La discipline reste le leitmotiv de Juri Sjemin, qui est attaché au club des cheminots depuis 1986, à l'exception de 1999, année durant laquelle il a été sélectionneur de la Nouvelle-Zélande. Il reste fidèle aux anciennes valeurs soviétiques: les qualités athlétiques des joueurs restent primordiales à ses yeux. Son équipe est donc parfaitement capable de prendre son adversaire à la gorge pendant 90 minutes, avec agressivité. La saison passée, And...

La discipline reste le leitmotiv de Juri Sjemin, qui est attaché au club des cheminots depuis 1986, à l'exception de 1999, année durant laquelle il a été sélectionneur de la Nouvelle-Zélande. Il reste fidèle aux anciennes valeurs soviétiques: les qualités athlétiques des joueurs restent primordiales à ses yeux. Son équipe est donc parfaitement capable de prendre son adversaire à la gorge pendant 90 minutes, avec agressivité. La saison passée, Anderlecht a reçu l'addition, en encaissant un sec 1-5. Les Bruxellois avaient sombré physiquement, ce qui en dit long sur les qualités du Lokomotiv qui, mieux que nul autre, est capable de faire la différence, en fin de match, sur sa puissance et sa technique. Sjemin a érigé une défense en béton. Longtemps, on a cru que le gardien Sergei Ovchinnikov serait le successeur de Michel Preud'homme à Benfica mais il n'a pu répondre aux attentes locales, extrêmement élevées, et a rejoint le FC Porto. Afin d'assurer ses chances de sélection en équipe nationale, il a finalement rejoint le Lokomotiv Moscou. Là, semaine après semaine, Ovchinnikov démontre qu'il s'est inspiré de la classe de notre compatriote et qu'il a acquis l'expérience nécessaire. Le style de jeu du Lokomotiv ressemble assez fort à celui que préconise Giovanni Trapattoni: il s'appuie sur une solide défense bien verrouillée pour utiliser l'arme tant redoutée du contre, au bon moment. Sjemin opte généralement pour un trio défensif qui opère en zone, tandis que Vladim Evseev et le Sud-Africain Jacob Lekgetho sont chargés de parcourir leur flanc. On prédit un bel avenir de meneur de jeu à Marat Izmailov, qui vient chercher le ballon très loin tout en sachant le relancer en profondeur avec précision, s'il ne préfère pas chercher de courtes combinaisons avec Dmitry Loskov. L'équipe peine surtout à la finition. C'est dû à l'irrégularité de James Obiorah et de Maxim Buznikin. Pour prétendre au statut de véritable grande équipe, le Lokomotiv marque trop peu par rapport aux nombreuses occasions qu'il se crée. C'est le défi qu'il doit relever au cours des semaines à venir. Entraîneur: Juri SjeminLe coach reste fidèle aux anciennes valeurs soviétiques: les qualités athlétiques des joueurs restent primordiales. L'équipe est parfaitement capable de prendre son adversaire à la gorge pendant 90 minutes, avec agressivité