entre-temps, les athlètes continuaient à fuir l'Irak et à raconter l'acharnement dont faisait preuve Udai Hussein à l'égard de ceux qui perdent et déshonorent l'Irak. La prison et les salles de torture se trouveraient à l'intérieur du palais du comité olympique irakien, lui aussi présidé par le fils de Saddam, mais personne au CIO n'a songé à mener une enquête. Stange ne veut pas parler de tout cela. Il prétend qu'il n'a jamais eu le moindre contact avec Udai Hussein. Mais dans son contrat il a fait insérer une clause selon laquelle il lui est interdit de faire des commentaires à caractère politique. "Où on joue au football, on ne se bat pas", a-t-il soutenu.