Le parcours d'Ostende en Suproligue s'est arrêté jeudi passé au Kuipke de Gand. Déjà battus 94-76 à Moscou deux jours plus tôt, les Côtiers se sont à nouveau inclinés 70-77 face au CSKA. Contrairement au match aller, où la différence s'était faite immédiatement (le score était de 33-11 après le premier quart-temps), Ostende a davantage équilibré les échanges à Gand et a même mené 44-36 en milieu de troisième quart-temps (un peu de suffisance dans le chef des Russes après la victoire trop facile conquise chez eux, selon le coach ...

Le parcours d'Ostende en Suproligue s'est arrêté jeudi passé au Kuipke de Gand. Déjà battus 94-76 à Moscou deux jours plus tôt, les Côtiers se sont à nouveau inclinés 70-77 face au CSKA. Contrairement au match aller, où la différence s'était faite immédiatement (le score était de 33-11 après le premier quart-temps), Ostende a davantage équilibré les échanges à Gand et a même mené 44-36 en milieu de troisième quart-temps (un peu de suffisance dans le chef des Russes après la victoire trop facile conquise chez eux, selon le coach Valery Tikhonenko), avant de craquer en fin de partie. "Défensivement, je ne peux rien reprocher à mes hommes", analyse Aaron McCarthy. "Mais on ne peut pas gagner si l'on cumule 41 pertes de balle sur l'ensemble des deux matches. Faut-il attribuer ces pertes à la solidité de la défense moscovite? Je ne le pense pas. Les Russes n'ont rien fait de spécial sur le plan défensif. En réalité, nous avons été entraînés dans une spirale et les joueurs ont perdu leur assurance. Un coach est impuissant face à ce genre de situation. Offensivement, nous n'avons pas été très brillants non plus avec 36% de réussite. Nous avons loupé des paniers faciles. Des lay-ups, notamment. Mais c'est une conséquence de ce qui précède: le manque de confiance qui s'est progressivement installé". Globalement, il y a eu à boire et à manger dans la campagne d'Ostende en Suproligue. Et les bilans respectifs de Lucien Van Kersschaever et d'Aaron McCarthy sont, tout compte fait, fort comparables. Au départ, les Côtiers espéraient terminer dans les huit premiers de leur poule pour participer aux playoffs. Ils ont terminé 7e, l'objectif a donc été atteint. Mais le fait d'avoir figuré dans le trio de tête en début de saison avait laissé espérer mieux. Au niveau des matches, il y a eu des exploits face à de grosses cylindrées comme Efes Pilsen Istanbul et Partizan Belgrade, mais aussi des désillusions face à des équipes moins cotées comme Novo Mesto (à deux reprises) et Luleå. Pour déboucher, finalement, sur une élimination en deux manches en 1/8 de finale face au CSKA Moscou. "Cette participation à la Suproligue fut une expérience très enrichissante. Les joueurs ont disputé vingt matches de haut niveau et la Belgique peut être fière de ce que l'équipe a réalisé face à des ténors européens. Mon plus grand regret, c'est que nos deux plus mauvaises prestations ont été réalisées dans les playoffs, là justement où il faut en principe se surpasser. Nos matches précédents avaient été d'un niveau supérieur. Je crois que les caractéristiques du CSKA Moscou ne nous convenaient pas. Ces joueurs sont à la fois grands et rapides. Cela nous a gêné. J'ai l'impression que nous aurions été plus à l'aise face au Panathinaikos, qui avait pourtant terminé devant les Russes au classement. Malheureusement, nous n'avons pas pu choisir notre adversaire". D. Devos