Mardi dernier, j'étais à Nicosie où l'Apoel local s'est fait mettre à poil par le Real. Un épilé portugais les a caressés dans le sens du poil sans vraiment donner la chair de poule, mais les magnifiques ont fini par dévoiler leur peau devant le beau CristianoRonaldo. 75 minutes à résister et puis le talent devient un charme irrésistible. Le convoité finit par céder. Le rabatteur Marcelo et le passeur Kaká sont montés au jeu. L'ex de Milan toujours élégant a mis des gants sur sa godasse droite pour offrir un caviar à un autre élégant : la Benz du foot européen, Karim Benzema.

En commentant, je me suis demandé si j'étais bien en Champions League et pas en Copa Libertadores. Des noms qui fleuraient bon le soleil, des Brésiliens mais surtout beaucoup de Portugais. Leur roi sur le banc. Avec lui, ce n'est plus celui des remplaçants mais celui du commandant. Du Lider MaximoJosé Mourinho. Le seul qui fait de l'ombre à Cristiano. Et celui qui a mis les Portugais dans une autre lumière que celle, pourtant délicieuse, de leur pays. A Chypre aussi, la lumière est belle avec sept Portugais sur la pelouse. Au même moment, au Portugal, il y a Benfica-Chelsea. Trois Portugais participent à la fête. Tous portent le maillot bleu. Aucun le maillot rouge. En huitièmes contre le Zenit Saint-Pétersbourg, presque idem sauf que là, c'est Byzance, Miguel Vitor joue deux minutes et le petit génie Nélson Oliveira, dix. Les temps ont beaucoup changé à Benfica.

En 1979, un certain Jorge Gomes fut à la base d'une grosse mise au point. Il est sélectionné pour jouer sous le maillot des Aigles mais les anciens sortent les statuts. Il y est écrit qu'aucun étranger ne peut porter le maillot de Benfica. Le Brésilien jouera et on oubliera, avant d'enterrer, l'interdiction.

En 2012, le noyau de Benfica compte 15 Brésiliens (plus 13 autres Sud-Américains). Beaucoup de Brésiliens pour combler le vide. Y a comme une ressemblance sauf que le Portugal est en Europe. Les Portugais sont des Brésiliens en plus pragmatiques. Ils ont la technique et le physique. Mais surtout le sens tactique. Quelle belle combinaison ! Ils sont devenus une denrée très recherchée. L'argent étant hors de la péninsule, les joyaux ont été voir s'il y avait moyen de faire fortune ailleurs. Oh que oui !

Surtout si, en plus, c'est l'agence d'intérim la plus puissante du monde qui oriente ses ouvriers très rémunérés. Jorge Mendes est l'agent, entre beaucoup d'autres, de Mourinho et C. Ronaldo. Il fait la pluie et le beau temps des plus grands. Du côté de Madrid, on dit que c'est lui qui dirige le Real. C'est son étalon qui décide de faire jouer ses poulains. Mourinho avait déjà mis Porto et les siens en vitrine en dominant l'Europe. L'exode pouvait commencer. En 2004, Ricardo Carvalho et Paulo Ferreira l'accompagnent à Chelsea. D'autres suivront : José Bosingwa, Maniche, Tiago, Ricardo Quaresma, Raul Meireles. Plus tous les adjoints du Mou dont un certain André Villas Boas.

Les Portugais ont la cote et ont quitté les côtes ensoleillées de la péninsule. Lors du dernier Benfica-Porto en championnat, il y avait seulement deux Portugais au coup d'envoi. Lors des barrages pour la qualif à l'EURO contre la Bosnie, seuls trois titulaires jouaient au pays. Et en ce mardi de quarts de finale de Champions League, l'histoire est rattrapée par son passé. Les Portugais sont à Chelsea, plus à Benfica.

En attendant, à Nicosie, on a beaucoup parlé le portugais. Mais c'est en français que le plus célèbre de tous nous accorde une interview. Faudra patienter. Pendant que la caméra tourne, le Special One lit ses SMS dans toutes les langues. Faut lui rappeler qu'on est là... Question : " Quand vous gagnez, vous avez beaucoup d'amis ?" En réponse, un regard perçant accompagné d'un sourire charmant : " Quand je perds aussi ". Les Portugais ne sont pas près de revoir leurs plus beaux joyaux. Sauf à la télé.

Miguel Vitor, rare Portugais de Benfica !

Mardi dernier, j'étais à Nicosie où l'Apoel local s'est fait mettre à poil par le Real. Un épilé portugais les a caressés dans le sens du poil sans vraiment donner la chair de poule, mais les magnifiques ont fini par dévoiler leur peau devant le beau CristianoRonaldo. 75 minutes à résister et puis le talent devient un charme irrésistible. Le convoité finit par céder. Le rabatteur Marcelo et le passeur Kaká sont montés au jeu. L'ex de Milan toujours élégant a mis des gants sur sa godasse droite pour offrir un caviar à un autre élégant : la Benz du foot européen, Karim Benzema. En commentant, je me suis demandé si j'étais bien en Champions League et pas en Copa Libertadores. Des noms qui fleuraient bon le soleil, des Brésiliens mais surtout beaucoup de Portugais. Leur roi sur le banc. Avec lui, ce n'est plus celui des remplaçants mais celui du commandant. Du Lider MaximoJosé Mourinho. Le seul qui fait de l'ombre à Cristiano. Et celui qui a mis les Portugais dans une autre lumière que celle, pourtant délicieuse, de leur pays. A Chypre aussi, la lumière est belle avec sept Portugais sur la pelouse. Au même moment, au Portugal, il y a Benfica-Chelsea. Trois Portugais participent à la fête. Tous portent le maillot bleu. Aucun le maillot rouge. En huitièmes contre le Zenit Saint-Pétersbourg, presque idem sauf que là, c'est Byzance, Miguel Vitor joue deux minutes et le petit génie Nélson Oliveira, dix. Les temps ont beaucoup changé à Benfica. En 1979, un certain Jorge Gomes fut à la base d'une grosse mise au point. Il est sélectionné pour jouer sous le maillot des Aigles mais les anciens sortent les statuts. Il y est écrit qu'aucun étranger ne peut porter le maillot de Benfica. Le Brésilien jouera et on oubliera, avant d'enterrer, l'interdiction. En 2012, le noyau de Benfica compte 15 Brésiliens (plus 13 autres Sud-Américains). Beaucoup de Brésiliens pour combler le vide. Y a comme une ressemblance sauf que le Portugal est en Europe. Les Portugais sont des Brésiliens en plus pragmatiques. Ils ont la technique et le physique. Mais surtout le sens tactique. Quelle belle combinaison ! Ils sont devenus une denrée très recherchée. L'argent étant hors de la péninsule, les joyaux ont été voir s'il y avait moyen de faire fortune ailleurs. Oh que oui ! Surtout si, en plus, c'est l'agence d'intérim la plus puissante du monde qui oriente ses ouvriers très rémunérés. Jorge Mendes est l'agent, entre beaucoup d'autres, de Mourinho et C. Ronaldo. Il fait la pluie et le beau temps des plus grands. Du côté de Madrid, on dit que c'est lui qui dirige le Real. C'est son étalon qui décide de faire jouer ses poulains. Mourinho avait déjà mis Porto et les siens en vitrine en dominant l'Europe. L'exode pouvait commencer. En 2004, Ricardo Carvalho et Paulo Ferreira l'accompagnent à Chelsea. D'autres suivront : José Bosingwa, Maniche, Tiago, Ricardo Quaresma, Raul Meireles. Plus tous les adjoints du Mou dont un certain André Villas Boas. Les Portugais ont la cote et ont quitté les côtes ensoleillées de la péninsule. Lors du dernier Benfica-Porto en championnat, il y avait seulement deux Portugais au coup d'envoi. Lors des barrages pour la qualif à l'EURO contre la Bosnie, seuls trois titulaires jouaient au pays. Et en ce mardi de quarts de finale de Champions League, l'histoire est rattrapée par son passé. Les Portugais sont à Chelsea, plus à Benfica. En attendant, à Nicosie, on a beaucoup parlé le portugais. Mais c'est en français que le plus célèbre de tous nous accorde une interview. Faudra patienter. Pendant que la caméra tourne, le Special One lit ses SMS dans toutes les langues. Faut lui rappeler qu'on est là... Question : " Quand vous gagnez, vous avez beaucoup d'amis ?" En réponse, un regard perçant accompagné d'un sourire charmant : " Quand je perds aussi ". Les Portugais ne sont pas près de revoir leurs plus beaux joyaux. Sauf à la télé. Miguel Vitor, rare Portugais de Benfica !