LUNDI 20 SEPTEMBRE ABBAS ABAT JACKY

Un moment de solitude. 11 h 40, Stade du Pays de Charleroi : Tonton Abbas est en voyage d'affaires, Mogi et Pierre-Yves la jouent à pile ou face, c'est Hendrickx qui perd. Le SG carolo s'y colle donc pour annoncer le C4 de Mathijssen... mais " veuillez couper micro et caméras " : fin du point-presse le plus surréaliste de l'année. " Cela n'ira plus jamais ", glisse PYH en aparté. Mogi marmonne : " Le patron décide, je ne suis pas obligé d'être d'accord. " Abbas a même brouillé sa smala. Sur le terrain, Balog ci-devant 15e coach de l'ère Bayat clôture sa séance, Baguette (cheville contractée) n'est pas venu, il est forfait pour Sclessin.
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Un moment de solitude. 11 h 40, Stade du Pays de Charleroi : Tonton Abbas est en voyage d'affaires, Mogi et Pierre-Yves la jouent à pile ou face, c'est Hendrickx qui perd. Le SG carolo s'y colle donc pour annoncer le C4 de Mathijssen... mais " veuillez couper micro et caméras " : fin du point-presse le plus surréaliste de l'année. " Cela n'ira plus jamais ", glisse PYH en aparté. Mogi marmonne : " Le patron décide, je ne suis pas obligé d'être d'accord. " Abbas a même brouillé sa smala. Sur le terrain, Balog ci-devant 15e coach de l'ère Bayat clôture sa séance, Baguette (cheville contractée) n'est pas venu, il est forfait pour Sclessin. Au même moment au Lierse... Pour son premier jour en survêt T1, Eric Van Meir a sorti la disqueuse : de son (large) noyau il envoie sept joueurs s'entraîner à part, dont Dreesen et Douala. Eric lit dans les astres : " Mon exemple c'est Ceulemans, nous sommes deux gars sociables, d'ailleurs on est nés un 28 février. " Comme Dino Zoff, Sepp Maier et... Davy Schollen. Maged Samy déroule son parchemin doré : " Eric est un grand coach en devenir, je rends service au football belge. " Le pharaon local a moins de respect pour les vieilles pierres : " Anthuenis n'avait plus la vivacité pour la D1. " Il y a président et président. Retour au Pays Noir, Abbas Bayat a enfin décroché son iPhone : " Mathijssen n'a rien appris de ses erreurs passées, son jeu me faisait honte, je ne veux pas représenter un club qui joue ainsi. " Le chairman iranien confirme, le prochain coach sera étranger. Et si c'était lui-même ? Merci, mon frère. Pour Benjamin Nicaise, le boulet rouche pèse toujours sur l'estomac. En tournée radio-télé, le néo-capitaine lierroise ne comprend pas : " Un président qui désigne son frère comme coach, c'est digne d'un club amateur. " Heureusement, Benji a été transféré à titre définitif. RIP SV. Le Waregemois du siècle n'est plus : Prudent Bettens, trois fois Diable Rouge élu joueur du centenaire au Gaverbeek, décède subitement à 67 ans. C'était le dernier entraîneur avant la fusion avec Zulte. Oui, avant Dury, il y a eu d'autres coaches. C'était du pipeau. Roger Vanden Stock appelle son Ariel préféré pour le rassurer : non, il n'est pas menacé. Un chroniqueur flamand avait révélé une réunion secrète au golf de Knokke : Président Roger aurait partagé quelques swings avec des comitards sur le thème du C4 diegemois. C'était bidon : ce n'était qu'un poulet-compote, et Ariel n'était ni la volaille, ni la pomme. Cela dit, en cas de besoin, Roger Vandengolfstock a toujours des clubs plein son caddie. Jan Polak reprend l'avion pour Prague : son nouveau-né vit des complications. Psycho-somatisme. Toujours adepte de modernité, Dury veut un psychologue à Gand : " Les joueurs doivent avoir un espace pour exprimer leurs émotions. " El Ghanassy ne le sent pas trop : " On n'est pas en psychiatrie, ici. " Pour le quadriceps, le psy aura du mal : Soumahoro (contracture) est out pour trois semaines. Cap sur le divan ? Kenny Thompson rit moins : suspendu à Sofia il ne jouera pas non plus la suite de la C2, Louwagie a oublié de l'inscrire sur la liste de l'UEFA ! Circus Marcus. On a beau venir de l'AC Milan, les coups de pied ça ne se fait pas : Marcus Diniz (Eupen) prend huit matches, dont six ferme, pour avoir confondu le cuir avec Haroun et l'arbitre Verbist. Ils sont vachement utiles, les derniers transferts au Kehrweg. Faute professionnelle. Avant la visite au Standard, les Français de Charleroi prennent la parole : " On est tous solidaires de Jacky, il est dans nos c£urs, c'est pour lui qu'on va jouer ", expliquent Brillault et Franquart. Abbas, prépare le C4 pour Max et Peter. Jelle douche les défenses. Comme tous les autres auparavant, Saint-Trond tombe sous le joug du Vossen furieux (0-2) : Jelle place ses onzième et douzième prunes et tourne désormais à un but toutes les 55 minutes, meilleur moyenne... d'Europe. Genk gagne, mais le réalisme a remplacé les bulles du foot-champagne. En tribune, Vercauteren a bien rigolé avec son micro-poignet. Le Parquet rit moins, il veut légiférer car il n'aime pas les robocoaches. Bwana kitoko. Cinquante ans après Baudouin, Joachim Mununga est le " noble seigneur " des Congolais : le capitaine de Malines et des Diablotins est courtisé pour rejoindre les Léopards. Après Carcela, la suite de l'exode est annoncée. Houba, réveille-toi. Pierre, papier, ciseaux. A Eupen, Capuano gesticule toujours autant mais l'italien de ses joueurs plafonne. Kevin Vandenbergh le reconnaît : " Je ne comprends pas grand-chose, heureusement il a toujours un tableau et un feutre, et il dessine tout. " C'était donc ça. Le retour du Club des 5. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir prévenu : Anderlecht se la joue dikke nek au Lisp, et est submergé par le Lierre local (1-1). Kawashima confond toujours ballon et savon, Mazuch en profite lourdement, mais le petit Sonck profite du grand Kovacs pour planter sa rose, tandis que Proto s'engueule avec un ramasseur de balles de... huit ans. Malgré la collision Felipe-Mangala et le ballon-tronche de Dominique D'Onofrio, le Standard garde la tête froide face à Charleroi : Ciman creuse le sillon, Defour complète à feu doux, le choc psychologique carolo est pour plus tard (2-1). Le Club Bruges complète le G5 dans le top 6 au dépens d'Eupen (4-0) : Vadis (deux buts) prolonge son été indien, Obradovic tacle à l'envers et Diniz (deuxième rouge en quatre jours) fait déjà sauter son sursis ! Les 37 fans eupenois sont contents d'être venus : 458 km aller-retour, et le 23 octobre on remet ça au Cercle ! Tête, épaules, genou, pied. Renversements, toutes. C'est la soirée des buts (30), mais aussi des matches yo-yo. Gand balance un bonus de deux goals à Lokeren où Deekman passe à la fin (3-2). Malines vendange pareil contre le Cercle, sauvé par ses recrues lisboètes Owusu et Neto (2-2). Le GB Anvers " se prend pour le Barça " (dixit De Boeck) à Zulte Waregem, où Negrao a pourtant réussi le hat-trick parfait : pied droit, pied gauche et tête en une demi-heure (4-3). Seule exception : Courtrai ne revient pas sur Westerlo, où Iakovenko fait le job (1-2). Ça barde au Parc. Les murs mauves chauffent : le vestiaire se tape 30 minutes de speech furieux, signé Van Holsbeeck, front violacé. " Messieurs, revenez sur terre, arrêtez de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas ! " Jona Legear avait même enlevé ses écouteurs : " Herman a raison, il faut retrouver la faim et le plaisir. " Pour Deschacht, c'est déjà fait : sourire béat, Oli sera papa début 2011. Même qu'il veut un garçon, " pour faire des passes au jardin. "... ça commence mal. Zèbres en kilt. C'est officiel : Csaba Laszlö, merci de ne pas confondre prénom et nom, plonge dans la jungle zébrée pour un an - ou moins... si (absence d') affinités ? Le Hongrois, ex-Heart of Midlothian, a fait Entraîneur de l'année en Ecosse en 2009, avant de se faire limoger en... janvier 2010 : en somme, une excellente école avant Charleroi. Pour son premier entraînement, le nouveau T1 engueule déjà Tshimumbu qui avait gardé ses boucles d'oreille. On oubliait : ex-T2 de Matthäus en équipe hongroise, Laszlö a aussi dirigé l'Ouganda. Et en Ouganda, il y a aussi des Zèbres. Mehdi au pied du mur. L'étau se resserre pour Carcela : Gerets, encore un Belge, l'inclut dans sa présélection de 25 pour Maroc-Tanzanie du 9 octobre. Cette fois Mehdi, il va falloir trancher. A moins qu'une bonne gastro... Crac boum Caracas. L'éternel Espoir brugeois respire la forme. Pour ses six buts en huit matches, Ronald Vargas a une explication assez simple : il plane, il vole depuis sa rencontre avec Laura Chimaras, une bimbo de la télé vénézuélienne. Mais, précise-t-il : " Elle ne me rejoint que de temps en temps ". La touche Leterme. Yves Leterme n'en rate pas une : l'inspection fiscale est furieuse, car le Premier aurait passé outre les règles en signant les garanties FIFA pour 2018. Le Parlement devait être consulté, le Bureau du Plan a travaillé trop vite, et les règles de saine concurrence auraient été piétinées. Pas grave : dans trois, maximum quatre jours, on aura tout oublié. Kitchie kitsch. Inséparables depuis leur coup de foudre du mercredi, Felipe et Mangala quittent le CHU de Liège des certifs plein les poches : le Brésilien commotionné fera dix jours de chambre noire, le Français est trois fois fracturé (mâchoire, arcade et pommette). En mal de défenseurs centraux, D'Onofrio commente le tuyau de Van Moer : " Koen Daerden ? Ce n'est pas un arrière. " Kitchie, tu nous fais quoi là ? Capu, c'est fini. L'Hervé Vilard eupenois jette le gant, mais garde son sac Vuitton : Eziolino Capuano maudit le Kehrweg après 19 jours dans la tunique du Prince Carnaval. " J'ai ma dignité, je ne supportais plus les ingérences d'Imborgia. " L'homme " des missions impossibles " (dixit lui-même) cède son maillet et son petit short au gabarit émacié d'Albert Cartier. Le roi du cardio débarque un quart d'heure avant l'entraînement et saisit le sifflet qui traîne, mais le chapelet de citations est toujours en fond de poche. Mark Twain disait donc : " Ils ignoraient que c'était impossible, c'est pour ça qu'ils l'ont fait. " Lavage de cerveau programmé à l'Alliance. Silvio-le-poulpe. Proto est resté sec durant 661 minutes, et Van Holsbeek aime les brevets : Silvio reçoit un contrat jusqu'en 2015. De quoi approcher le record mauve de Trappeniers (773 minutes) : " J'avais une telle défense que dans mon but, j'emmenais une radio pour tuer le temps. " Message transmis à Deschacht & Co. Autre ficelle du bon Jean : " Je mettais des gants plus larges, ma femme ajustait mes poignets, sauf que sous la pluie mes mains pesaient des kilos ! " Ce message-ci est pour Barbara Proto. Restructuration interne. Cruelle semaine en pays zébré : Brillault, déchiré à la cuisse après Sclessin, est out pour plusieurs semaines. Laszo donne son premier briefing tactique, mais sur le site web du Sporting, toujours pas de trace du limogeage de Mathijssen. Jacky serait donc recasé à la boutique ? A moins que sous la pelisse de Super-Zèbre... Carte vermeil. Le FC Liège tourne définitivement VIPO : Eric Deflandre (37 ans) signe son retour tant promis en sang et marine. Préparez le prochain rolator : la signature de Wamberto est annoncée. Oui le père, pas le fils. A chacun sa cap. Sonck avait annoncé ses buts, le voici présélectionné pour le Kazakhstan. Romelu, un ou deux conseils du vieux gymnaste ? Biglia a vu moins juste : repris dans un noyau élargi pour un match de l'Argentine au Japon, il saute de la sélection finale, les retrouvailles avec Messi sont reportées aux calendes. Nong est convoqué au Cameroun face au Congo : Aloys va retrouver son cousin éloigné Eto'o... et l'homme qu'il doit remplacer à Sclessin, un certain Mbokani. Dites 13. Comme avant chaque match Jelle Vossen a mangé ses trois feuilles de chicon : le buteur superstitieux frappe une treizième fois face à Zulte Waregem, Barda complète par un doublé, en sept minutes l'affaire est emballée (3-0). De retour au vestiaire Vossen note kyrielle d'appels en absence : à chaque demande d'amis sur Facebook son iPhone tinte, mais le beau Jelle filtre, il n'a que 61 amis. Malgré la présence d'un ref néerlandais, Vercauteren est resté calme. Via De Smet et Coulibaly La Gantoise assure la prime syndicale face à Saint-Trond, battu pour la quatrième semaine malgré du bon Vander Jeugt (2-0). Courtrai ingurgite pareil la loi des séries : troisième revers de rang au Cercle, où le duo du Tage Neto-Owusu repasse les plats (2-1). Cyriac, et puis c'est tout. D'Onofrio adore Westerlo : Ceulemans est son copain, et pour la cinquième fois Dom gagne au Kuipje (1-2). Préféré à Nong, Cyriac venge deux fois l'opprimé de son fleuret d'argent, tandis que Goreux (carte rouge) fait son goret sur la fin. Charleroi et Eupen ressassent le choc psychologique : les Pandas s'écrasent contre le Lokeren d'Overmeire malgré les choix belgicains cinq carats signés Cartier (0-1), les Zèbres butent sur le mur de lierre tressé par leur ex-enfant Van Meir (0-1). Pour le reste les banderoles anti-Bayat étaient de sortie, en tribune le président a fait la police lui-même, et Laslo a fait de très, très, très longues interviews pour dire que ça ira mieux demain. Rien de neuf, donc. Promo pour l'hiver : 0-5. La Commission Nationale d'Etude a voté la défaite par forfait pour les clubs visités dont le match serait remis pour terrain impraticable. Et même l'injonction du maïeur local ne sera plus motif de force majeure. Faites passer du côté du Gaverbeek. Tennis-sourdine. Genk et Lokeren jouent la carte jeune, tout en nuances et diversité. Pour compléter son noyau trop court, le Racing appelle quelques Espoirs, dont Sepp Brulmans le cousin germain de... Kim Clijsters. Aux tamis, Peter Maes préfère les cuivres : il accueille Jore... Trompet, international des moins de 18. Un type que l'on entend venir de loin. Bedankt, Célie. Jean-Luc Dehaene, 70 ans et toujours sa bouille ronde, explique son rôle financier chez Platini : " Je ne suis pas un flic, je veux aider les clubs, mais ceux qui ne réduisent pas leurs dettes seront exclus de la C1 dès 2013. " Dure, la vie du contrôleur. Sauf que : " On suit des matches que, sinon, on ne verrait pas. " Le tuyau était signé Madame Célie, la véritable éminence grise chez les Dehaene... Biset, en coup de vent. Un score de forfait, mais une parodie de match face à neuf Malinois : Anderlecht prend la banane avant Split, et même Deschacht a marqué (5-0). Mieux que Ghomis, mention à Biset qui a pris le tourniquet pour aligner en moins de deux minutes entrée au jeu et carton rouge. Fallait-il vraiment jouer ce match ? Boule à zéro. Poussés par Donk, ils avaient parié de se laisser pousser les tifs jusqu'à la prochaine défaite ; les Brugeois peuvent déjà recontacter leur coiffeur. Les Gazelles re-pédalent à vide au Kiel où tout leur souriait pourtant : Geraerts ouvre le score, puis disjoncte pour offrir le succès à Negrao (quatre buts en deux sorties). Koster s'arrache les cheveux, ses arrogantes ouailles ne savent vraiment pas tenir un résultat (2-1). Déjà douze et huit points de retard sur Genk et Anderlecht, le Club suit les traces du Standard l'an passé. Après les vendanges, à quand le réveil ? (aussi sur vivacité et www.rtbf.be/sport) par erik libois