Au printemps, comme tant d'autres fédérations sportives, la FIS, la fédération internationale de ski, a dû mettre un terme à sa saison. Après les manches du 1er mars à La Thuile, en Italie, pour les femmes, et du 7 mars à Kvitfjell, en Norvège, pour les hommes, toutes les épreuves ont été annulées.
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Au printemps, comme tant d'autres fédérations sportives, la FIS, la fédération internationale de ski, a dû mettre un terme à sa saison. Après les manches du 1er mars à La Thuile, en Italie, pour les femmes, et du 7 mars à Kvitfjell, en Norvège, pour les hommes, toutes les épreuves ont été annulées. Samedi, sept mois plus tard, la nouvelle saison démarre. Elle est réduite : 39 épreuves pour les hommes, 35 pour les femmes, sur 18 sites différents. Afin d'assurer la distanciation sociale, le nombre de participants a été réduit. La FIS essaie de séparer le plus possible les épreuves féminines et masculines, de même que les manches des courses rapides (Super-G et descente) et techniques (slalom et slalom géant). La fédération a rayé les compétitions aux États-Unis et au Canada à cause des restrictions imposées par ces pays et a supprimé les épreuves combinées (slalom + descente). La saison débute à Sölden avec un slalom géant féminin le samedi, et un masculin le lendemain. C'est une semaine plus tôt que prévu, pour pouvoir séparer les skieurs professionnels des touristes qui vont débarquer dans le domaine skiable du glacier de Rettenbach dès la fin octobre. Seules les personnes accréditées seront admises. Conférences de presse et événements annexes sont supprimés. La FIS a créé quatre bulles : les skieurs, les membres de l'organisation, les journalistes et un cercle restreint d'invités. Après Sölden et un slalom parallèle à Lech, à la mi-novembre, il faut attendre le début du mois de décembre pour que la saison batte son plein. Elle s'achève à la mi-mars, avec la finale de la Coupe du monde à Lenzerheide. Du moins si toutes les mesures prévues suffisent à résister à une éventuelle deuxième vague de contaminations. De ce point de vue, le Mondial de Cortina d'Ampezzo, dans la province de Venise, très touchée par le virus en début d'année, du 8 au 21 février, sera hautement symbolique. Une manche ne compte pour la Coupe du monde que si des skieurs de sept des dix nations ayant participé à la Coupe des Nations 2019-20 sont en mesure de se rendre à la compétition concernée. Retour au sport : qui seront les successeurs des skieurs consacrés abruptement au printemps ? Le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde s'est imposé devant le Français Alexis Pinturault (lauréat du combiné) et son compatriote Henrik Kristoffersen (vainqueur en slalom et slalom géant). Côté féminin, l'Italienne Federica Brignone a remporté le classement général, en plus du combiné et du slalom géant, devant l'Américaine Mikaela Shiffrin et la Slovaque Petra Vlhova (lauréate en slalom). Mikaela Shiffrin (25 ans) devait opérer son grand come-back à Sölden, mais des problèmes de dos viennent de la contraindre à déclarer forfait, afin de ne pas hypothéquer le reste de sa saison. C'est un nouveau coup dur pour l'Américaine. Depuis le dernier succès (le 66e en Coupe du monde) de la star, fin janvier à Bansko, en Bulgarie, son père Jeff est décédé. Elle est retournée à toute vitesse au pays et n'est plus entrée en action, partiellement à cause de l'arrêt de la compétition. Elle a du coup laissé échapper la victoire finale en Coupe du monde. Son père avait énormément d'influence sur elle. Le confinement l'a également fort marquée. Tous les sacrifices consentis et les absences de plusieurs mois en valaient-ils la peine ? Elle n'a plus chaussé de skis pendant seize semaines et a même envisagé d'arrêter. Elle a changé d'avis parce que son père n'aurait pas voulu qu'elle renonce au ski de compétition. Pour qu'elle se sente moins seule, sa mère Eileen va l'accompagner tout l'hiver. Du moins, si le virus le permet...