Les zakouskis et le champagne, ce sera peut-être pour l'année prochaine. Les joueurs du Standard ont fréquenté le célèbre et magnifique marché de Liège mais ont oublié de glisser des cadeaux sous les sapins et avaient les boules après une fin 2010 à oublier au plus vite. Si le staff technique porte son poids de responsabilités dans les mauvais résultats actuels, ce vestiaire n'est pas non plus à la hauteur des défis du Standard. On sait que ce club ne vivra plus jamais au-dessus de ses moyens financiers, ce qui est une preuve d'intelligence, mais il y a eu des erreurs de casting dans le recrutement qui, au bout du compte, coûtent très cher. En plus, certains n'ont pas progressé cette saison.
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Les zakouskis et le champagne, ce sera peut-être pour l'année prochaine. Les joueurs du Standard ont fréquenté le célèbre et magnifique marché de Liège mais ont oublié de glisser des cadeaux sous les sapins et avaient les boules après une fin 2010 à oublier au plus vite. Si le staff technique porte son poids de responsabilités dans les mauvais résultats actuels, ce vestiaire n'est pas non plus à la hauteur des défis du Standard. On sait que ce club ne vivra plus jamais au-dessus de ses moyens financiers, ce qui est une preuve d'intelligence, mais il y a eu des erreurs de casting dans le recrutement qui, au bout du compte, coûtent très cher. En plus, certains n'ont pas progressé cette saison. Bref, pour qui le maillot du Standard est-il trop grand ? Qui est in, qui est out ?L'ancien gardien de Genk avait parfois alterné le très bon et des erreurs inattendues dans le trafic aérien la saison passée. Bolat n'est pas tout blanc non plus depuis le début 2010-2011 et son exclusion à Genk (menaces à l'égard de Jelle Vossen) est synonyme de nervosité, d'imperfections dans la défense, etc. Sa suspension et son opération au genou ont quand même coûté gros au Standard, qui ne peut visiblement pas se passer de ce portier charismatique, très fort sur sa ligne, excellent dans le jeu au pied. Le géant n'a pas démérité lors de ses apparitions mais n'est pas parvenu à s'installer dans le rôle de doublure de Bolat. Sa taille est son atout et sa faiblesse. Pour le moment, Van Hout donne l'impression d'avoir atteint son plafond au Standard. Que ce soit durant le mercato d'hiver ou en fin de saison au plus tard, cet excellent professionnel a intérêt à changer d'air sous peine de cirer éternellement le banc. Le portier monténégrin a un gros avantage : son mental. Cela lui a permis de garder la tête hors de l'eau après deux bourdes. Son 48-fillette ne peut pas expliquer la faiblesse de son jeu au pied... Blazic a marqué des points contre Saint-Trond et au Cercle Bruges où il mit cependant un temps fou pour se relever après avoir plongé dans les pieds de Reynaldo, qui en profita pour marquer. En ballottage défavorable pour le moment. Il roulait un peu des mécaniques en débarquant d'Espagne. Même si son potentiel est évident, cet arrière droit n'a pas encore pu bâtir des châteaux en Belgique. Il n'a pu faire oublier le Marcos des grands soirs. On retiendra ses deux bristols jaunes inutiles (coup de coude puis tacle inutile) qui handicapèrent son équipe à Courtrai. Il lui reste une demi-saison pour devenir un élément plus fiable. Manchester City s'était déplacé la saison passée pour le voir à l'£uvre. S'il continue à régresser comme il le fait pour le moment, le Namurois qui joue pour les Espoirs français ne devra jamais potasser ses cours d'anglais. Mais comment expliquer ce gâchis ? Son potentiel athlétique est sidérant, unique. Mais, après plus d'un an de D1, il n'utilise que cela, n'a pas progressé techniquement et utilise sa tête pour se blesser et expédier ses équipiers à l'hôpital, pas pour diriger la défense ou comprendre le jeu de son équipe. Travaille-t-il assez ses défauts ou a-t-il encore besoin de tuteurs pour grandir ? A lui de se ressaisir pour vivre une grande carrière. Le Carolo constitue la seule véritable satisfaction du bastion défensif. A se demander ce que ce secteur serait devenu sans ce joueur qui a retrouvé vie à Courtrai. Il a fait son boulot à l'arrière droit, s'est dépensé sans compter au c£ur de la défense. Au four et au moulin, le jeune chauve de Sclessin a connu un mois de décembre plus délicat... et on n'oubliera pas ses deux cartes jaunes au Club Bruges le 22 octobre. A force de trop en faire et d'être obligé de coller des rustines partout, on peut crever de temps en temps. Tout ce qui brille n'est pas or. Il en va ainsi pour Ramos qui fait du surplace. La saison passée, son potentiel physique avait été utile lors de quelques grandes batailles. On estimait que le reste allait suivre après une saison d'adaptation. Il n'en est rien : son placement et ses relances ne sont pas encore dignes du savoir-faire brésilien. Insuffisant pour un club comme le Standard, il devra encore manger beaucoup de tartines avant de rappeler André Cruz, le meilleur Brésilien ayant jamais évolué à Sclessin. Moins élégant que Ramos, il ne s'impose pas non plus au centre de la défense. On se pose des questions et il est possible que ce joueur ait tenté trop vite le grand écart entre le Brésil et l'Europe. Le Standard a flairé un beau coup mais ce joueur aurait probablement mieux fait d'imiter Joao Carlos, qui a calmement étudié le football belge à Lokeren avant de monter les marches à Genk. Le transfert coup de tonnerre du Standard qui l'a piqué au nez et à la barbe du Club Bruges. Les Liégeois ont un besoin vital de taille, de kilos, de hargne, de maturité, de puissance et de personnalité au c£ur de leur équipe. Insensible au stress, il aura l'occasion d'oublier ses mauvais souvenirs anglais lors de son premier voyage en rouche à Anderlecht, le 23 janvier prochain. Sa présence dans le vestiaire fait plaisir à pas mal de monde. Cette jeune équipe cherche un état d'esprit et a besoin des épaules de marin au long cours de Van Damme pour traverser les tempêtes. Elégance naturelle et excellente frappe à distance. Grièvement blessé à l'entraînement la saison passée, par Kristof Van Hout, il est revenu mais doit encore se muscler et travailler sa vitesse. Son talent est intéressant et ce technicien devra faire le bilan en fin de saison. Il a progressé par rapport à ses débuts et peut dépanner comme il l'a fait en remplaçant Steven Defour en décembre même si ce ne fut pas facile. A-t-il bien fait de revenir au Standard ? A voir sa tête après les matches, on peut se poser la question. Il ne semble pas heureux à Sclessin après avoir fait les beaux soirs de Genk et d'AZ Alkmaar. Poco devait devenir un des patrons de la ligne défensive et même un des piliers de l'équipe. Il s'est enfoncé dans les sables mouvants des doutes (deux exclusions, à Saint-Trond et au Germinal Beerschot : des cartes jaunes et rouges évitables au vu de son métier) mais ce gaucher a assez de classe et un trop gros bagage pour ne pas réagir. Sera-t-il l'homme du renouveau ? Le Français a bossé comme un fou avant de repasser sur le billard. En principe, il sera d'attaque après la reprise et son apport est très attendu avec sa lucidité, ses ouvertures, ses frappes, sa technique. S'il ajoute cela à l'apport de Van Damme, cela peut faire mal. Mais il va aussi découvrir une pression autrement plus forte qu'à Zulte Waregem. Fils d'une famille de grands footballeurs, il espérait franchir un cap au Standard. Ce n'est pas le cas. Sa campagne de préparation ne fut pas terrible et révéla un manque de vitesse. Il n'est jamais parvenu à hausser le rythme et donc à s'imposer dans un rôle de médian récupérateur. Sans une réaction rapide et la qualité de l'outil médical à l'Académie Robert Louis-Dreyfus, son accident cardiaque à l'entraînement aurait pu être fatal. Les clubs belges ont intérêt à chercher des pépites en D2 et en D3, ce que feu Jean-Paul Spaute faisait avec tant de bonheur à Charleroi. Mais entre un FC Liège qui était à la ramasse en D2 la saison passée et le Standard, il y a de la marge. Dibi a encore besoin de temps ou a visé trop haut. Il aurait peut-être dû se faire les dents dans un club du style Malines, Saint-Trond ou Westerlo. Une petite bombe mais on ne débarque pas d'Afrique pour faire tout de suite la loi en D1. Pour le moment, Bokanga est tout au plus un joker occasionnel mais rien de plus. Un prêt lui ferait du bien. OUT: Gheorge Grozav On le présentait comme le Cristiano Ronaldo des Carpates. Grozav n'a jamais convaincu personne lors de ses apparitions avec, pour couronner le tout, une performance plus qu'insignifiante au Cercle. Ce garçon n'est pas prêt, ne comprend peut-être pas ce qu'on lui demande, est trop jeune pour tenter sa chance à l'étranger. Pour le moment, il n'a ni le niveau du Standard ni celui d'un club moins huppé de D1. Il y a beaucoup de points d'interrogations derrière son nom avec, en plus, une intervention chirurgicale aux adducteurs. S'il avait disposé de tous ses moyens, ce feu follet aurait pu rendre de très grands services sur le flanc droit. De Mul est en situation de défi après avoir échoué en Espagne et jusqu'à présent au Standard. Un bijou qui, malgré les temps délicats vécus par son club, a progressé et est une attraction comme Mbark Boussoufa ou Ronald Vargas. Il doit être plus régulier et enchaîner les grands matches, s'intéresser encore de plus près à la construction collective. Le mental sera-t-il à la hauteur de ce talent béni des dieux ? Le fils de Jos espérait se relancer au Standard après son aventure et ses blessures au Club Bruges. Ce n'est pas le cas. Il a été écarté, est revenu, a été montré (pour être vendu au mercato ?) mais le bilan de ce joueur intelligent est insuffisant. Désormais trop lent pour la ligne médiane, ne conviendrait-il pas dans le rôle d'arrière central ? Son avenir à Sclessin est assez incertain. Après avoir beaucoup bourlingué avec des fortunes diverses, ce pilier offensif rend des services quand on fait appel à lui. Il aime le trafic aérien et se contente de son rôle de doublure de Tchité ou de Cyriac. Pieroni répare, Pieroni remplace mais il ne faut pas lui en demander plus. Le Standard n'est pas Malines. Dans son ancien club, il baignait dans une ambiance familiale. Pas de pression après une défaite. Malines était le club idéal après Visé, le Brussels et Courtrai. Ici, on lui demande de faire oublier Jova, Dieumerci Mbokani ou Igor de Camargo. Il n'y parvient pas pour le moment mais a encore du crédit. A Gand, on affirmait parfois que Leye ne supportait pas trop bien la pression. Or, au Standard elle est encore plus pénible. Malgré ce stress, le Sénégalais a dépanné, principalement à gauche. Ce n'est pas sa place préférée mais il ne peut pas espérer mieux. L'ancien Ajacide était survolté en débarquant au Standard. Son bagage technique est important mais sa découverte du football belge est difficile. Il ne rappelle pas son père mais on se souviendra que Wamberto avait montré le bout du nez en D2, à Seraing, avant d'exposer sa classe au top du football belge. Pour avoir du temps de jeu, il devrait reculer (chercher ailleurs) avant de mieux sauter. Son absence a coûté très cher en décembre. Sans lui, les Rouches sont tout simplement décapités. Tchité fait peur aux défenses adverses car avec lui aux avant-postes, le moindre ballon peut terminer sa course dans les filets. Ce renard des surfaces a réussi son retour en Belgique.Quand le petit Napoléon a mal, c'est Waterloo pour le Standard. En 2010, il n'a pas échappé aux blessures et son épaule luxée contre Saint-Trond lui a imposé une nouvelle visite chez le chirurgien. Voilà un abonnement dont l'ancien Soulier d'Or se serait bien passé car cette saison est très importante pour le capitaine limbourgeois. Le fis spirituel de Wilfried Van Moer a tout doucement fait le tour du propriétaire au Standard et rêve d'autres horizons. Il sera rétabli en mars. Histoire de se concentrer sur la Coupe de Belgique ? Une classe pas possible, un style digne des grands championnats mais il lui reste cette maudite semelle. Cette mauvaise habitude lui coûte trop cher et on ne lui passe plus rien. Plusieurs personnes estiment, probablement à raison, que le médian liégeois devrait se tourner vers l'étranger en fin de saison à défaut de l'avoir fait plus tôt. Suspendu après son exclusion au Cercle Bruges, il sera le grand absent d'Anderlecht-Standard. Il a tendu la main à MarcinWasilewski qui l'a refusée : dommage. Une trouvaille de Dominique D'Onofrio qui l'avait repéré en Afrique. Cyriac a tout montré : technique, vitesse, profondeur, sens du but, détente aérienne, entente avec Tchité. Il a confirmé les espoirs placés en lui la saison passée. Son entorse au genou le privera du stage hivernal au Portugal. Un éternel espoir du Standard qui ne parvient pas à se défaire de cette étiquette. On l'a vu au Real Madrid et, plus tard, à Eupen. On l'avait cité à Visé et à Tirlemont. Les contrastes sont saisissants et il doit voyager pour échapper à l'oubli au Standard. PAR PIERRE BILICSans Tchité, les Rouches sont tout simplement décapités. Cette jeune équipe a besoin des épaules de Van Damme pour traverser les tempêtes.