" Lâché " par l'Ajax, le Germinal Beerschot retombe les pieds sur terre et redécouvre la dure réalité économique du football européen. Enterrés les jolis plans de la fusion, le luxe des premières années, les gros contrats. Jos Verhaegen et René Snelders sont revenus aux affaires. Avec l'aide de Luc Verheyen, ils ont déjà réussi à réduire le budget de 1,75 million d'euros. " Sans trop de difficultés ", dis...

" Lâché " par l'Ajax, le Germinal Beerschot retombe les pieds sur terre et redécouvre la dure réalité économique du football européen. Enterrés les jolis plans de la fusion, le luxe des premières années, les gros contrats. Jos Verhaegen et René Snelders sont revenus aux affaires. Avec l'aide de Luc Verheyen, ils ont déjà réussi à réduire le budget de 1,75 million d'euros. " Sans trop de difficultés ", disent-ils. Dans Het Laatste Nieuws, ils expliquent comment ils s'y sont pris : - Les joueurs : les nouveaux contrats ont été revus à la baisse. Bert D'Hont a ainsi accepté de réduire le sien de plus de 50 %. Le nombre d'étrangers est passé de 17 à 6, ce qui a permis d'économiser 75.000 euros rien qu'en location d'appartements. - L'entraîneur : le contrat de Marc Brijs équivaut à 65 % de celui de Franky Van der Elst. - Le staff médical : 75 % d'économie sans toucher au personnel qui, selon Luc Verheyen, est resté par amour du club. - L'école des jeunes : le budget est passé de 800.000 à 400.000 euros. Tous les contrats ont été revus mais tout le monde est resté. - Le catering : les joueurs devront se contenter de tartines, ce qui permet de ramener le budget de 25.000 à 7.500 euros. Ils n'auront plus droit aux 12.500 euros de bons pour des boissons qu'ils distribuaient un peu partout, entraînant ainsi une double perte pour le club. Dans les bureaux, les employés n'auront plus droit qu'à de l'eau et du café. Idem pour les membres du conseil d'administration. - Les téléviseurs : le contrat de leasing, qui arrivait à échéance, n'a pas été renouvelé. Et grâce à l'article de Het Laatste Nieuws, le club a hérité, gratuitement, de quatre appareils. - Le stage : il avait coûté 25.000 euros la saison dernière alors que le club dispose de 17 terrains. - Les tests : jusque l'an dernier, le club prenait tous les frais en charge. " Certains arrivaient même sans chaussures ", dit Snelders. Maintenant, ce sont les joueurs ou leur agent qui doivent payer et on leur rembourse les frais s'ils signent un contrat. - Les cassettes de match : le club achetait les cassettes de ses matches à VTM : 2.500 euros par saison. - Le titre de Club de la Ville : le GBA l'avait fait déposer, ce qui lui coûtait 750 euros par an. " Maintenant, les joueurs devront démontrer sur le terrain qu'ils sont les meilleurs ", dit Luc Verheyen. (P. Sintzen)