Le sélectionneur allemand prétend ne pas souffrir du débat quasi national dont il est l'objet. " Je ne permettrai jamais qu'on m'ôte mon plaisir, mon enthousiasme et ma conviction ", a déclaré l'ancien attaquant au Kicker la semaine dernière. Dans son interview, Jürgen Klinsmann (41 ans) affirme même que " tout se déroule parfaitement " et qu'en fait, son équipe a reçu un coup de bambou suite aux deux premiers b...

Le sélectionneur allemand prétend ne pas souffrir du débat quasi national dont il est l'objet. " Je ne permettrai jamais qu'on m'ôte mon plaisir, mon enthousiasme et ma conviction ", a déclaré l'ancien attaquant au Kicker la semaine dernière. Dans son interview, Jürgen Klinsmann (41 ans) affirme même que " tout se déroule parfaitement " et qu'en fait, son équipe a reçu un coup de bambou suite aux deux premiers buts rapides de l'Italie, dans leur joute amicale, et que l'ampleur du score (4-1) est surtout due à des erreurs individuelles. Klinsi ne supporte pas qu'on traite son style de naïf et d'exagérément offensif. " Dans les autres matches, nos adversaires étaient défensifs et nous ont obligé à prendre l'initiative. Nous ne développerons pas un football suicidaire au Mondial ". On reproche surtout à Klinsmann ses trop longs séjours aux Etats-Unis, où il vit avec sa famille, ce qui l'empêche d'avoir des contacts réguliers avec ses internationaux. " Après la trêve hivernale, j'ai passé trois semaines sur cinq en Allemagne. De retour en Amérique, j'ai visionné le Costa Rica contre la Corée du Sud. Avec un agenda pareil, je n'ai pas à culpabiliser ". Klinsmann n'exclut même pas une éventuelle prolongation de contrat. " Tout dépendra de la façon dont les prochains mois se dérouleront, de la manière dont nous pourrons faire notre travail et de notre résultat au Mondial. Quoi qu'il arrive, cependant, les USA resteront mon domicile ". L'entraîneur ne se tracasse pas trop à propos de son image, très négative en Allemagne. Il se réfère à Aimé Jacquet, champion du monde avec la France en 1998. " A l'EURO 1996, il voulait tout bien faire, donner une bonne impression à tout le monde. Son équipe n'a pas eu de succès. Deux ans plus tard, il ne s'est occupé que du football. Son image est devenue catastrophique mais la France a été championne du monde ". La DFB a de nouveau publiquement assuré Klinsmann de son soutien inconditionnel. Le président, Theo Zwanziger, a rejeté toute critique extérieure, y compris celle martelée par Franz Beckenbauer, président du comité d'organisation. " Il conserve notre totale confiance. Nous restons convaincus que Klinsmann est l'homme qu'il faut pour préparer notre équipe au Mondial ". F. VANHEULE