Tout çane nous rendra pas le Congo replonge dans les coulisses du foot. Mardi prochain à 21 h 40, la RTBF diffusera en effet La vie en rose au Pays Noir, un reportage consacré aux frères Bayat,Mogi et Medhi.
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Tout çane nous rendra pas le Congo replonge dans les coulisses du foot. Mardi prochain à 21 h 40, la RTBF diffusera en effet La vie en rose au Pays Noir, un reportage consacré aux frères Bayat,Mogi et Medhi.Didier Verbeeck et son équipe ont suivi principalement Mogi pendant 26 jours de tournage, que ce soit en compagnie de supporters passionnés, de sponsors potentiels, de politiciens, de joueurs, de journalistes, de sa copine... On le verra négocier des contrats, se faire tirer le portrait, jouer au foot, expliquer la politique du club en matière de transferts et de prix d'entrée, s'enguirlander en iranien avec son frère, appeler DespiTonton, etc. On ne le verra pas parler de la façon dont son oncle investit dans le club, ni de l'affaire Oulmers. On ne le verra pas non plus se faire sortir de la salle d'audience du comité sportif de l'U.B. " Je voulais quelque chose qui s'adresse au grand public, pas aux téléspectateurs habituels de Match 1 ", explique Verbeeck. " Le film doit se construire lui-même car il n'y a pas de voix off ni d'interview. On ne pouvait donc pas aborder de sujets qui demandent beaucoup d'explications préalables. Ce qui m'intéressait, c'était de montrer ce que Mogi et Medhi faisaient en semaine. Ils ne sont pas là pour gérer tranquillement la fortune de l'oncle : ce sont des gens qui travaillent énormément au niveau commercial et qui ont assimilé, en très peu de temps, la mentalité carolo ". Ce qui a surtout frappé Didier Verbeeck, c'est le pouvoir de séduction de Mogi : " Un type très intelligent mais, aussi, un excellent communicateur, capable de parler au marchand de boudin comme au patron d'une firme automobile. Personnellement, je trouve qu'il va parfois très loin dans les négociations. On verra notamment comment il s'y prend avec un routinier et avec un jeune joueur ". Mogi Bayat s'est laissé filmer partout. Par contre, Verbeeck et son équipe se sont heurtés à de nombreux refus de la part des interlocuteurs du Sporting. " Le deal était que je ne dévoile rien de ce que j'apprenais avant diffusion et je pense qu'au début, il m'a testé ", raconte le réalisateur. " De nombreux sponsors ont préféré ne pas être filmés mais c'est surtout Jacky Mathijssen qui nous a mis des bâtons dans les roues. Un jour, nous avons fait 260 km pour filmer Mogi à la rencontre des joueurs en stage près de Genk mais l'entraîneur n'a pas voulu que nous filmions dans la salle de restaurant, sous prétexte que cela allait perturber ses hommes ". P. SINTZEN