Dirk Huyck est un homme de parole. Il y a plusieurs mois, le président de Waasland-Beveren avait promis de revenir sur l'ouragan qui avait secoué son club le 10 octobre dernier, lorsque de nombreuses personnes furent interpellées dans le cadre de l'enquête sur la situation financière de notre football. Un volet de cette enquête concernait une tentative de corruption dans laquelle Huyck était impliqué.
...

Dirk Huyck est un homme de parole. Il y a plusieurs mois, le président de Waasland-Beveren avait promis de revenir sur l'ouragan qui avait secoué son club le 10 octobre dernier, lorsque de nombreuses personnes furent interpellées dans le cadre de l'enquête sur la situation financière de notre football. Un volet de cette enquête concernait une tentative de corruption dans laquelle Huyck était impliqué. Il était d'accord de s'expliquer mais uniquement après que l'Union belge et la CBAS eurent rendu leur verdict. C'est fait et le président nous a donc reçus au club à la veille du premier match de la saison, face au Club Bruges. " Je vous l'avais promis, je tiens donc parole. Mais je vous le dis d'avance : c'est la dernière fois que j'en parle. " Revenons à ce matin du 10 octobre. DIRK HUYCK : Je n'oublierai jamais ce jour. Comme chaque matin, je m'étais levé tôt et j'étais dans la salle de bain lorsqu'on a sonné à la porte. Lorsque j'ai vu la police, je me suis dit qu'il était arrivé quelque chose à mes enfants. Mais l'homme répétait : Police judiciaire. Je n'avais jamais eu affaire à la police, je ne faisais donc pas la distinction. On m'a débité l'ensemble des charges, y compris des choses dont il s'est avéré par la suite qu'elles ne me concernaient pas. Je me souviens encore avoir demandé s'ils ne s'étaient pas trompés d'adresse. Mais ils étaient deux et ils m'ont dit : Vous êtes tout de même bien le président de Waasland-Beveren ? Alors, j'ai compris que c'était lié au football. Puis, sans autre explication, ils m'ont demandé de bien vouloir les suivre. Menotté. Ils m'ont dit que c'était la procédure normale : tout Belge peut être privé de liberté pendant 48 heures dans le cadre d'une enquête. Avant, c'était 24 heures mais depuis les attentats, le délai a été prolongé de 24 heures. Qu'est-ce qui vous est passé par la tête alors qu'on vous emmenait à Hasselt ? HUYCK : Toutes sortes de choses mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur la plaie. Qu'est-ce que je faisais là ? Les gens qui étaient venus me chercher ne connaissaient pas le dossier, on m'avait pris mon téléphone et j'étais privé de contact avec l'extérieur. Quand vous êtes arrivé, vous avez-vu d'autres personnes impliquées dans le dossier ? HUYCK : Ce n'était pas prévu mais ils ont amené tellement de monde en même temps que j'en ai vu, oui. Puis on m'a emmené en cellule où j'ai dû attendre mon audition. C'était traumatisant car je suis claustrophobe. Je le leur ai dit et ils en ont tenu compte : ils m'ont mis dans une cellule pour enfants, c'est à dire une cellule dotée d'une petite fenêtre. J'ai été traité très correctement mais c'est la procédure normale et je ne pouvais rien y faire. Par cette fenêtre, j'ai vu arriver plusieurs personnes : Ivan Leko, Walter Mortelmans, Olivier Swolfs. Mais ce n'est qu'après l'interrogatoire mené par deux enquêteurs que j'ai su de quoi il était question : le match contre Malines. Au début, vous ne vouliez pas d'avocat. HUYCK : Non. Je me suis dit : ils vont m'interroger et, dans une heure, je suis à la maison. Les enquêteurs m'ont conseillé d'en prendre un. En soirée, ma femme a contacté Maître John Maes. Je ne l'ai donc vu que le lendemain, en arrivant devant le juge d'instruction. Les enquêteurs m'avaient dit que ce n'était plus possible ce jour-là. Pour moi, c'était un drame. Le lendemain, j'ai été la première personne entendue, mon avocat ayant pu régler cela avec le juge d'instruction, de telle sorte que j'ai encore pu lui parler. Le juge d'instruction m'a posé les mêmes questions que les enquêteurs mais il allait plus en profondeur. L'audition a été courte et le juge m'a dit : Vous pouvez disposez. Vous êtes libre car vous êtes un homme intègre. C'était très important pour moi. Il m'a cependant imposé des conditions. Je pensais que ce n'était que pour quelques jours et je n'ai pas discuté mais en sortant, mon avocat m'a dit que le délai légal était quand même de trois mois. J'ai voulu rebrousser chemin pour savoir de quoi il retournait mais cela n'avait pas de sens. Une de ces conditions, c'était l'interdiction de contacts avec le monde du football : le club, les médias... HUYCK : Les médias, ça ne m'a ennuyé que plus tard car je ne pouvais pas me défendre. Mais ne pas pouvoir aller au club ou parler aux autres administrateurs, c'était bien plus grave. Racontez-nous votre nuit en cellule. HUYCK : Je n'ai pas dormi, le temps ne passait pas et des tas de choses me passaient par la tête. Pourquoi étais-je entré dans le monde du football ? Je n'imaginais pas que cette passion allait m'amener à Hasselt, me priver de contacts, de téléphone, de montre... Une cellule, c'est sinistre : petit, vide, un matelas tout fin, une tartine que je ne suis pas parvenu à terminer. Le fait de perdre sa journée n'est pas grave mais l'angoisse reste. Pendant longtemps, quand on sonnait à la porte, mes cheveux se dressaient sur la tête, il m'a fallu un certain temps pour retrouver l'équilibre. À qui pouviez-vous parler de cette affaire ? HUYCK : À ma famille. Je ne fais rien sans qu'ils ne soient au courant. Les médias racontaient l'affaire à leur façon et je ne pouvais pas me défendre. Je crois qu'aujourd'hui encore, personne n'a vu l'ensemble du dossier. Nous non plus. Ça ne filtre que par bribes. Vous suiviez les réseaux sociaux ? HUYCK : Oui, mais à un certain moment j'ai arrêté pour me protéger car on disait tellement de choses... Il y avait des gens qui me connaissaient et m'ont soutenu. Ils m'ont aidé à m'en sortir. Parmi les supporters, certains doutaient, c'était logique mais d'autres en profitaient pour me démolir et ça me faisait mal. Vous travaillez dans le secteur de l'automobile, vous rencontrez beaucoup de clients. Était-il difficile de leur parler après ça ? HUYCK : Ils posaient des questions mais je n'ai fui personne. Le lendemain, j'ai expliqué l'affaire à mon personnel, sans entrer dans les détails. Quand on me posait des questions plus précises, je répondais juste que j'étais droit dans mes bottes. Il était important qu'ils continuent à me faire confiance. Au travail, on m'a beaucoup soutenu. Nous étions en pleine construction et, comme je ne pouvais plus aller au club, je me concentrais à fond sur l'entreprise. Je n'ai pas pris un jour de congé. Ça n'aurait servi à rien, je n'arrivais de toute façon pas à me détendre. Le moment le plus difficile fut celui où l'Union belge et le procureur fédéral Wagner ont publié les chefs d'accusation. Le week-end suivant, 3000 personnes venaient à l'ouverture de mon nouveau commerce et tout le monde me posait des questions. Vous avez craqué ? HUYCK : Non, car je savais que je n'avais pas commis de faute. Votre club, lui, connaissait une saison difficile. HUYCK : Très difficile. Je ne pouvais pas parler avec les autres dirigeants mais je pouvais me rendre au club. Comme ça ne ressemblait à rien, je n'y allais pas. C'était trop difficile et le club avait des problèmes financiers mais je ne pouvais pas intervenir. Et neuf mois, c'est long. J'avais juste des contacts avec le staff. Vous pouvez chiffrer les dégâts ? HUYCK : Ce fut une mauvaise saison et ce dossier y est pour quelque chose. Il est très difficile de chiffrer cela mais je pense que ça nous a coûté un million à un million et demi d'euros. En recettes-guichets, en valeur des joueurs, en sponsors, en repas... Nous avons perdu une partie de la direction. Nous allons maintenant tenter de retrouver la confiance des gens. Il est super important que la commission nous aient acquittés sur les faits. Pas sur les erreurs de procédure. D'autres dirigeants se sont-ils méfiés ? HUYCK : Se méfier, c'est un grand mot mais quand la presse disait des choses et que je ne pouvais pas répondre, je peux comprendre qu'ils se posaient des questions. L'interdiction de contact était limitée à trois mois mais, pour une question de discrétion, nous avons préféré attendre que l'enquête soit transmise à l'Union belge. Vous avez été déçu par leur réaction ? HUYCK : Non. Le plus important pour moi, c'était qu'ils mettent les choses sur la table, qu'ils ne soient pas hypocrites. J'ai répondu aux questions et je pense qu'aujourd'hui, ils me font à nouveau confiance à 100 %. Vous avez beaucoup plaidé vous-même dans cette affaire. Pourquoi ? HUYCK : Les trois fois que j'ai comparu, j'ai rédigé les textes moi-même en guise de simple ajout à la plaidoirie de mon avocat. Ce que j'ai griffonné a à peine été changé. Il n'en revenait pas que je m'exprime de la sorte mais quand on est maltraité pendant des mois, on a envie de parler. De soi, pas des autres. Je n'ai jamais pointé du doigt les responsables de ce dossier, ni ceux qui auraient dû être cités et ne l'étaient pas. Je pense que ça a aidé le club. Quelles pièces du dossier avez-vous pu consulter ? HUYCK : Uniquement les pièces transmises à l'Union belge. Je n'ai pas entendu les enregistrements complets, seulement les extraits auxquels j'étais confronté. J'avais l'impression que les médias en savaient plus que moi. C'était étrange, tout comme le fait qu'on parle autant d'erreurs de procédure. Tout ce qui m'intéressait, c'était de réagir à ce qui s'était passé avec moi. J'aurais préféré que tout le dossier soit accessible à tout le monde mais ce n'était pas le cas. Vous comprenez que Kris Wagner vous ait traité de " collaborateur " ? C'était son rôle ? HUYCK : Certains mots m'ont choqué et je l'ai dit. Je n'ai pas contre-attaqué car ce n'est pas dans ma nature mais j'ai dit que je trouvais ça grave car il avait le dossier et je répondais aux questions en toute transparence. Je comprends qu'un ministère public ait une vision plus large mais je ne savais pas que, dans un état de droit, on pouvait frapper sous la ceinture comme Wagner et l'avocat de Lokeren l'ont fait. Je suis content que Wagner se soit plié à la décision de la commission. Devant la CBAS, il m'a même un peu mis hors cause. Mais ça m'a fait mal. Quel effet cela fait-il de savoir qu'on est sur écoute ? HUYCK : C'est sinistre mais finalement, je suis content car ça m'a aidé à me défendre car les enregistrements ont prouvé que j'avais agi correctement. Revenons-en aux faits ? Quand Dejan Veljkovic vous a contacté à une semaine du match, vous saviez de quoi il allait parler ? HUYCK : Non. J'ai peut-être trop peu d'expérience en football. Wagner a dit que Dejan Veljkovic, c'était la mafia mais c'est un raccourci un peu facile. Nous nous connaissions à peine. Le monde du football est dur, c'est chacun pour soi et ça me fait parfois mal mais, jusque là, je n'avais rien à reprocher à Veljkovic. On me dit que j'aurais dû le savoir. Mais comment ? Je n'avais jamais négocié avec lui. Milos Maric était là avant moi et Denzel Jubitana est arrivé après les faits, lorsque j'étais en vacances. Mes relations avec Dejan n'étaient ni bonnes ni mauvaises, elles étaient inexistantes. Lors du premier entretien, il m'a d'ailleurs dit que c'était juste une question, pour ne pas tuer un club ami. Nous n'avions plus rien à gagner. Il n'a pas insisté. Et c'est quoi, un club ami ? Moi, je ne veux tuer personne. Il y a toujours un descendant et ça peut être nous. Mais il faut rester sportif. Dejan l'a vite compris car après le mardi, il n'a plus cherché à me contacter. Vous a-t-il proposé de l'argent dès le lundi ? HUYCK : Il a dit que ça pourrait aider notre club mais de l'argent, je n'aurais jamais accepté. Je ne suis pas venu dans le monde du football pour ça. Les médias ont raconté beaucoup de choses qui sont loin de la vérité, comme cette phrase-code La cuisine est vendue. Uniquement pour me discréditer. Je ne sais pas d'où ça venait, je n'ai pas cherché à le savoir mais je trouve que si quelqu'un ne peut pas parler pendant trois mois, ça devrait être appliqué à tout le monde. Pourquoi avez-vous appelé Olivier Swolfs le lundi et lui avez-vous dit que vous n'étiez pas contre le fait d'aider. HUYCK : Si nous avons un jour accès à l'ensemble des enregistrements, vous verrez que cette phrase a été retirée de son contexte. Vous avez lu la retranscription complète ? HUYCK : Non mais je me souviens de ce que j'ai dit. Pas mot pour mot car je donne des dizaines de coup de fil par jour mais je sais que je n'ai jamais dit que j'allais aider en allant voir l'entraîneur ou un joueur. Jamais. Je parle chaque semaine avec l'entraîneur mais je ne lui demanderais jamais de changer quelque chose à sa préparation. Le mot " aider " a été mal interprété. Vous avez parlé de l'équipe avec Swolfs ? Du fait d'aligner tel ou tel joueur ? HUYCK : Jamais. Je ne voulais pas influencer le match, c'était à l'entraîneur de faire son travail. Je me suis même battu pour convaincre Camacho de jouer ce dernier match mais il ne voulait pas compromettre son transfert au Canada, et ses avocats non plus. Lorsqu'il a dit ça au coach le vendredi, j'ai encore tenté de la convaincre du contraire mais le samedi, il y a eu accord entre les clubs et nous avons rompu le contrat. Vu la teneur du premier entretien avec Veljkovic, n'avez-vous pas commis une erreur en le revoyant le lendemain ? HUYCK : Je ne trouve pas. Je trouvais qu'il était de mon devoir d'homme et de président de clarifier les choses, de dire que nous ne franchirions jamais la ligne. Ça a duré neuf minutes. Le temps qu'il entre, qu'il prenne un café et qu'il reparte. Dans l'arrière-cuisine, oui, pas au club. Parce que l'endroit était plus accueillant. Il faut rester humain. Après coup, c'est vrai, je n'aurais peut-être pas dû le faire parce que cette deuxième visite a été interprétée et j'ai pris des coups. Si ça devait encore se produire, je me ferais accompagner d'un huissier de justice. Mais je suis content d'avoir été sur écoute. La police savait parfaitement où et avec qui j'étais. Vous avez cherché à savoir si d'autres joueurs avaient été approchés ? HUYCK : Non. Je trouvais que ça ne se faisait pas, que c'était une motion de défiance. Je n'ai posé aucune question en ce sens aux joueurs. Pourquoi Olivier Swolfs a-t-il dit que Sven Vermant était un " empêcheur de tourner en rond ? " HUYCK : Il faudrait le lui demander. Je n'ai pas été confronté à cet enregistrement. Sven était têtu mais un entraîneur doit être comme ça. Le lendemain du match, vous avez encore appelé Swolfs qui, selon une version de l'enregistrement retranscrite dans un journal, a dit : " Nous aurions dû jouer à fond. " Et vous avez répondu : " Nous aussi, ingrat. " C'est étrange, non ? HUYCK : Ça aussi, ça a été retiré de son contexte. Pour la justice, c'était tellement clair qu'on ne m'a pas posé de question. Un juge d'instruction a accès à tout le dossier et pose des questions qui peuvent amener une charge. Or, on ne m'a jamais posé de question à ce sujet. Sans doute parce que l'enregistrement complet contient suffisamment d'éléments qui permettent de conclure qu'il n'y a rien d'étrange. Je me réjouis d'ailleurs de pouvoir entendre cet enregistrement car je n'en avais jamais entendu parler avant que ça ne sorte dans la presse. Wagner ne vous a pas posé de question à ce sujet non plus ? HUYCK : Non. Peut-être parce qu'il n'avait pas cet enregistrement. Ou parce qu'il l'avait dans son intégralité. Nous n'en savons rien. J'ai transmis les questions posées par le juge d'instruction et mes réponses à l'Union belge car je voulais agir en toute transparence. Soyons clairs : ce jour-là, Waasland-Beveren a joué à fond. Quand on sauve le ballon à même la ligne à la 89e et que le gardien fait encore un super-arrêt à la dernière minute, je dis que les gars ont fait leur boulot. Roef, qui a été mis en cause, a prouvé qu'il était un super gardien. Si Malines est descendu, c'est parce qu'il a mal joué toute la saison, pas seulement ce jour-là. Avec quel sentiment étiez-vous parti de chez vous pour vous rendre au match ? HUYCK : Je voulais avant tout que la rencontre se déroule correctement. J'y ai été très attentif. Ça n'avait rien à voir avec Malines mais quand nous sommes rentrés, j'étais satisfait : on avait fait le job. On avait perdu, certes, mais ça avait souvent été le cas à Malines. Cette fois, on jouait devant 16.000 personnes et une équipe qui jouait son va-tout tandis que nous étions au bout du rouleau. Ce qui me faisait le plus mal, c'était de voir la tristesse des supporters. Même ma femme a pleuré. Mais ce n'est pas parce qu'il y avait de l'émotion qu'il fallait truquer le match. Compte tenu du contexte, vous pouvez comprendre qu'un dirigeant malinois vous ait traité de " crapule ? " HUYCK : Je n'y ai pas accordé beaucoup d'importance. Je n'aurais pas dit ça mais j'aurais été déçu aussi. Quand on est actionnaire d'un club, une relégation a toujours des conséquences énormes. Vous étiez en Espagne lorsque la commission des litiges a acquitté votre club et n'a retenu à votre charge que le fait de ne pas avoir dénoncé la tentative de corruption. HUYCK : C'était un hasard. J'y vais deux fois par an et c'était prévu. Je suis parti au lendemain de ma comparution devant la commission, ça m'a aidé à un peu oublier tout ça. J'ai beaucoup marché et je me suis reposé. Quand on m'a appelé pour m'informer de la décision, on était sur le point d'aller manger. On a pris un peu plus d'apéro. J'étais débarrassé d'un poids mais le lendemain, je me sentais plus mal que jamais. Pas à cause de l'apéro mais le corps est étrange. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'on constate combien on a pris sur soi. Ça a été une année difficile sur tous les plans. Pour le club, pour moi. La seule erreur que j'aie commise, celle de ne pas dénoncer, je l'ai avouée dès le premier jour. Je n'ai pas accepté la corruption mais je ne l'ai pas dénoncée, c'est comme ça mais ça ne m'empêche pas de rester président. Et quand je suis revenu, nous avons mis les bouchées doubles au boulot. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait plus tôt ? HUYCK : Parce que je trouvais qu'il n'était pas correct d'approcher des joueurs sans certitude. Nous avons eu des contacts informels en partant du principe que nous serions toujours en D1A mais je ne voulais pas signer de contrats avec des clauses conditionnelles. Je préférais attendre, même si ça nous empêchait de fonctionner. Car nous ne sommes pas prêts. Les transferts ont eu lieu très tard et il est logique que les nouveaux ne soient pas encore parfaitement intégrés. Nous allons encore tâtonner pendant un petit temps mais ils sont très enthousiastes et ont envie de montrer que nous sommes de retour.